samedi 17 janvier 2026

FIERS D'ÊTRE NÎMOIS ?

©️Joséphine Ortuno / ICI Gard Lozère

Condoléances aux nîmois ! C'est officiel, Julien Sanchez a désormais les yeux fixés sur leur ville pour les municipales. Il sera comme de bien entendu épaulé par Yoann Gillet et Sylvie Josserand, respectivement députés des 1ère et 6ème circonscriptions du Gard. Avec le trio infernal, le Rassemblement National fait un cadeau empoisonné à Nîmes. Julien Sanchez, c'est un choix éventé depuis des semaines ! Le secret de polichinelle de cette pitoyable campagne électorale.

A celles et ceux qui commencent déjà à s'extasier sur les réseaux sociaux, et qui osent donner Beaucaire en exemple alors qu'ils n'y vivent pas, nous rappelons que non, tous les beaucairois ne sont pas satisfaits de la gestion de leur ville, qui s'enfonce dans la médiocrité depuis onze ans. Nous n'avons qu'un seul mot à leur dire : méfi ! Gestion discriminatoire, pas d'argent insufflé dans les infrastructures et le matériel technique de la ville, écoles et voiries à l'abandon, etc. Si vous voulez que Nîmes reste la très belle ville que vous aimez, ne vous laissez pas abuser par quelques sourires et des promesses de campagne qui s'envoleront avec le premier mistral.

Posez-vous la question les gardois : serez-vous toujours fiers d'être nîmois, si vous élisez Julien Sanchez pour son baratin et quelques grammes de poudre aux yeux ?

lundi 12 janvier 2026

FAISONS DE LA POLITIQUE !

Vestiges du Bouleutérion, salle du conseil, de la cité de Priène, IVe siècle av. J.-C. 

Alors que les politiciens de la France entière sont en campagne, certains pour les élections municipales, d’autres avec l’élection présidentielle en ligne de mire, à Beaucaire c’est le calme plat. Un vague remous de temps à autre, mais tous se sont mis en suspens pendant la période des fêtes. Entendez pas là, tout le mois de décembre. Ben oui ! Chacun sait que les fêtes de fin d’année débutent le 1er décembre, et s’achèvent le 6 janvier. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus.

Par conséquent, je m’interroge. Qu’est-ce qui justifierait  qu’à chaque période festive de l’année, chaque événement traditionnel organisé dans la ville, la vie politique s’arrête. Que les politiciens suspendent leur programmation électorale. A Beaucaire, comme je le suppose dans d’autres villes - mais cela reste à vérifier - on met la politique de côté avec une dangereuse facilité. Et cela ne peut manquer d’interpeller celles et ceux qui se passionnent pour la vie, et l’avenir, de leur cité. Réfléchissons ! Si les citoyens considèrent que la politique dérange, voire même qu’elle les emmerde, alors qu’ils sont concernés au premier chef, peut-on encore les considérer comme des citoyens à part entière ? La question se pose, et elle est légitime. Faut-il rappeler ce qu’est la politique ? Le mot désigne ce qui est relatif à l'organisation et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée (cf 1). Ce qui signifie que tout, dans le quotidien comme dans l’événementiel d’une ville, est politique. Décidé par elle, pour servir les intérêts des citoyens autant que les projets portés par les élus. N’en déplaise à celles et ceux qui considèrent que la démarche politique est un état à part du quotidien, et ponctuel. Il n’en est rien. Il suffit de se replonger dans l’Histoire pour noter qu’aussi loin que l’on remonte dans le temps, la politique est le moteur de l’organisation des cités. Elle définit le cadre de la vie collective. Elle en est l’élément essentiel. Vital ! Le nier, c’est en déprécier la valeur et l’utilité. Que serions-nous sans les lois qui régissent et ordonnent la vie en société ? A quel état en serions-nous réduits ? Pensées, et votées, par des citoyens soucieux de préserver une forme d’harmonie, ces lois - que l’on peut bien évidemment contester, repenser, et changer - encadrent nos parcours de vie et notre quotidien. Elle contribuent au vivre ensemble. Et parfois, certes, manipulées par des politiciens qui dévient de la devise républicaine, elles l’écorchent et l’abîment. Mais, pour citer Jean Anouilh, «Rien n’est irréparable en politique» (cf 2). Et c’est vrai ! Certains politiciens détruisent, d’autres réparent.

Dans cette optique, soulignons que nier la cohérence du fait politique, et des actions qui y sont liées, nuit à la bonne marche de la vie démocratique. En période électorale par exemple, mais pas que, se mettre en retrait de la vie de la cité participe d’une dangereuse forme d’inconscience. Ou d’un aveuglement peu constructif. Voire des deux. Faisons de la politique ! Vous, moi, tout le monde. Parce que nous sommes tous appelés à nous prononcer dans les urnes, pour des échéances électorales qui risquent fort de bouleverser nos paysages locaux et nationaux. En mars de cette année ce seront les élections municipales. Suivies en 2027 de l’élection présidentielle, des élections départementales et régionales en 2028, des élections européennes et législatives en 2029. un calendrier chargé à l’horizon 2030, pour achever la troisième dizaine d’un siècle qui subit de grands bouleversements sociétaux et géopolitiques. 

Alors ne boudons pas notre chance de faire entendre notre voix ! Apprécions de vivre dans une démocratie, certes imparfaite, mais qui garanti encore notre liberté d’opinion. Souvenons que dans de nombreux pays, la démocratie recule dangereusement. Et que dans d’autres, elle n’existe tout simplement pas. Il appartient aux hommes et femmes politiques de ne pas se mettre en retrait sous de fallacieux prétextes. D’assumer la voie qu’ils ont choisi d’emprunter avec tout ce qu’elle comporte de risques, et parfois d’agressions, de violences, écrites ou verbales. C’est le jeu ! Si l’on a l’épiderme fragile, on ne s’engage pas en politique. Partant de là, il revient à ces hommes et ce femmes de nous faire envie. De nous donner de l’espoir sans nous bercer de fausses promesses, ni de grandes déclarations populistes et démagogiques. Et de faire passer l’intérêt général en priorité. Pour nous, pour eux. Pour nos villes. Et votons.

1 - Mot issu au 14ème siècle du latin politicus (relatif au gouvernement) du grec politikos (qui concerne les citoyens, l’État) lui-même dérivé du grec polis (cité)

2 - L’Alouette, pièce de théâtre en un acte qui revisite le procès de Jeanne d’Arc

lundi 29 décembre 2025

LA CRÈCHE DES AFFREUX


Mais qu’est-ce que tu nous as fait ? De toute ma vie, je n’ai jamais vu une crèche de la Nativité aussi moche ! Le montage des structures a sans aucun doute demandé pas mal de travail, mais le remplissage est... Comment dire ? Laid. La Vierge Marie a l’air débile, Joseph a une tête que la décence m’interdit de qualifier en termes précis, et l’enfant Jésus ressemble à un gros bonbon flippant ! Seuls l’âne et le boeuf tirent leur épingle du jeu. Devant ce spectacle navrant, on est en droit de se demander ce que représente réellement pour toi la tradition chrétienne que tu prétends défendre. Aucun croyant qui se respecte ne s’amuserait à dénaturer la scène de la Nativité. Alors même que la ville détient les beaux santons de Provence chers au coeur des beaucairois.es, qui trônaient depuis dix ans dans la crèche installée en mairie par les municipalités Sanchez, tu as tout foutu en l’air en te refusant à les utiliser. Par crainte qu’ils ne soient volés ! Tu as décidément une haute idée de tes administrés... Si vraiment tu souhaitais te conformer à la loi du 9 décembre 1905 en déménageant ladite crèche hors les murs de la maison du peuple, tu pouvais y installer la crèche provençale complète. Cela aurait ravi petits et grands d’ici ou d’ailleurs. Mais ça, très clairement, c’est du foutage de gueule ! Aux quelques personnes venues en touriste s’extasier sur cette horreur d’un absolu mauvais goût, il faut préciser que non, cette scène de la Nativité n’est absolument pas écolo. Le remplissage des figurines est fait de guirlandes, lesquelles, faut-il le rappeler ? sont constituées de plastique. Les structures métalliques ne sont pas non plus écologiques. Il ne suffit pas de mettre de la paille et du bois pour obtenir un label vert. Ta crèche est donc un loupé magistral ! En la regardant il me vient irrésistiblement une évocation du film d’Ettore Scola : Affreux, sales et méchants. Si c’est ainsi que tu entends préserver "nos traditions chrétiennes" je crains le pire pour les autres. Tu sais, les traditions locales et provençales... Tu vas les esquinter et les ridiculiser elles aussi ?

lundi 17 novembre 2025

UNE LISTE EN TRANSPARENCE

Transparence. C’est le maître mot de la liste d’opposition Unis Pour Beaucaire. Son fil conducteur. Son credo. Au vu de l’opacité de la gestion municipale frontiste qui plombe notre ville depuis plus de onze ans, c’est un mot qui chante aux oreilles de celles et ceux qui ne se laissent pas abuser par le discours officiel. Et qui redonne un espoir pour la ville. Un souffle qui, jusque là, faisait cruellement défaut aux diverses oppositions.

Je n’ai jamais caché mon sentiment d’agacement, voire même mon opinion peu flatteuse, vis à vis des oppositions municipales, et notamment d’UPB. Depuis 2020, j’attendais en vain un sursaut. Une remise en question. Un vrai respect de leurs électeurs. Pour être franche, je suis allée à reculons à la réunion publique qui se tenait dimanche matin au Gambetta. Mais dès les premières prises de parole, j’ai eu le sentiment que l’équipe s’était shootée aux vitamines ! Énergiques, décidés, possédant leur sujet, ils m’ont très vite redonné foi en leur capacité à s’opposer frontalement à la municipalité Rassemblement National. Et cela, de la plus constructive des manières. Au fur et à mesure des échanges, et des grandes lignes de leur programme énoncées avec clarté, ils m’ont donné envie de mettre leur bulletin dans l’urne. Je ne dis pas que je le ferai ! Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais en tout état de cause, entendre des réponses claires, précises et argumentées, aux questions posées, était une bonne surprise. 

Constituée d'hommes et de femmes que je connais bien pour la plupart, et dont je sais pour la majorité d’entre eux les valeurs qu’ils défendent, et l’engagement sincère pour leur ville, la future liste s’annonce intéressante. Cohérente. Bien sûr, UPB ne dérogera pas à la règle, et fera du neuf avec du vieux comme Beaucaire l’Esprit Libre. A ceci près que les membres présents en 2020 ne se présenteront que pour la seconde fois. Ce ne sont pas des vieux routiers de la politique, rompus à l’exercice électoral, comme sur les autres listes. Il y aura à n’en pas douter du sang neuf, et ça, c’est très positif.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit le dicton. Le mien, et je l’assume, a évolué de manière très positive. Maintenant, je ne suis pas de celles que l’on berce de belles paroles ! J’attends la suite pour asseoir mon opinion. Mais aujourd’hui, et je n’avais pas ressenti cela depuis longtemps, je pense qu’UPB est sur la bonne voie. Je suis presque convaincue. Presque... Avec toutefois quelques réserves, tirées des leçons du passé. Bien entendu, tout cela demeure mon sentiment personnel, et n’est en rien une invitation à me suivre ou pas dans mes choix. 

Je vais donc continuer à suivre cette campagne électorale avec attention. Écouter ce que les autres listes auront à dire, et à proposer. Équité oblige, je vais m’assurer que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité que je porte, enrichies par le respect de la laïcité et l'humanisme, soient celles de la liste que j’aurais envie de soutenir. Si toutefois j’en soutiens une ! Ce qui reste à définir. La suite au prochain épisode, gens de Beaucaire ! Je garde les yeux et les oreilles grands ouverts. Et vous ? Avec ou sans bandeau sur les yeux ? Pour ma part, je laisse cet accessoire aux fusillés. Et je choisis de regarder la réalité de ma ville en face.

mercredi 29 octobre 2025

DEUXIÈME CANDIDATURE

Bon, j’ai loupé la première réunion politique de Christophe André, et la présentation du projet et de la liste de Beaucaire l’Esprit Libre. Ce n’est pas une candidature proprement dite, puisque l’on ne connaît toujours pas la tête de liste. On va dire que la droite locale nous a servi l’apéro, et que l’on tire la langue en attendant le plat de résistance. En espérant que nous ne resterons pas sur notre faim.

Absente donc, j’ai tout de même eu des retours sur ladite réunion, et lu les articles de la presse locale. Il en ressort que Christophe André, s’il ne crache pas sur l’aventure humaine de l’expérience Unis Pour Beaucaire des élections municipales de 2020, a tout de même taclé sans sourciller les méthodes de travail trop lentes du groupe d’opposants. Et sur ce point, on ne peut pas lui donner tort... Il a bien entendu mis en avant le document de 16 pages distribué dans les boîtes aux lettres des beaucairois en début d’année, et mis en ligne en accès libre via un site web et les réseaux sociaux. Bilan comparatif des municipalités précédentes, état des lieux, constats, projets de la municipalité actuelle... Tout est décortiqué, chiffres à l’appui. Un document utile pour qui perdrait la mémoire de ce qu’était Beaucaire, et se laisserait abuser par ce qu’elle serait prétendument aujourd’hui. Christophe André, et on ne peut pas lui enlever ça, est un communicant. Il en a fait son métier, et sait utiliser les outils de communication. Ce qui n‘est certes pas la garantie d’une campagne réussie, mais y contribue en grande partie.

En lisant les articles de presse, je constate qu’en face, UPB s’obstine à se proclamer «apolitique». Ce qui ne veut strictement rien dire ! Apolitique signifie «qui se tient en-dehors de la lutte politique». Or, une candidature à une élection, quelle qu’elle soit, est éminemment politique. Et si elle n'a pas l'envergue de la politique nationale, celle de nos villes met en exergue la définition même de la politique, c'est-à-dire l'exercice du pouvoir au sein de la cité. Alors soyons précis. L’engagement de la plupart des membres d’UPB, son projet pour les municipales, et ses soutiens, définissent clairement cette liste à gauche sur l’échiquier politique. De son côté, s’il se dit ouvert à des gens de gauche, Christophe André l’est également aux déçus de l’extrême droite. Et s’il se défend de prises de position par rapport à la politique nationale, chacun sait que sa liste, comme ses soutiens, se classe à droite. Ne pas être adoubé officiellement par un parti politique ne met donc ni UPB, ni Beaucaire l’Esprit Libre, en-dehors de la lutte politique. A fortiori quand les deux ont pour projet de «virer le RN» de la mairie. Un acte en soi totalement politique. Dont acte.

Cela étant, exactement comme pour celle d’UPB, la liste Beaucaire l’Esprit Libre n’apporte pas un vent de nouveauté. On prend les mêmes, et on recommence. Sans se demander si les beaucairois ont envie de revoir encore et encore les mêmes têtes sur la scène politique locale. Il semble qu’aucune des deux listes n’ait compris que lorsqu’on prétend construire l’avenir, on ne le fait pas en traînant ses vieux bagages. C’est courageux de se lancer dans la course au fauteuil de maire, mais faire du neuf avec du vieux, cela ne fonctionne que pour le home staging (cf 1). La tendance est certes à la récup’, et au recyclage. Mais une liste politique, ce n’est pas une ressourcerie (cf 2).

Maintenant, amis lecteurs, on attend la suite. Le développement des grandes lignes du programme de Beaucaire l'Esprit Libre. Et la prochaine réunion publique, pour poser les questions qui fâchent. Ou pas.

Notes

1- Mise en scène d’un intérieur pour valoriser un bien immobilier

2 - Lieu de recyclage des déchets encombrants pour leur réutilisation.

dimanche 14 septembre 2025

PREMIERE CANDIDATURE

Pour débuter cette campagne, faisons d’abord un point sur la situation politique générale. Il y a un mot, et un seul, pour le définir : danger. Que l’on peut assortir, au choix, des expressions : corde raide, sur le fil du rasoir, pente dangereuse, et au bord de l’abîme. Il devrait être clair pour tout un chacun que notre république est menacée. Que notre démocratie est en danger. Mais au fil des discours que l’on entend ici et là, cela ne s’impose pas forcément comme une évidence. Que l’on veuille envoyer la Vème République pour en instituer une 6ème semble éminemment raisonnable. Très clairement, la Vème se meurt. Elle a trop bien vécu, et trop abusé de ses prérogatives. Elle n’est plus en phase avec notre société moderne. Est-elle pour autant, comme le disent certains, plus abîmée, plus corrompue, que ne l’était la précédente ? Pas tant qu’on voudrait bien nous le faire croire. Mais, les réseaux sociaux en soient remerciés, les abus, tricheries, et mensonges en tous genres, sont désormais visibles. Impossibles à ignorer. Et cela devrait permettre de l’assainir. Donné aux politiques, quels qu’ils soient, matière à réfléchir. Mais ce n’est pas le cas. La Vème a-t-elle donné trop de pouvoir au Président de la République ? C’est évident. Et c’est l’une des choses qu’il faudra changer. Le pouvoir, et c’est valable à tous les niveaux, corrompt celui ou celle qui en bénéficie. C’est l’une des raisons qui font que je n’ai jamais voulu m’engager en politique.


Cela étant, je respecte celles et ceux qui ont ce courage, pour ne pas dire cette folie, de monter sur la grande scène des élections. Et de se jeter en pâture à une foule avide de les décortiquer, voire de les déchiqueter. A commencer par Luc Perrin, homme intègre, discret et bosseur, qui tirera la liste Unis Pour Beaucaire. Il est pour l’instant le seul candidat déclaré face à un maire sortant, candidat plausible d’une liste RN auquel les beaucairois.es. ont déjà déroulé le tapis rouge. Je n’ai jamais caché ne pas être en accord avec la manière de procéder d’UPB, dont les élus font figure d’opposants bien trop consensuels. Alors qu’il faudrait à mon sens faire preuve de punch, et taper du poing sur la table, en face d’élus tels que Julien Sanchez, Yoann Gillet et maintenant Nelson Chaudon. Les lenteurs de leur mode de fonctionnement, leur crainte de mal faire, de choquer, de déranger, et leur côté bisounours, ne font pas le poids. Parce qu’en face, on ne craint pas d’imposer ses idées de merde, de fabuler sur le peu qu’on a fait, et de se vanter de ce que l’on n’a pas encore fait. Mais vous pouvez être certain que, comme en 2020, le programme d'UPB sera bien pensé. Équilibré. Et aura sans nul doute l’ambition de faire revivre Beaucaire, sans oublier personne. Dans le climat actuel de notre ville, c’est primordial.


Alors quel est le contexte actuel ? L’extrême droite est normalisée par celles et ceux qui n’ont rien compris au danger qu’elle représente, au point pour certains de l’inclure dans l’arc républicain. La droite n’a plus grand-chose de républicain, tant elle est gangrenée par la première. Et la gauche se tire joyeusement dans les pattes sans proposer de véritable projet, sans aucune vision d’avenir. Les populistes  de tous bords ont le vent en poupe. La  radicalisation des esprits est en marche. Le citoyen lambda, pour une large majorité, aspire à l’autoritarisme. Frissonne de crainte en regardant sa télévision le soir. Prend fait et cause pour la lie de l’humanité. Et n’a pas encore compris que la mort n’absous pas une ordure, quelle qu’elle soit, de ses fautes. Il faut arrêter avec l’hypocrisie qui a cours dans quasiment toutes les tendances politiques, et dans toutes les couches de notre société. Cesser de vouloir lisser, et lisser encore toutes nos différences, tout ce qui compose nos personnalités, jusqu’à gommer tout ce qui nous sépare. La liberté d’expression, n’en déplaise aux poltrons, c’est d’appeler un chat, un chat. C’est se réjouir de la mort d’un salaud. C’est d’assumer qu’un bon facho est un facho mort. C’est alerter, sans craindre de déplaire, sur les liens qui existent entre certaines personnalités respectées par une gauche aveugle, ou à tout le moins mal renseignée, et l’extrême droite. Le mal existe. En politique, il a plusieurs visages. A Beaucaire, comme dans toutes les municipalités gérées par l’extrême droite, refuser de le voir c’est creuser la tombe de la ville. Et à ce titre, toutes celles et tous ceux qui ont le courage de s’y opposer, méritent qu’on leur accorde toute notre attention. Parce qu’iels montent en première ligne. Quoi que l’on pense de leur manière de faire, ils ont le mérite de le faire.

mardi 2 septembre 2025

J’FAIS MA RENTRÉE !!!

Il paraît que c’est la rentrée ? Alors je vais rentrer aussi. Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment, mais je vais le faire. Avec d’autant plus d’énergie et de détermination que cette année est celle des élections municipales. Ça risque fort de chauffer sur notre territoire ! L’extrême droite locale étant déjà en ordre de bataille, quand les autres sont encore en train de se regarder le nombril pour en déterminer la forme, si ce n’est le fond... Je sens qu’on va s’amuser ! 

J’ai préparé mes p’tites affaires. Mon sac, avec l’indispensable bouteille d’eau pour survivre pendant les interminables discours électoraux. Mon carnet à spirales pour prendre des notes. Et ma trousse, bien sûr ! Noire, hein ? Et siglée antifa. Mes stylos à bille noirs pour vous pondre des billets à brûle-pourpoint. Mes feutres, pour vous concocter des visuels à l’ancienne, type dessins de maternelle - j’suis nulle en dessin, désolée mais on ne peut pas être bon en tout... Faut pas que j’oublie mon gel hydroalcoolique, pour désinfecter mes p’tites patounes fragiles qui ne vont pas aimer serrer des paluches à tour de bras. Ni ma p’tite laine - les soirées vont enfin être fraîches - mes pins antifas, et mes stickers. On ne sait jamais, ça peut servir. Et mon portable évidemment. Pour photographier, filmer, enregistrer, et relayer tout le bordel sur les réseaux asociaux.

Moi j’vous le dis, je vais avoir du taf ! Entre la propagande municipale, le relooking in extremis de nos villes - élections obligent - la campagne des oppositions, le traitement du tout par les médias, je pourrais même frôler le burn-out. Si, si ! La constitution des listes des uns et des autres promet d’être savoureuse. Les échos que j’en ai, à commencer par les éventuelles têtes de liste, laissent à penser que nous aurons quelques surprises. Pas toutes bonnes, hélas, mais c’est le lot de chaque élection.

Donc, amis de Beaucaire, de Terre d’Argence, et du Gard, voire même d’ailleurs, attendez-vous à une recrudescence de billets de blog. La politique, ce n’est un secret pour personne, ça m’inspire ! Ma rentrée sera studieuse. Parce que j’ai à cœur, avant toute chose, d’étayer mon propos par des faits. Irréfutables et vérifiables, n’en déplaise aux haineux et autres bourrins sans cervelle qui béent devant leurs idoles. Une chose est sûre, j’ai la ferme intention de dire et d’écrire ce que je pense, comme je le pense, et sans ménager les egos des uns et des autres. Alors faire ma rentrée, oui. Rentrer dans le rang ? Définitivement, non. Fermer ma gueule ? Heu... Brosser dans le sens du poil ? Uniquement si j’y trouve un intérêt pour mes chroniques. Et si cela m’amuse. Quand vous ferez l’appel, l’élève indisciplinée qui répondra «présente», ce sera moi. Et j’en frétille à l’avance ! Bonne rentrée à toutes et à tous. Et sans rancune, hein ? Nan, j’rigole !