vendredi 2 octobre 2026

BLOCUS ET RÉPRESSION

Que s'est-il passé en vingt ans dans notre pays ? Depuis l'épisode fondateur de nouveaux rapports de force entre le monde étudiant et le gouvernement, les mobilisations estudiantines et particulièrement lycéennes, se sont multipliées. Manifestations, rassemblements et blocages des établissements d’enseignement sont les moyens d'expression d'une jeunesse qui ne vote pas encore. Une jeunesse dont l’État et de nombreux citoyens minimisent les capacités de réflexion, et l’investissement réel sur l’avenir. Concernés au premier chef par les évolutions de notre société, celles et ceux qui construiront la France de demain demandent peu de choses. Être respectés, considérés et entendus. Leurs revendications sont légitimes. Basiques et très terre à terre pour certaines. Signaler l’état déplorable de certains lycées, les fuites d’eau, les rats, les peintures écaillées, le manque de mobilier scolaire, les défauts de matériel scolaire, de papier toilette et de savon, tout cela c’est factuel. Vouloir étudier dans de bonnes conditions est un droit qui devrait leur être immédiatement accordé. Demander une refondation de Parcours Sup l’est également. L’avenir de nos enfants et petits-enfants en dépend. Un peu moins de moyens pour la répression et un peu plus pour les établissements scolaires ? Un choix que les gouvernements successifs semblent incapables de faire. Suppléer au manque criant et récurrent d’enseignants et de personnels scolaires ? Une volonté sur le papier qui ne se concrétise pas dans les actes. L’enseignement public qui faisait jadis à juste titre la fierté de notre pays, est en déliquescence. La faute n’en incombe pas aux équipes pédagogiques, ni à une prétendue paresse ou un désintérêt des étudiants, mais aux gouvernements successifs qui ont plombé l’enseignement depuis une soixantaine d’années. Une estimation à la louche qui semble vraisemblable pour celles et ceux qui ont de la mémoire. Depuis les acquis de Mai 68, des mesures aberrantes ont été prises régulièrement, qui ont contribué à fragiliser le socle éducatif de notre pays. Chaque fois, les lycéens sont montés au créneau pour demander à être entendus. Il y a vingt ans, ils mettaient déjà le feu aux poubelles, aux pneus et aux carcasses de bagnoles. Ils balançaient des pavés et des mortiers. A cette époque, il y avait une répression relativement proportionnée face à des mineurs. Aujourd’hui, ces jeunes se font gazer, étrangler, tabasser, menotter, enfermer et traiter comme des terroristes en puissance par les CRS ! Au mépris le plus élémentaire de leurs droits. Cerise sur le gâteau, le ministre de l’Intérieur menace de faire payer les dégâts à leurs parents. Histoire de bien leur faire passer l’envie de manifester de nouveau. On entre dans une surenchère autoritaire très dommageable pour notre démocratie, et les adultes au cerveau bouffé par la propagande de la droite et de l’extrême droite applaudissent ! Pauvre France…

A celles et ceux qui rejettent la responsabilité des blocages sur LFI, rappelons qu’il y a vingt ans, LFI n’existait pas. Tous les leaders de gauche ont appelé au calme et  condamné les violences imputables aux lycéens. Lesquels sont infiltrés par des individus animés de diverses intentions qui récupèrent le mouvement. Certains pour lui donner plus de force, d’autres pour le pourrir. Des groupes de fachos armés de matraques se sont attaqués à des lycéens, et bizarrement là personne n’a rien dit. Les forces de l’ordre n’ont pas bougé. Cela n’a pas fait la Une des médias. Non, c’est plus facile de parler en boucle de LFI sans prendre la peine d’écouter ce que les jeunes manifestants ont à dire. Est-il vraiment adulte et responsable de la part des médias comme des politiques de rejeter la faute sur une «extrême gauche» honnie, que tous et toutes présentent comme l’ennemi numéro 1 au mépris de la réalité des faits ? On est face à l’odieuse récupération politique d’un mouvement spontané et légitime qui interpelle. Mais que ne ferait-on pas en période électorale pour faire monter la sauce et récolter des voix ! Rappelons aux fâcheux qui s'émeuvent que des lycéens militent à gauche et soient pour certains, ô drame ! antifascistes, qu'ils devraient bien plus s'en inquiéter quand d'autres se réclament de l'extrême droite. Une jeunesse réactionnaire, gangrénée par la haine et le racisme ne manifeste pas pour l'avenir, mais pour un retour dans le passé. Elle n'a pas l'ouverture d'esprit et la réflexion nécessaires pour se mobiliser. et améliorer notre société. A celles et ceux qui les approuvent, citons Hamlet "Il y a quelques chose de pourri au royaume" quand se mobiliser pour ses libertés et ses droits devient condamnable aux yeux de la société.

Alors interrogeons-nous. Allons-nous laisser cette jeunesse être maltraitée par les forces de l’ordre, et par un État qui s’épanouit dans l’autoritarisme et la répression policière ? On assiste à de graves atteintes de leurs libertés individuelles et de leurs droits fondamentaux. Ce sont des choix qui déshonorent la République bien plus que ne le feront jamais quelques pavés, mortiers et feux de poubelles. Une jeunesse politisée est une jeunesse saine. Celle qui bâtira la France de demain. Force, courage et soutien à la jeunesse libre de France !

#blocus #lycéens #Répression #jeunesse #Libertés



vendredi 4 septembre 2026

RENTRÉE D’ENFER 😈

J’ai failli louper ma rentrée ! Débordée, quoi qu’en pensent les mauvaises langues qui font courir le bruit que je glande toute la journée, je n’ai pas eu une minute à moi. Parce que chers lecteurs et lectrices, je ne fais pas que tenir ce blog et gérer mon association, ou m’exprimer sur les réseaux sociaux qui sont très chronophages. J’écris, et cela m’occupe toute la journée, avec de brèves pauses pour me nourrir et consacrer du temps à mes proches. J’ai donc la tête dans le guidon H24, et j’adore ça ! Revenons-en à l’objet de ce billet, la rentrée. Mais de quelle rentrée parlons-nous ? Celle des enfants, petits et grands ? Celle des élus de tous poils ? Ou celle des syndicats qui préparent activement les blocages traditionnels de l’automne ? Une chose est sûre, l'enfer s'ouvrira sous nos pas et il ne sera pas pavé de bonnes intentions. Plutôt de fakes news, d'attaques vicieuses et d'annonces fracassantes comme la dernière en date de la blonde. Serrez bien votre foulard mes sœurs, iels vont se battre pour vous l'enlever ! Et protégez toustes vos nez et vos oreilles, cette rentrée infernale pue déjà...

Moi, ce sont les politiques qui m’intéressent, et Dieu sait que les uns et les autres n’ont pas fait dans la dentelle pour débuter septembre. Entre les séances photos du maire de Beaucaire qui pose dans tous les décors de la ville comme un putain d'influenceur égaré à Dubaï, celle du PCF du Gard qui se déchire avec une opiniâtreté admirable pour les présidentielles, celle de la guéguerre du choix des sénateurs, on ne sait plus où donner de la tête. Tiens, parlons-en du PS  ! Ils nous pondent des primaires de la gauche socialiste avec une obligation d’adhésion pour voter. On se souvient en 2017 des primaires de la gauche pour lesquelles on versait 1 euro, adhérent ou pas, pour financer le truc. Et on signait la charte. Idem à droite pour 2 euros, ben oui la droite aime la thune ! Dixit un adhérent du PS du Gard, cette fois la somme déboursée permettrait d’éviter que d’aucuns signent la charte de gauche et celle de droite, et votent des deux côtés. Si cela leur fait plaisir de le croire... Je leur ferais remarquer que le prix ne dissuadera pas celles et ceux qui veulent foutre le bordel. Mais là, les prix ont flambé ! Va falloir raquer 15 euros, pas un centime de moins, soit une adhésion déguisée. De deux choses l’une, soit ils nous prennent pour des abrutis, soit ils financent la guerre en Ukraine. Je penche pour la première explication... Pendant ce temps, la seule chose qui peut nous consoler de cette gauche molle et hypocrite qui n'en finit pas de nous décevoir, c’est l’admirable travail du nouveau maire de Nîmes. Vincent Bouget et son équipe mettent en place les mesures annoncées, et tiennent leurs promesses de campagne. Et je parierais volontiers que dans les années qui viennent il fera meilleur vivre à Nîmes qu’à Beaucaire, qui se regarde le nombril et n’évolue plus.

Voilà que dans le Gard on appelle à une primaire des partis centristes et de droite, sans que les limites soient clairement fixées à celle-ci. S’imaginer que les partis d’extrême droite hésiteraient à signer la chartes des valeurs républicaines pour participer est au mieux carrément naïf, au pire vraiment dangereux. Parce que sans garde fou, elle déferlera sur cette primaire et n’en fera qu’une bouchée. Et puisqu’on parle notamment du Rassemblement National, eux c’est autre chose ! Le parti de la délinquante assume sa condamnation comme un trophée, et racole à tour de bras. Aucune honte. Aucune pudeur. Iels la portent comme un trophée. Et ça se prétend républicains ? Ses élus ont leur rond de serviette sur tous les plateaux de télévision. Soit. Au nom de la pluralité de l’information, cela peut s’entendre. Mais si les journalistes pouvaient de temps en temps leur mettre le nez dans leur caca, on apprécierait. Parce que leur servir la soupe n’est pas, et ne devrait jamais être, une option acceptable. Quand le vent tournera, comment iels pourront-ils justifier leur attitude et leurs choix éditoriaux ? «Ah ben pardon, on croyait qu’ils allaient être au pouvoir alors on s’est protégés» ne sera pas la bonne réponse. Quand France Inter recrute Charles Sapin, le numéro 2 de Valeurs Actuelles, ce torchon d’extrême droite multi condamné pour racisme, appel à la haine et discrimination, la radio publique historique s’écrase devant le député UDR Charles Alloncle, qui s’est acharné sur ses journalistes et sa direction pendant toute l’année écoulée. Charles Sapin, précisons-le, est par ailleurs un très bon journaliste, spécialiste de l’extrême droite, toujours pertinent dans ses interventions. Pour ma part, j’apprécie toujours de l’entendre dans des débats et de le lire. Mais il bosse pour Pierre Édouard Stérin, le milliardaire obsédé par le grand remplacement qui rêve de porter Marine Le Pen au pouvoir. Ce n’est pas anodin. Et cela interroge sur la neutralité du service public, prétendument si chère au coeur du RN et consorts. Entendons par là que la neutralité ne les inclut pas, et ne doit s’appliquer qu’aux autres. Vous avez, les affreux journalistes gauchistes, wokistes, indépendants voire grande gueules. Tout juste tolèrent-ils celles et ceux de droite ! 

Pour en finir, le RN fera sa rentrée cet automne à Beaucaire. Un déjeuner dans les arènes en présence de Jean-Philippe Tanguy, et probablement de nos deux députés, Julien Sanchez et Yoann Gillet. Avec tout le «gratin» du RN du Gard, et ce n’est pas peu dire. Et notamment des maires nouvellement élus, qui ont fait parler d’eux dès leur élection. Et pas pour de bonnes raisons. Ce sera donc un formidable rassemblement de bouches avides et d’appétits du pouvoir, au cœur de Beaucaire. On en a de la chance, pas vrai ? Ben non. D'autant que le dessert de cette rentrée politique du parti à la flamme sera particulièrement indigeste. La blonde récidiviste tiendra son premier meeting de campagne à Orléans le 25 octobre. Les fafs en sont déjà tout émoustillés, et certain.es en mouillent leur petite culotte ! Je me dis que la ville de Jeanne d’Arc devrait préparer un méga bûcher, on l’alimenterait avec plaisir. Non, ce n’est pas de la violence ! C’est faire œuvre de salubrité publique. Et faire place nette pour la rentrée semble être un programme tout à fait réjouissant. 

Ma rentrée sera donc studieuse, militante, engagée et déterminée. Et la vôtre braves gens ? Sera-t-elle gage d’un sursaut républicain ou resterez-vous dans l’expectative, attendant comme d’habitude que d’autres fassent le sale boulot à votre place ? Un truc bien dans l’air du temps ! Envoyer les militant.es au casse pipe, et récolter les lauriers en s’auto congratulant sans aucun état d’âme. Mais les militant.es, dont je suis, n’ont plus l’intention de se laisser utiliser. Cette rentrée, prenez-en bonne note, va bousculer les codes et faire souffler un vent de rébellion et de liberté. Dont acte.

mercredi 22 juillet 2026

ENTRE TOI ET MOI

J’vais te dire un truc ! Tes groupies pensent que tu vas me faire taire. Que tu vas me faire peur. Que je vais tellement trembler que je vais en perdre ma voix et ma plume ! En désespoir de cause, quand ils sont en panne d’arguments, autant dire tout le temps, ils t’appellent au secours. Mais sans blagues, ils croient vraiment que ça va servir à quelque chose ? C’est pas pour dire, mais au RN au lieu de blablater vous devriez leur apprendre à réfléchir. En fait, vous devriez tous suivre des stages intensifs de communication constructive et de réflexion. Tu sais, le genre cadré. Sérieux. Des faits, des dates, une plongée dans l’histoire. La vraie, hein ? Pas celle que vous vous racontez pendant vos veillées identitaires. Une confrontation avec la réalité en somme. Oui je sais, c’est douloureux. Mais la vie l’est... Vaut mieux s’y faire tout de suite, on souffre moins. Donc juste pour le fun, peux-tu leur rappeler que tu ne peux rien faire pour m’arrêter ? Que j’écris, je dis, je fais ce que je veux. Que tout ce que je relate est l’exacte vérité, appuyée par des faits et des dates vérifiables et publics. Et pendant que tu y es, rappelle leur que nous sommes encore en république et en démocratie, et que j’applique mon droit incompressible à la liberté de conscience et à la libre expression. Donc pas de procès possible, sauf si tu veux te casser la gueule en direct. En vrai, tes groupies décérébrées ne te rendent pas service, tu devrais le leur expliquer une bonne fois pour toutes. Ou sinon fais-leur et fais-toi plaisir : viens me frapper avec tes petits poings ! Là pour le coup, ce serait tordant. Tu pourrais aussi, évidemment, envisager de redresser la barre et de réellement t’investir dans le dynamisme (?) de la ville. La faire briller. Mais bon, faut pas trop en demander. Ben oui je sais, c'est pas d'ta faute ! L’élection qui te monte à la tête, la popularité, les chevilles qui enflent, la canicule, toussa... T’es débordé, je comprends. Ou pas.

mercredi 8 juillet 2026

LA RENAISSANCE DES ESCROCS

Donc en France, en 2026, on peut se présenter à l’élection présidentielle en étant plusieurs fois condamnée pour détournements de fonds publics. Et pas quelques centaines ou même milliers d’euros, hein ? Non, on parle de centaines de millions d’euros. 4 100 000 M€ plus précisément. Ce n’est pas franchement de l’argent de poche ! Les chaînes d’actualité ont tourné en boucle sur le port du bracelet électronique. Cherchant à décortiquer si oui ou non Marine Le Pen pourrait faire campagne avec son p’tit pote autour de la cheville. Mais en fait, la question n’est pas là. Le fond du sujet, c’est la condamnation. C’est le fait désormais incontestable que Marine Le Pen est reconnue coupable. Julien Sanchez et toute la clique du Rassemblement National ont beau clamer sur les plateaux de télévision et au micro des radios que «Marine Le Pen l’est innocente» le fait est que non, elle ne l’est pas. Partant de là, savoir si oui ou non elle pourrait ou devrait se présenter à l’élection présidentielle, ou à n’importe quelle élection d’ailleurs, ne devrait pas être un point de réflexion. Il serait temps d’assainir une bonne fois pour toutes la vie politique. Temps d’interdire que qui que ce soit, quel que soit son parti politique, puisse se présenter au suffrage universel avec un casier judiciaire. Temps de dire STOP ! Sans conteste, cela ferait un sacré nettoyage par le vide.

Ne nous étonnons pas que de nombreux français.es se refusent à voter, et que les taux d’abstention s’envolent élection après élection. Celles et ceux qui n’ont que le «Tous pourris» à la bouche n’ont hélas pas complètement tort. La politique dans notre pays (et pas uniquement d’ailleurs !) est devenue une arène dans laquelle tous les coups sont permis. Où la moralité, l’éthique, le respect de la devise républicaine, sont galvaudés. Piétinés. Ignorés. Où la norme est de tremper tout à fait consciemment dans des «affaires» qui vous éclatent à la figure, et de faire ensuite celui ou celle qui ne savait pas. Qui ne voulait pas. Qui, en somme, n’a pas fait exprès de mentir, de voler, d’escroquer, de fermer les yeux, de faire du favoritisme, du népotisme et j’en passe ! Et bien sûr, de s’en mettre plein les poches.Ce qui pourrait être risible, mais qui ne l’est pas, c’est que toutes ces personnes et leurs soutiens se montrent d’une incroyable intolérance envers les citoyens lambdas qui ont des démêlés avec la justice. Envers celles et ceux qui se retrouvent dans un tribunal pour X raisons... Ils exigent une justice rapide. Implacable. Le pire pour celles et ceux qui subissent ces jugements étant tout de même de se faire descendre par les laquais de l’extrême droite, langues pendantes devant un parti qui n’est, au fond, qu’une formidable association de malfaiteurs. Multi récidiviste, et multi condamnée. Au vu des casseroles que se traînent ses membres, élus ou pas, on se demande vraiment comment font leurs électrices et électeurs pour voter pour eux. Faut croire que l’honnêteté, la probité, ne sont pas les qualités premières qu’ils en attendent... 

Résultat de cette journée sans grande surprise, c’est que le grand perroquet qui caquète libéral  et fricote avec le gratin de la noblesse européenne (gratin bien empêtré lui aussi dans des détournements de fonds conséquents) va devoir retourner au nid et lisser ses plumes. Lui qui s’était senti prêt à déployer ses ailes, va nous afficher pendant toute la campagne son grand sourire hypocrite et débile. Sa formation n’est de toute évidence pas terminée, et finalement on échappe au pire ! Marine Le Pen candidate, qu’on l’apprécie ou pas, c’est une finalité logique. Elle est tout à fait présidentiable et légitime. L’autre, franchement, cela aurait été propulser au sommet un gamin dont les lacunes sont tellement énormes qu’elles feraient frémir de peur des chevaux de bois. Et en-dehors de toute orientation politique, on ne peut tout de même pas confier les rênes de notre pays à un incompétent notoire. A sa patronne non plus, cela dit ! Mais cela, ce sont les électrices et les électeurs qui en décideront. Pour éviter le pire, je ne saurais trop suggérer à celles et ceux qui ont encore un brin de conscience politique et d’amour de leur pays de se mobiliser. De faire entendre la voix de la raison. Et pourquoi pas, de prier. Cela peut marcher... 

mardi 26 mai 2026

LA CROIX DE LA DISCORDE


On me chuchote dans l'oreillette que les fafs seraient en PLS (position latérale de sécurité) depuis dimanche. Ce week-end de Pentecôte ne leur aurait pas apporté la sérénité qu'ils en attendaient. En cause, la démarche d'une association antiraciste et antifasciste locale, qui alerte sur l'installation en catimini d'une croix, sur les hauteurs de Comps. Très belle la croix ! Du bel ouvrage de ferronnerie qui a dû coûter un bras aux identitaires qui l'ont commandée. A moins que l'un d'eux ne soit un homme ou une femme de l'art, personne n'en sait rien. Une dépense de pure charité chrétienne, visant à instruire les pauvres mécréants des alentours des bienfaits de la religion catholique. Financée par... ? On ne sait pas. Mais la piste mérite d'être creusée. Ces petites mouvances activistes locales d'extrême droite ne manquent pas d'argent, contrairement à celles de gauche qui rament pour en obtenir. Précisons tout de même que l'association beaucairoise à l'origine de ce foutu merdier est pauvre comme Job. La référence aux Evangiles vous plaît ? A moi aussi. Cela me rappelle ma scolarité en instituts catholiques. Ben oui, hein ? Personne n'est parfait.

Donc, une croix déchaîne les passions. Et pas les meilleures ! Les fafs sont en croisade contre la méchante association qui voudrait éradiquer tous les symboles qui leur servent de doudous. Pauvres chéris ! Toutes ces hallucinations... Ils me feraient presque de la peine. Presque. Mais ils sont si excessifs qu'ils en deviennent marrants. En fait j'aime assez jouer avec les identitaires, en particulier ceux-là, écorchés vifs prêts à se crucifier. Non, pardon ! A me crucifier. Depuis dimanche, j'ai droit à toute la panoplie du facho catho de base : insultes sexistes, injures, diffamations, menaces explicites, déformation de mes propos, conseils éclairés sur ma vie sexuelle, réécriture de l'histoire... La mienne, hein ? Parce que pour l'Histoire avec un grand H, cela fait belle lurette qui l'ont réécrite. S'ajoute à cela une mise en lumière aux atouts discutables, sur tous les sites et médias chrétiens intégristes, avec évidemment l'extrême droite qui leur emboîte le pas. Ma modeste personne n'en demandait pas tant ! Un faf grande gueule mais peu courageux, qui m'a bloquée sur X à la suite de nos échanges pourtant très courtois (de ma part) a même appelé Julien Odoul à la rescousse ! Ce qui m'a valu un putain de fou rire qui me fait encore mal aux côtes 🤣 Et bien sûr certains ont tagué Nelson Chaudon, Julien Sanchez et Bardella. La menace ultime ! 

Alors évidemment, quand on porte comme moi plusieurs casquettes, les autres en face s'y perdent un peu. Normal, leurs cerveaux ne sont pas conçus pour un tel afflux d'informations, ils n'arrivent pas à traiter toutes les données. En attendant, je m'amuse beaucoup avec eux. J'vais peut-être les garder comme jouet ! Je les installerais dans ma cour, et je les empilerais en forme de croix. Ce sera fun, non ? Les identitaires, mes chats et moi. Enfin réunis... 🙏✝️ 






lundi 11 mai 2026

OÙ SUIS-JE ? QUE FAIS-JE ? DANS QUEL ÉTAT J'ERRE ?


Je n’arrive pas à savoir si tu es arrogant, ou simplement imbu de ta personne. Au fond le résultat est le même ! Tu te crois tout puissant, et la joyeuse servilité de beaucoup de tes administrés te conforte dans ce sentiment. C’est sidérant de voir par exemple des beaucairois d’origine maghrébine, nés ici, se précipiter vers toi avec des étoiles dans les yeux. Vous êtes allés à l’école ensemble. Avez joué au foot ensemble. Couru après les mêmes taureaux dans les abrivados. Forcément, cela a forgé un lien amical très fort. Du moins de leur côté ! Parce que du tien... Le bruit court que tu aurais imposé à certains de t’appeler «Monsieur Chaudon» ou «Monsieur le Maire», en lieu et place du «Nelson» auquel tu les avais habitués. Il se dit également que cela te fait bien marrer de les voir si heureux que tu sois élu, alors que tu ne feras rien pour eux. Ainsi, les directives de tes adjoints sont claires : on n’accorde rien aux «arabes». Pas de locaux commerciaux. Pas de permis de construire. Pas de rendez-vous en tête à tête. Pas le plus petit coup de pouce de la mairie. Tu ne remettras pas les menus de substitution dans les cantines, et tu as été très clair à ce sujet dès que tu as remplacé Julien Sanchez. Tu n’en as rien à cirer des gosses de tes anciens camarades de classe ! Si ces personnes ont encore l’illusion que tu roules pour eux, ils en seront pour leurs frais. 

Partant de ce constat, où en est-on ? Le triptyque «Où suis-je ? Que fais-je ? Dans quel état j’erre ?» résume plutôt bien la situation. Nous n’en sommes nulle part. Tu ne fais rien. Et Beaucaire continue de se désagréger sans que cela t’émeuve une seule seconde. Mais comme il faut bien entretenir la légende du bon maire soucieux du bien-être de ses administrés, tu as étoffé ton programme en allant joyeusement piquer des idées dans ceux de tes deux opposants. Tu as ainsi annoncé la création d’une école de raseteurs, un projet porté par la liste Unis Pour Beaucaire. Et annoncé la réfection de la place Georges Clémenceau, point majeur de la liste Beaucaire, l’Esprit Libre. Sont pas si nuls tes opposants, hein ? Sinon tu ne leur aurais pas volé leurs idées. On imagine aisément que tu ne t’arrêteras pas là ! Mais s’il est clair que tes groupies gobent tout sans vérifier, je te certifie que ce n’est pas mon cas. Je déplore que les deux listes d’opposition n’aient pas réagi à tes procédés bien peu honorables. Mais s’opposer frontalement génère des complications, et une atmosphère, qu’ils ne sont clairement pas prêts à gérer. Moi je te le dis : les méthodes de voyous de ton parti ont déteint sur ta soi-disant belle éducation beaucairoise, axée sur «de belles valeurs» selon tes propres mots. Le vol des idées, jusqu’à preuve du contraire, n’a jamais été défini comme une valeur. C’est une atteinte à la propriété intellectuelle pure et simple. 

Alors j’attends. Je sais que tu ne vas pas tarder à merder. Les élus d’extrême droite merdent toujours. C’est dans leur ADN. Comme le racisme, les discriminations, l’espionnage de leurs administrés sur les réseaux sociaux, les menaces qui s’ensuivent, la dévalorisation du travail des journalistes locaux et nationaux, les crachats sur le drapeau européen alors qu’ils encaissent tranquillement subventions et rémunérations, le mépris des lois en vigueur, les propos sexistes envers les femmes, et les liens avec les mouvances identitaires locales et nationales. Oui, oui ! Ne t’imagines pas que je ne suis pas au courant de tes faits et gestes, tu commettrais une grossière erreur. Moi, que tu sois un beaucairois pur jus ne m’émeut pas. Pour le dire crûment, je n’en ai rien à foutre ! Et pour l’instant, rien ne permet de penser que tu vas agir pour Beaucaire, et non pas uniquement pour ton parti politique. Tu prends même carrément le chemin inverse. Méfi ! La route du pouvoir est pavée d’ornières. Et tes petits camarades fachos ne sont pas des tendres. Moi non plus.

lundi 30 mars 2026

DÉLÉGATIONS ET IDÉOLOGIE

J’ai loupé le conseil municipal d’installation du nouveau maire dans sa mandature. Et comme bien entendu l’opposition ne communique toujours pas sur les conseils municipaux, je suis allée à la pêche aux infos pour voir un peu à quelle sauce nous allons être mangés pour les sept ans à venir. Parce que les gens, si vous ne le saviez pas encore, apprenez que les délégations sont importantes. Non seulement dans le choix de leur destination, mais dans celui des conseillers municipaux auxquels elles sont attribuées. Nelson Chaudon a semble-t-il blindé son conseil municipal, dans les bons comme les mauvais côtés. Ça suinte l’idéologie nationaliste, et l’arrogance identitaire ! Il fallait s’y attendre.

Sans surprise, la 1ère adjointe Marie-France Perignon et le 4ème adjoint Alberto Camaïone, conservent leurs anciennes délégations. La première aux affaires scolaires, le second au commerce, à l’artisanat et au développement économique. La première n’a pas brillé pendant le précédent mandat, et le mauvais fonctionnement des écoles en témoigne : pénurie de matériels basiques (cahiers, crayons, stylos, feuilles, papier toilette, savon etc.), retards de commandes et de livraisons, chauffages en panne, gestion discriminatoire de la cantine etc. Le deuxième, malgré un investissement réel pour améliorer le paysage économique de la ville, échoue à y parvenir. Les commerces sitôt ouverts, ferment les uns après les autres. La gestion discriminatoire de l’attribution des locaux, initiée par Julien Sanchez et perpétuée par Nelson Chaudon, nuit à l’expansion commerciale de notre ville. Mais la mairie s’entête. Si l’on ajoute à ça que les commerces qui sont sélectionnés ne collent pas franchement, voire pas du tout à la réalité des besoins des beaucairois, on n’est pas sortis de l’auberge. On s’en doutait, la délégation de la politique sportive et des associations idoines, échoue au 2ème adjoint, Alain Germain. On connaît désormais les raisons de son engagement, qui a surpris de nombreux beaucairois. Dans le même ordre d’idée, nous avons la délégation des affaires taurines et des estivales confiée à Thierry Peyret. Il n’aura pas mordu à l’hameçon lancé par le maire pour rien ! Nous souhaitons bon courage à une nouvelle venue, Marie-Hélène Filhol-Fériaud, avocate de son état, qui hérite de la délégation aux marchés publics et aux affaires juridiques. Elle va avoir du pain sur la planche avec ce dernier point ! Les 5ème et 6ème adjoints, Martine Hours et André Cambi-Gourjon, vont eux se débattre respectivement avec la délégation à la solidarité, aux affaires sociales et aux associations, et celle à l’urbanisme, au cadastre et au jumelage. Étant donné qu’on n’a plus qu’un seul comité de jumelage à Beaucaire, l’inscrire dans une délégation pour faire plaisir à son président est un peu too much... Pour la première, on a envie de dire «Quelle solidarité ?» C’est une notion totalement abstraite pour la ville de Beaucaire. Et on ne parlera pas des affaires sociales, hein ? Dans les mots «affaires» et «social» ils ne comprennent que le premier. Le deuxième leur file des boutons ! Il reste les associations, me direz-vous. Alors oui, mais uniquement celles qui rentrent dans le cadre étroit fixé par la municipalité. Le message, c’est en gros «Tu veux de la thune ? Tu marches droit et tu fermes ta gueule !» 

Je vous ai gardé les meilleurs pour la fin. Enfin, quand je dis meilleurs... La culture va une fois de plus se fracasser sur Mireille Fougasse, 7ème adjointe, élément inamovible des municipalités beaucairoises depuis 2008. Qui s’acharne à faire de l’inculture son terrain de jeu favori, et va donc récidiver pour ce quatrième mandat. Pourquoi, comment, a-t-elle été un jour propulsée à cette responsabilité qui lui échappe complètement ? C’est un mystère. D’un maire jeune et beaucairois, on aurait pu s’attendre à du renouvellement dans ce domaine, mais il faut croire que le niveau au ras des pâquerettes de la vie culturelle (?) de Beaucaire lui convient. On a également une déléguée aux associations culturelles, Véronique Lautier. Une beaucairoise dont on est en droit de se demander, au vu de son parcours, ce qu’elle connaît aux associations d’une part, à la culture d’autre part. Blandine Asencio, personne charmante dont on se demande ce qu’elle est venue faire dans cette galère, est déléguée au développement du sport libre. Il y aurait donc un sport qui ne le serait pas ? La notion est floue, et ressemble fort à une carotte... Pour ce qui est de Lou Segura, présidente de La Jeunesse Beaucairoise qui s’est distinguée avec son association en alignant les apéros pendant les dernières estivales, la voici bombardée évidemment à la jeunesse. Une manière comme une autre d'inculquer les bons réflexes identitaires aux jeunes beaucairois et beaucairoises qui ne les auraient pas acquis d’instinct ! De préférence en levant le coude, et en portant la casquette et le tee-shirt de l’association. Ya pas de petit bénef ! La cerise sur le gâteau, c’est le frère du maire himself, Timothé Chaudon qui sera délégué à la communication. La bonne blague ! C’est gros comme une maison de filer la com à son petit frère, histoire de ne pas dévier de l’idéologie frontiste et de ficeler tout ça en famille. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, et se servir au RN on sait le faire, pas vrai ? Certes ! Mais on l’est mieux encore par ses proches, quand cela flatte leurs ambitions politiques. Et le petit dernier n’en manque pas... Alors quid de l’intérêt de la ville et de ses habitants ? Ben y’en a pas. Exit. Dans la municipalité Chaudon, très clairement, on la jouera identitaire et perso. 

Ce billet est long. Une fois de plus. Mais les délégations, et les conseillers municipaux auxquels elles sont attribuées, interrogent. Je ne pouvais pas faire l'impasse à ce sujet. Si vous prenez la peine de le lire en entier, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


vendredi 20 mars 2026

GROSSE TÊTE = GROS DRAPEAU

Je m’interroge : quand la mairie pavoise, la taille du drapeau est-elle représentative de l’ego de son maire ? Parce que dans la nuit du 15 mars, la mairie de Beaucaire s’est vue affublée d’un drapeau tricolore assez grand pour servir de couette ! Pour un peu, on se prendrait les pieds dedans en entrant dans la mairie... Ce qui en dit long sur la symbolique phallique du drapeau en question. 

Les élus du Rassemblement National ont vraiment un problème avec le drapeau français, non ? Pour ma part, j’aime notre drapeau. Tout comme j’aime celui de notre région, si flamboyant, et le drapeau européen. L’un et l’autre ayant hélas disparu du fronton de la mairie dès l’arrivée de Julien Sanchez à la mairie en 2014, au mépris de la loi du 10 mai 2023 faisant obligation aux municipalités d’arborer les drapeaux français et européen côte à côte. A la place on se retrouve donc avec un immense drap de bain qui donne clairement le ton pour les sept années à venir. Encadré par deux plus petits, qui semblent totalement ridicules. Si j’osais, je ferais un parallèle avec la figure du fils prodigue entouré par ses «parents» de substitution politique.

A signaler, l’état lamentable des drapeaux qui pavoisent le canal. Effilochés par le mistral, ils mériteraient d’être renouvelés. Tant qu’à faire d’en mettre partout, autant qu’ils soient en bon état, hein ? Ben oui. J’vous laisse, j’vais aller m’acheter quelques drapeaux pour concurrencer le big one ! Et j’vais me faire plaisir pour le choix des couleurs. Peut-être bien du rouge avec une étoile verte, tiens ! Ça me rappellera ma jeunesse à Rabat.

lundi 16 mars 2026

MÉTAPHORE ÉLECTORALE

Au lendemain du premier tour des élections municipales, Beaucaire s’est réveillée avec la gueule de bois. Vous savez, comme cette fille qui a trop dansé et trop bu, et qui ouvre les yeux sur un inconnu couché dans son lit. Alors la fille s’interroge. Elle regarde le type en question, et se demande ce qui lui est passé par la tête. Le gars n’a rien de particulièrement attirant, comment est-il arrivé dans son lit ? Elle se dit qu’elle va le dégager vite fait, et qu’elle oubliera cette erreur de parcours. Mais six ans après, elle récidive. Et elle remet ça six ans plus tard. Là, elle comprend qu’en fait elle a un problème. Et un gros ! De toute évidence, elle aime les losers. Les types pas nets. Ceux qui l’emballent avec de belles promesses, qu’ils oublient dès qu’ils l’ont sautée.

Les femmes connaissent bien ce sentiment de dégoût qui suit de mauvais choix. Quand elles accordent leur confiance à quelqu’un qui ne la mérite pas. Et que très vite elles s’en mordent les doigts. Parce qu’en face, le gars révèle très vite son machisme. Son sexisme. Voire même sa violence. Et son manque total de respect. Et vous avez beau savoir qu’il va vous détruire, bousiller votre vie, vous vous accrochez à lui parce que vous n’avez personne d’autre. Et que vous avez traité comme quantité négligeable ce type gentil qui vous témoignait de l’attention et du respect, et ne vous a pas assez baratinée à votre goût. Alors vous vous dites que vous pourriez peut-être lui faire un coucou. Lui rappeler votre existence. Mais l’autre est toujours là. Il vous épie. Il vous traque. Et il vous garde à l’abri de la tentation de le quitter. Sans en avoir vraiment conscience, vous avez plongé dans l’indicible. Vous vous engluez dans une relation qui ne vous satisfait pas, et ne savez plus comment en sortir. L’inconnu du lendemain de cuite est toujours là. Satisfait de vous avoir dupée. Il détient le pouvoir, et vous comprenez que, depuis le début, c’était la seule chose qui l’intéressait. Pas vous. Pas votre bonheur. Il n'est pas entré par effraction dans votre vie pour faire votre bonheur, mais pour faire le sien. 

Beaucaire, en se prenant 60,37 % de fascisme dans la gueule, est comme cette femme qui a fait le mauvais choix. Détruite. Humiliée. Emprisonnée par les murs qu’elle a elle-même construit. Et à terme, irrécupérable. A celles et ceux qui ne lui ont pas tendu la main et qui ont ignoré ses appels à l’aide, il est conseillé de se taire. Et de se faire tous petits pour les années à venir. C’était avant qu’il fallait vous réveiller et vous mobiliser, aujourd’hui c’est trop tard. Le mec est dans son lit, et il n'est pas prêt d'en partir.

mercredi 11 mars 2026

FUSION ? PAS FUSION ?

Nous sommes à quatre jours du premier tour des élections municipales. Dimanche nous mettrons un bulletin de vote dans l’urne, et au soir d’une journée d’attente, nous saurons s’il y aura un second tour. Si oui, quelles seront les forces en présence ? Quels pourcentages pour chacune ? Alors je m’interroge. Quid d’une éventuelle fusion des deux listes d’opposition à Beaucaire ? L’une et l’autre liste ont-elles travaillé à un éventuel rapprochement ? Sauront-elles mettre de côté leurs ambitions pour s’unir dans l’intérêt général ? Parce que soyons clairs : le seul ennemi à abattre c’est la liste menée par le maire sortant. Pour nous débarrasser une bonne fois pour toutes du RN, et tirer un trait sur douze ans d'une gestion catastrophique qui plombe notre ville, il ne s’agira pas de faire la fine bouche. Christophe André (Beaucaire l’Esprit Libre) et Luc Perrin (Unis Pour Beaucaire) ont tous deux à cœur les intérêts des beaucairois et de leur ville. Agiront-ils en conséquence ? La question est posée.

vendredi 6 mars 2026

LE PLAGIAT DE L’ANNÉE

J’adore recevoir des bouquins dans ma boîte aux lettres. Ou la presse indépendante à laquelle je suis abonnée. Des lectures enrichissantes. De la belle écriture si possible. J’avoue que je n’étais pas préparée à la découverte du programme de Nelson Chaudon, distribué ce matin dans les habitations de Beaucaire. La lecture d’un programme, pour moi, se fait en plusieurs fois. Trois au minimum. Je l’ai donc lu une première fois en diagonale, pour avoir un aperçu de l’ensemble. Puis je l’ai relu une deuxième fois, en m’attardant sur certaines propositions qui m’avaient interpellée. Et pour finir, je l’ai soigneusement décortiqué. Et là, je me suis dit «Ah oui, quand même ! Il a osé...» Bon, soyons honnêtes, il y a manifestement eu du taf sur la mise en page, le choix des couleurs, et le graphisme général. Pour le contenant, c’est réussi. Tout comme le sont, à leur manière, les programmes distribués par Unis Pour Beaucaire et Beaucaire l’Esprit Libre. Pour le contenu, c’est une autre histoire. 

Le programme de «Continuons à faire briller Beaucaire» en fait, c’est un roman. Et un putain de plagiat ! Si vous ne connaissez pas la ville, et ne l’avez pas vue se dégrader ces douze dernières années, l’ensemble des propositions est très alléchante. Et si vous regardez bien, plusieurs d’entre elles ont été carrément piquées à l’opposition, qui les avait annoncées bien antérieurement à la publication de ce programme. Voire carrément lors des précédentes campagnes électorales. Monsieur le maire sortant serait-il à court d’idées ? Pour un beaucairois qui prétend aimer sa ville, c’est tout de même dingue qu’il aille piocher chez ses adversaires ce qui de toute évidence lui fait défaut : l’imagination. Parce qu’en fait, à part les projets lancés par son prédécesseur, et qu’il est tenu de concrétiser, rien dans ce programme ne lui appartient. Ah si, pardon ! Le fait de vouloir virer le Conservatoire pour remettre les Halles au cœur de la ville, et de transformer le parking devant le Casino en une esplanade végétalisée. Ça, en toute objectivité, ce sont deux idées sympas. Pour la refonte de la rue Nationale, comment dire... La refaire pourquoi pas ? Mais quid des nombreux locaux commerciaux fermés ? Au vu des années écoulées, et du réel problème que représente l’implantation durable de commerces dans notre ville, le doute s’installe. Si j’osais, je dirais même qu’il le fait plus rapidement que n’importe quel commerce dont nous aurions tant besoin ! Quant à la climatisation dans les écoles... Faut-il vraiment rappeler à Nelson Chaudon que lors de la canicule de juin dernier, il a laissé les enfants des écoles crever de chaud dans leurs classes, sans même leur faire apporter des ventilateurs ? Que plusieurs adultes ont fait des malaises à cause des températures insupportables dans les locaux mal isolés de plusieurs écoles ? S’il veut qu’on y croie vraiment, qu’il commence par là. Dans deux mois, ça va nous retomber dessus. Et pendant qu’il sera bien au frais dans son bureau, les enfants  cuiront à l’étouffée. Encore une fois. 

Bref ! Quand vous en êtes à votre troisième campagne des municipales avec un candidat FN/RN, et que vous savez ce que cela a donné après l’élection de 2014 et celle de 2020, vous ne vous laissez pas abuser. Ne le seront en vérité que les groupies qui, pour la plupart, ne se donneront même pas la peine de lire le programme. Faut dire que lire avec des œillères, c’est un exercice pour le moins ardu... Heureusement, pour celles et ceux qui n’aiment pas lire, les pages sont truffées de photographies. Certaines créées avec une IA d’ailleurs, et pas mal réussies. C’est donc un roman, mais très clairement ce ne sera pas le best-seller de l’année. Si vous le lisez, bon courage !


samedi 28 février 2026

ON EN PARLE DES LISTES ?


ON EN PARLE DES LISTES ?

On en parle de la constitution des listes ? Non, parce que là il y a vraiment à boire et à manger ! Et ce n’est pas franchement gastronomique. Moi, je veux bien que les têtes de listes pensent stratégie, mais on a un peu de mal à comprendre laquelle exactement. Le seul, malheureusement, qui tire son épingle du jeu, c’est le maire sortant. Il s’était dit qu’il avait du mal à constituer sa liste, mais radio Beaucaire s’est plantée, et pas qu’un peu !  

Nelson Chaudon fait main basse sur le monde associatif. On retrouve notamment sur sa liste trois membres de Courir à Beaucaire, dont Alain Germain qui en a longtemps été le président, (3ème) Christophe Guglielminotti (13ème) et Blandine Asencio (18ème). On a également Alberto Camaïone, président de Gladiators Ugernum (5ème) André Cambi Gourjon, président du Comité de Jumelage Beaucaire Montelupo (7ème) Mireille Fougasse, présidente de l'Escolo di Tradicioun (8ème) Thierry Peyret, président de Camarina (11ème) ) et Lou Segura, présidente de La Jeunesse Beaucairoise (20ème). Tous en position éligible qui plus est, donc on imagine aisément les retombées sur leurs associations. On appelle ça comment déjà ? Ah oui ! Du favoritisme. Dans le même ordre d’idée, parce que là on est dans le copinage, on a Paolo Miras, collaborateur parlementaire du député Yoann Gillet, et responsable des actions militantes du RNJ Gard (29ème). Sur la liste, on retrouve également le frère du maire, Timothé Chaudon, collaborateur parlementaire du député RN Yoann Gillet, et Délégué Départemental Jeunesse du RNJ Gard (17ème). Lui est évidemment en position éligible. Dans ce cas précis, on parle de népotisme. Un cas que l’on retrouve sur la liste de Christophe André, avec la présence de Juliette André, sa fille (20ème). Un piège dans lequel n’est pas tombé Luc Perrin, même si la présence de certains de ses colistiers interroge. Comme le choix de Céline Ciliberti (34ème) que l’on ne classera pas parmi les humanistes. Si  stratégie il y a, on ne voit franchement pas laquelle ! Ni ce qu’elle pourrait apporter à une liste étiquetée Divers. Mais «comme on fait son lit, on se couche» nous dit le dicton populaire. Des listes d’opposition, on retiendra que les jeunes ne s’y bousculent pas. Deux ou trois chacun, histoire de faire baisser la moyenne d’âge et de montrer qu’il y a une volonté de s’occuper de la jeunesse. Mais pas de réelle envie de les faire élire, et pas en pole position. Pas encore prêts à passer la main les vieux de la vieille, hein ? Dommage...

Pour résumer, tout ça n’est pas génial. Pas attractif. Et dans le cas du maire sortant,  augure mal du prochain mandat. Parce que si le copinage est une pratique courante, le favoritisme ET le népotisme, ça fait beaucoup ! Quid de l’attribution des futures subventions aux associations ? Faudra-t-il désormais être élu pour bénéficier du soutien financier et logistique de la municipalité ? Faudra-t-il faire partie de la famille pour obtenir des responsabilités alléchantes et construire une carrière politique ? Le Rassemblement National, parti antirépublicain, a gardé les manières et les réflexes de l’Ancien Régime. La transmission familiale en fait partie, et là mes ami.e.s, on est en plein dedans ! Alors un conseil les beaucairois et les beaucairoises : le 15 mars, réfléchissez avant de voter. Votre avenir, et celui de votre ville, en dépend.

Couleurs du surlignage 

💛 Favoritisme 

💚 Népotisme

🩵 Copinage

🧡 Erreur de casting


lundi 16 février 2026

UNE CAMPAGNE MOLLASSONNE !


Comment parler de cette campagne électorale sans se montrer désagréable envers celles et ceux qui ont le courage de s'y engager ? Le challenge est d'y porter un regard juste, analytique, et factuel. En mettant de côté le pathos qu’induit inévitablement le fait de connaître les deux tiers de celles et ceux qui se présentent. Mais justement, les connaître plus ou moins bien, influe forcément sur le jugement que l’on porte sur la constitution des listes, et bien sûr sur la campagne en elle-même. Cela étant, il y a un fait incontestable. Tout cela est mou. Sans saveur. Et ne fait pas rêver. 

Parlons de ce que l’on sait. Les deux listes opposées à celle du maire sortant ont toutes deux de bons programmes. Réalistes, réfléchis, et qui ont pour ambition de tirer Beaucaire vers le haut. Unis Pour Beaucaire, et Beaucaire L’Esprit Libre, ont à cœur de faire revivre la ville. De la débarrasser de la gangue de médiocrité dans laquelle l’ont enfermée douze ans de gestion frontiste. La rigueur, l’ouverture au monde extérieur, et la transparence, sont au cœur de leurs programmes. Retrouver le chemin d’une pratique saine de la démocratie également. Et on ne saurait en attendre plus, ni mieux, de la part de candidats tous deux attachés aux valeurs de la République ! Là où cela cloche, c’est la campagne en elle-même. Les deux listes ont misé sur la communication numérique. Bien. Mais là où UPB partage quotidiennement les éléments de son programme sur les réseaux sociaux, BLEL se limite à de rares visuels diffusés au compte goutte. Touchant inévitablement beaucoup moins de monde, d’autant que lesdits visuels ne sont guère relayés sur les groupes beaucairois Facebook. Tous deux sont présents sur Instagram, mais quasiment inactifs, et aucun ne l’est sur X et TikTok. Pour X, il aurait fallu qu’ils investissent le réseau au minimum début 2025 pour se constituer une communauté de followers. Par contre pour TikTok, sachant que ce réseau est celui sur lequel on peut le plus facilement toucher les jeunes, et les intéresser à l’avenir de leur ville, c’est franchement dommageable de s’en priver ! Et c’est même carrément incompréhensible. UPB tracte sur le marché, BLEL s’y refuse. Un choix qui interpelle, d’autant plus de la part d’un communicant... Nous imaginons que les deux s’adonnent à l’exercice fastidieux, mais nécessaire, du porte à porte. 

En face, le maire sortant ne se donne même pas la peine de faire campagne. Il tracte un peu sur le marché, distribue sourires et bisous à ses groupies, et engage ses soutiens à diffuser ses idées par le biais de réunions intimes, type «Tupperware». Nelson Chaudon en fait c’est un commercial. Le VRP du RN local ! Il se vend, et il fait des promos sur son programme fantôme… Pas de réunions publiques. Pas de visuels. Mais évidemment, pour lui qui est, comme son prédécesseur, omniprésent sur la ville et dans les pages du Beaucaire Mag, c’est facile ! Et bien entendu, ses fans se lâchent sans hésitation sur les groupes beaucairois. S’acharnant carrément sur ses opposants. Utilisant pêle-mêle les arguments massue des frontistes. A savoir, l’insulte, le dénigrement, la diffamation, et un racisme totalement décomplexé. Et confondant le débat d’idées, et la critique légitime de son maigre bilan, avec l’expression d’une haine fantasmée. Celle qu’eux-mêmes ressentent envers toutes celles et tous ceux qui ne leur ressemblent pas. 

Donc on en est là. Certains échangent des coups virtuels. Les p’tits jeunes du RNJ arrachent les affiches des opposants, et/ou les recouvrent avec celles de Nelson Chaudon, à une allure qui interroge quant à la manière dont ils sont avertis du collage de ses adversaires. Serait-ce par le biais de la vidéo surveillance ? Nous ne saurions l'affirmer, mais la question est posée. Pendant que les opposants, qui n’ont toujours rien compris au danger qui menace notre ville, prennent soin de coller «démocratiquement» en laissant de l’espace aux deux autres listes. On a juste envie de leur rappeler qu’on ne fait de campagne respectueuse de l’autre que lorsque l’autre en question est respectable. Républicain. Or les candidats du Rassemblement National ne sont ni l’un l’autre. Alors bien sûr, on a envie d’y croire. Et on croise les doigts pour eux. Mais être réaliste, dans le concret, c’est bien aussi.

vendredi 30 janvier 2026

SUSPENSE LEVÉ

Bon, le suspense qui n'en était pas vraiment un, est enfin levé. Christophe André tirera la liste Beaucaire l'Esprit Libre.  Une liste ancrée à droite mais ouverte à tous, selon ce qui avait été annoncé au début de la campagne de ces municipales. Pour le suivre, des visages et des noms bien connus des beaucairois. Pas de réelle surprise pour le moment, si ce n'est quelques jeunes que l'on découvrira lorsque la liste sera officialisée. Faire du neuf avec du vieux, c'est le credo à la mode, et pas uniquement à Beaucaire. Le candidat a du métier, mais il n'est pas forcément en odeur de sainteté à Beaucaire depuis 2014, et l'élection de Julien Sanchez. Quoi qu'il en soit, c'est courageux de se mettre en première ligne. Pour lui comme pour ses petits camarades, qu'ils tirent une liste ou y soit inscrits en position éligible. Parce qu'en cas d'échec, se retrouver pendant six ans dans l'opposition municipale d'un conseil géré par le Rassemblement National, j'vous le dis ce n'est pas une sinécure ! Mieux vaut y être bien préparé. Cela étant, malgré quelques annonces et documents qui suscitent notre intérêt, on attend le programme complet pour juger sur pièce.

Avec deux listes en lice face à celle du maire sortant, on peut légitimement espérer que celui-ci finisse par prendre ses cliques et ses claques, et abandonne la mairie dans laquelle il aura sévi deux courtes années. Dire ciao au Rassemblement National, c'est le vœu que forment une partie des beaucairois. Toutes celles et ceux qui ne se laissent pas aveugler depuis près de douze ans par la propagande des municipalités Sanchez et Chaudon ! Mais rappelez-vous, lors des municipales on vote pour un programme. pas pour un homme, une femme, ou un parti politique. On vote pour offrir un avenir à nos enfants. Vos enfants. Par pour faire briller Beaucaire, comme le dit le slogan de Nelson Chaudon, lequel est carrément aveuglé par les feux de la rampe ! On vote pour vivre bien dans sa ville. Et mieux. Pas pour des effets d'annonce, mais pour du concret.  Pas pour faire un pas de danse avec le maire ou lui faire la bise. Mais pour que la ville évolue, et nous offre tout ce qu'une ville de près de 16000 habitants devrait nous offrir. Sur le plan pratique, sécuritaire, commercial, social, culturel, et celui de la santé, Beaucaire a d'énormes lacunes. Elles se sont aggravées depuis 2014, et la ville s'enfonce dans la médiocrité. Dans cette optique, on s'inscrit sur les listes électorales si ce n'est pas déjà fait, et on vote. On fait un choix qui engagera notre ville, et TOUS ses habitants.

vendredi 23 janvier 2026

ET C'EST PARTI POUR LE CANDIDAT RN !


« Pour continuer de faire briller Beaucaire, je suis candidat aux élections municipales. » Nelson Chaudon

Dis donc, t’as pas fait dans la dentelle pour annoncer ta candidature ! Elle est très bavarde ta lettre aux beaucairois, et truffée de mensonges. Ça commence bien... Cela dit, il était temps de lever ce suspense qui n’en était pas vraiment un ! On savait tous que tu allais officialiser tes ambitions. C’est sûr que le trône de Beaucaire si généreusement offert par ton prédécesseur, ça ne refuse pas. Pas si l’on veut, comme lui, s’en servir comme d’un marchepied pour grimper les échelons du parti. J’critique pas, hein ? Après tout, il faut bien que des courageux, voire des inconscients, se risquent dans l’arène politique. Nous avons donc trois candidatures officielles pour notre ville, l’une d’elles n’ayant pas encore de tête de liste. Voyons voir un peu ce que tu nous bafouilles dans ta missive.

1- «Notre ville est un exemple sur bien des points.» 

Un exemple de quoi ? De médiocrité ? De saleté ? De laisser-aller ? Parce que c’est ça la réalité.

2- «Nous avons augmenté les moyens alloués à la sécurité et les résultats sont là.»

Quels résultats ? C’est sûr qu’il y a plus de policiers municipaux et de caméras de vidéo surveillance, mais les incivilités et les trafics en tous genres ont suivi le mouvement. Exponentiels eux aussi !

3- «Nous avons agi pour améliorer l’image de Beaucaire et son cadre de vie.»

Alors déjà, quand on sait qu’en douze ans seules trois rues on été réhabilitées, et que la voirie rurale est dans un état désastreux, ton plan de voirie sur dix ans laisse espérer au mieux deux ou trois rues de plus. Autant dire une chiure de mouche dans l’univers local ! Quant au quai de la Liberté, comment dire... ? Rien n’a changé depuis mon arrivée à Beaucaire en 2011. Si tu voulais parler du quai de la Paix, trois ans de travaux pour un résultat plus que discutable, ce n’est pas franchement une référence.

4- «Nous avons modernisé les équipements communaux en allouant des budgets sans précédent ayant permis la rénovation des écoles.»

Plus c’est gros, mieux ça passe, hein ? Les travaux de réhabilitation n’ont touché que l’école de Garrigues Planes. Les autres attendent toujours leur tour. Faut-il te rappeler que l’école Nationale n’a toujours pas vu un centime du financement de 7 millions d’euros annoncé en octobre 2020 par Julien Sanchez ?! Elle est passée où la thune ? Dans quoi ? Les équipements des établissements scolaires de la ville sont dans un état déplorable, et rien n’a été fait. 

5- «Cette gestion rigoureuse nous a permis de ne jamais augmenter les taux d’impôts locaux.»

Faux ! Les impôts locaux ont subi une augmentation de 32% depuis 2014. Pour exemple, 682 €/habitant en 2024, contre 505 €/habitant en 2014.

6- «De nombreux projets de rénovation urbaine en centre ville ont été lancés.»

On les compte sur les doigts d’une main les actions de rénovation urbaine. Pas de quoi pavoiser !

7- «Cette gestion saine nous permet d’investir pour l’avenir et de cultiver des moments d’unité.»

Les sommes budgétées ne sont pas réinvesties pour l’amélioration de la ville. La gestion semble saine parce que quasiment rien n’est dépensé par et pour la ville. Quant aux moments d’unité... Ni toi, ni ton prédécesseur, n’avez rien apporté aux  événements et divertissements de la ville. Ou si peu... Les Estivales sont toujours les mêmes, Julien Sanchez a massacré les Beaux Quais, la Foire de l’Ascension, et même le marché bi-hebdomadaire. Et tu mets allègrement tes pas dans les siens ! Rien de nouveau sous le soleil.

8- «La reprise de la présidence de la CCBTA»

Il n’est écrit nulle part que Beaucaire devrait impérativement avoir la présidence de la communauté de communes. Si le maire de Bellegarde a été élu à cette responsabilité en 2014 et 2020, c’est parce que la majorité des maires et conseillers municipaux des villes de la CCBTA ont estimé, à raison, qu’il gérerait le territoire d’Argence avec rigueur, clairvoyance, et sans faire de favoritisme. Contrairement à ce que ton prédécesseur et toi-même prétendez. Beaucaire a obtenu des subventions pour tous ses projets, exactement comme les autres communes. Dire le contraire, c’est mentir. Si tu prenais la tête de la CCBTA, nul doute que tu ferais sombrer le territoire comme vous avez tous les deux, Julien Sanchez et toi, fait péricliter Beaucaire.

Pour conclure, tu te lances dans la course aux municipales en listant tranquillement des mensonges à chaque paragraphe de cette lettre édifiante. En balançant de la poudre à la pelle, dans les yeux de tes administrés. Et tu voudrais qu’ils votent massivement pour toi dès le premier tour ? Mais pour ça, encore faudrait-il que certains d’entre eux soient assurés de ne pas être montrés du doigt comme les responsables de tous les maux. Discriminés. Dévalorisés. Mis à la marge de la vie locale. Attaqués pour leurs opinions et leur liberté d’expression. Alors on va déjà attendre de voir quelle liste tu nous ponds, hein ? Après, avisera qui voudra se pendre, et la ville avec. Ou pas.





lundi 19 janvier 2026

L'OISEAU MIGRATEUR

Donc toi, en fait, t’es juste un oiseau migrateur ! Un genre de cigogne censée nous délivrer la bonne parole,  emballée dans un couffin inoffensif. Un truc au long bec et aux dents longues. Une espèce encore méconnue, mais que je ne me lasse pas d’étudier. Tu as migré sur Beaucaire il y a de ça onze ans, et tu y es devenu semi sédentaire. Semi, parce que tu n’as cessé de voleter à travers la France pour diffuser ta conception de ce que devrait être la vie parfaite des autres oiseaux. Accompagné d’un vol quasi permanent de corbeaux portant cravate, et d’une vague d’étourneaux malhabiles et bruyants, et d’un bon nombre de vautours affamés. A ta décharge, tu as mis une certaine animation dans Beaucaire, en réveillant les oiseaux endormis. Ceux qui somnolaient après avoir ripaillé, et qui n’ont pas pris conscience du danger que tu représentais. Quand ils ont ouvert les yeux après avoir pris le temps de lisser leur plumage, il était trop tard. Tu avais fait ton nid sur le toit de la mairie, et tu n’avais pas l’intention de te barrer de sitôt ! 

Puis tout à coup, après dix ans d’un prétendu bonheur beaucairois, tu as répondu à l’appel de l’autre oiseau. Un bon gros dodo bien engraissé. Tu sais, de cette espèce si rare, qu’à Strasbourg ou Bruxelles on ne le voit jamais. Et tu t’es envolé pour le Parlement Européen, où tu volètes dans les couloirs jusque tard dans la nuit, et caquètes avec tes congénères. D’autres cigognes, des corbeaux, quelques vautours  et grues cendrées arrogants. Et tu t’es adapté. Un nid ici, un nid là-bas, des voyages au fil des rails à n’en plus finir. Revenant toujours vérifier que ton poussin malhabile faisait le job bien comme tu le lui avais appris, et gardait ton nid beaucairois. On te pensait parti pour t’installer définitivement dans ta nouvelle vie. Que tu mettrais un terme à tes envies de migration. Mais découvrir de nouveaux horizons, on dirait que c’est ton truc, pas vrai ? Et là, j’apprends que tu t’es envolé de nouveau. Que tu accours à tire d’aile du Parlement Européen à Nîmes. Te découvrant un coeur de nîmois fier de sa ville. Sauf que ce n’est pas la tienne ! Tout comme Beaucaire ne l’a jamais été. Quand bien même tu aurais retourné les plumes de nombreux oiseaux égarés et trop confiant, ici tu n’as jamais été chez toi. Remarque, moi non plus. Mais je suis d’une toute autre espèce, de celle qui dévore les volatiles imprudents. Et cela d’où qu’ils viennent. 

Va falloir que tu claques du bec sacrément fort pour te faire entendre ! A Nîmes, ya des tas d’oiseaux sédentaires. Des races locales qui n’ont pas l’intention de lâcher leur nid. Et ceux qui ambitionnent de faire le leur à la mairie, ne vont pas te faciliter le travail. Quand bien même tu mentirais comme un arracheur de dents sur ton programme pour les embarquer dans tes envies migratoires, ce n’est pas gagné. Et c’est tant mieux ! D’autant qu’avec toi, c’est encore une fois un vol de corbeaux et de vautours qui vont s’abattre sur la cité romaine. Méfi ! Ils vont lâcher les taureaux, et tes oiseaux et toi risquez d’y perdre des plumes. De quoi auras-tu l’air sans ton beau plumage ? Tu feras tristoune, moi j’te le dis. Tu pourras toujours t’envoler pour une autre ville, genre Paris. Tant que tu emmènes tes corbeaux, tes vautours et tes étourneaux avec toi, tu fais comme tu le sens. Cela dit, ce ne serait pas terrible pour ton image de déployer tes ailes encore une fois. Mais quand ça vous démange, et qu’il y a plus à becqueter ailleurs, c’est difficile de résister. Oiseau migrateur un jour, oiseau migrateur toujours. J’te dis pas bon vent, hein ? Moi j’attends que tu te pètes les ailes.

samedi 17 janvier 2026

FIERS D'ÊTRE NÎMOIS ?

©️Joséphine Ortuno / ICI Gard Lozère

Condoléances aux nîmois ! C'est officiel, Julien Sanchez a désormais les yeux fixés sur leur ville pour les municipales. Il sera comme de bien entendu épaulé par Yoann Gillet et Sylvie Josserand, respectivement députés des 1ère et 6ème circonscriptions du Gard. Avec le trio infernal, le Rassemblement National fait un cadeau empoisonné à Nîmes. Julien Sanchez, c'est un choix éventé depuis des semaines ! Le secret de polichinelle de cette pitoyable campagne électorale.

A celles et ceux qui commencent déjà à s'extasier sur les réseaux sociaux, et qui osent donner Beaucaire en exemple alors qu'ils n'y vivent pas, nous rappelons que non, tous les beaucairois ne sont pas satisfaits de la gestion de leur ville, qui s'enfonce dans la médiocrité depuis onze ans. Nous n'avons qu'un seul mot à leur dire : méfi ! Gestion discriminatoire, pas d'argent insufflé dans les infrastructures et le matériel technique de la ville, écoles et voiries à l'abandon, etc. Si vous voulez que Nîmes reste la très belle ville que vous aimez, ne vous laissez pas abuser par quelques sourires et des promesses de campagne qui s'envoleront avec le premier mistral.

Posez-vous la question les gardois : serez-vous toujours fiers d'être nîmois, si vous élisez Julien Sanchez pour son baratin et quelques grammes de poudre aux yeux ?

lundi 12 janvier 2026

FAISONS DE LA POLITIQUE !

Vestiges du Bouleutérion, salle du conseil, de la cité de Priène, IVe siècle av. J.-C. 

Alors que les politiciens de la France entière sont en campagne, certains pour les élections municipales, d’autres avec l’élection présidentielle en ligne de mire, à Beaucaire c’est le calme plat. Un vague remous de temps à autre, mais tous se sont mis en suspens pendant la période des fêtes. Entendez pas là, tout le mois de décembre. Ben oui ! Chacun sait que les fêtes de fin d’année débutent le 1er décembre, et s’achèvent le 6 janvier. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus.

Par conséquent, je m’interroge. Qu’est-ce qui justifierait  qu’à chaque période festive de l’année, chaque événement traditionnel organisé dans la ville, la vie politique s’arrête. Que les politiciens suspendent leur programmation électorale. A Beaucaire, comme je le suppose dans d’autres villes - mais cela reste à vérifier - on met la politique de côté avec une dangereuse facilité. Et cela ne peut manquer d’interpeller celles et ceux qui se passionnent pour la vie, et l’avenir, de leur cité. Réfléchissons ! Si les citoyens considèrent que la politique dérange, voire même qu’elle les emmerde, alors qu’ils sont concernés au premier chef, peut-on encore les considérer comme des citoyens à part entière ? La question se pose, et elle est légitime. Faut-il rappeler ce qu’est la politique ? Le mot désigne ce qui est relatif à l'organisation et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée (cf 1). Ce qui signifie que tout, dans le quotidien comme dans l’événementiel d’une ville, est politique. Décidé par elle, pour servir les intérêts des citoyens autant que les projets portés par les élus. N’en déplaise à celles et ceux qui considèrent que la démarche politique est un état à part du quotidien, et ponctuel. Il n’en est rien. Il suffit de se replonger dans l’Histoire pour noter qu’aussi loin que l’on remonte dans le temps, la politique est le moteur de l’organisation des cités. Elle définit le cadre de la vie collective. Elle en est l’élément essentiel. Vital ! Le nier, c’est en déprécier la valeur et l’utilité. Que serions-nous sans les lois qui régissent et ordonnent la vie en société ? A quel état en serions-nous réduits ? Pensées, et votées, par des citoyens soucieux de préserver une forme d’harmonie, ces lois - que l’on peut bien évidemment contester, repenser, et changer - encadrent nos parcours de vie et notre quotidien. Elle contribuent au vivre ensemble. Et parfois, certes, manipulées par des politiciens qui dévient de la devise républicaine, elles l’écorchent et l’abîment. Mais, pour citer Jean Anouilh, «Rien n’est irréparable en politique» (cf 2). Et c’est vrai ! Certains politiciens détruisent, d’autres réparent.

Dans cette optique, soulignons que nier la cohérence du fait politique, et des actions qui y sont liées, nuit à la bonne marche de la vie démocratique. En période électorale par exemple, mais pas que, se mettre en retrait de la vie de la cité participe d’une dangereuse forme d’inconscience. Ou d’un aveuglement peu constructif. Voire des deux. Faisons de la politique ! Vous, moi, tout le monde. Parce que nous sommes tous appelés à nous prononcer dans les urnes, pour des échéances électorales qui risquent fort de bouleverser nos paysages locaux et nationaux. En mars de cette année ce seront les élections municipales. Suivies en 2027 de l’élection présidentielle, des élections départementales et régionales en 2028, des élections européennes et législatives en 2029. un calendrier chargé à l’horizon 2030, pour achever la troisième dizaine d’un siècle qui subit de grands bouleversements sociétaux et géopolitiques. 

Alors ne boudons pas notre chance de faire entendre notre voix ! Apprécions de vivre dans une démocratie, certes imparfaite, mais qui garanti encore notre liberté d’opinion. Souvenons que dans de nombreux pays, la démocratie recule dangereusement. Et que dans d’autres, elle n’existe tout simplement pas. Il appartient aux hommes et femmes politiques de ne pas se mettre en retrait sous de fallacieux prétextes. D’assumer la voie qu’ils ont choisi d’emprunter avec tout ce qu’elle comporte de risques, et parfois d’agressions, de violences, écrites ou verbales. C’est le jeu ! Si l’on a l’épiderme fragile, on ne s’engage pas en politique. Partant de là, il revient à ces hommes et ce femmes de nous faire envie. De nous donner de l’espoir sans nous bercer de fausses promesses, ni de grandes déclarations populistes et démagogiques. Et de faire passer l’intérêt général en priorité. Pour nous, pour eux. Pour nos villes. Et votons.

1 - Mot issu au 14ème siècle du latin politicus (relatif au gouvernement) du grec politikos (qui concerne les citoyens, l’État) lui-même dérivé du grec polis (cité)

2 - L’Alouette, pièce de théâtre en un acte qui revisite le procès de Jeanne d’Arc