mercredi 8 juillet 2026

LA RENAISSANCE DES ESCROCS

Donc en France, en 2026, on peut se présenter à l’élection présidentielle en étant plusieurs fois condamnée pour détournements de fonds publics. Et pas quelques centaines ou même milliers d’euros, hein ? Non, on parle de centaines de millions d’euros. 4 100 000 M€ plus précisément. Ce n’est pas franchement de l’argent de poche ! Les chaînes d’actualité ont tourné en boucle sur le port du bracelet électronique. Cherchant à décortiquer si oui ou non Marine Le Pen pourrait faire campagne avec son p’tit pote autour de la cheville. Mais en fait, la question n’est pas là. Le fond du sujet, c’est la condamnation. C’est le fait désormais incontestable que Marine Le Pen est reconnue coupable. Julien Sanchez et toute la clique du Rassemblement National ont beau clamer sur les plateaux de télévision et au micro des radios que «Marine Le Pen l’est innocente» le fait est que non, elle ne l’est pas. Partant de là, savoir si oui ou non elle pourrait ou devrait se présenter à l’élection présidentielle, ou à n’importe quelle élection d’ailleurs, ne devrait pas être un point de réflexion. Il serait temps d’assainir une bonne fois pour toutes la vie politique. Temps d’interdire que qui que ce soit, quel que soit son parti politique, puisse se présenter au suffrage universel avec un casier judiciaire. Temps de dire STOP ! Sans conteste, cela ferait un sacré nettoyage par le vide.

Ne nous étonnons pas que de nombreux français.es se refusent à voter, et que les taux d’abstention s’envolent élection après élection. Celles et ceux qui n’ont que le «Tous pourris» à la bouche n’ont hélas pas complètement tort. La politique dans notre pays (et pas uniquement d’ailleurs !) est devenue une arène dans laquelle tous les coups sont permis. Où la moralité, l’éthique, le respect de la devise républicaine, sont galvaudés. Piétinés. Ignorés. Où la norme est de tremper tout à fait consciemment dans des «affaires» qui vous éclatent à la figure, et de faire ensuite celui ou celle qui ne savait pas. Qui ne voulait pas. Qui, en somme, n’a pas fait exprès de mentir, de voler, d’escroquer, de fermer les yeux, de faire du favoritisme, du népotisme et j’en passe ! Et bien sûr, de s’en mettre plein les poches.Ce qui pourrait être risible, mais qui ne l’est pas, c’est que toutes ces personnes et leurs soutiens se montrent d’une incroyable intolérance envers les citoyens lambdas qui ont des démêlés avec la justice. Envers celles et ceux qui se retrouvent dans un tribunal pour X raisons... Ils exigent une justice rapide. Implacable. Le pire pour celles et ceux qui subissent ces jugements étant tout de même de se faire descendre par les laquais de l’extrême droite, langues pendantes devant un parti qui n’est, au fond, qu’une formidable association de malfaiteurs. Multi récidiviste, et multi condamnée. Au vu des casseroles que se traînent ses membres, élus ou pas, on se demande vraiment comment font leurs électrices et électeurs pour voter pour eux. Faut croire que l’honnêteté, la probité, ne sont pas les qualités premières qu’ils en attendent... 

Résultat de cette journée sans grande surprise, c’est que le grand perroquet qui caquète libéral  et fricote avec le gratin de la noblesse européenne (gratin bien empêtré lui aussi dans des détournements de fonds conséquents) va devoir retourner au nid et lisser ses plumes. Lui qui s’était senti prêt à déployer ses ailes, va nous afficher pendant toute la campagne son grand sourire hypocrite et débile. Sa formation n’est de toute évidence pas terminée, et finalement on échappe au pire ! Marine Le Pen candidate, qu’on l’apprécie ou pas, c’est une finalité logique. Elle est tout à fait présidentiable et légitime. L’autre, franchement, cela aurait été propulser au sommet un gamin dont les lacunes sont tellement énormes qu’elles feraient frémir de peur des chevaux de bois. Et en-dehors de toute orientation politique, on ne peut tout de même pas confier les rênes de notre pays à un incompétent notoire. A sa patronne non plus, cela dit ! Mais cela, ce sont les électrices et les électeurs qui en décideront. Pour éviter le pire, je ne saurais trop suggérer à celles et ceux qui ont encore un brin de conscience politique et d’amour de leur pays de se mobiliser. De faire entendre la voix de la raison. Et pourquoi pas, de prier. Cela peut marcher... 

mardi 26 mai 2026

LA CROIX DE LA DISCORDE


On me chuchote dans l'oreillette que les fafs seraient en PLS (position latérale de sécurité) depuis dimanche. Ce week-end de Pentecôte ne leur aurait pas apporté la sérénité qu'ils en attendaient. En cause, la démarche d'une association antiraciste et antifasciste locale, qui alerte sur l'installation en catimini d'une croix, sur les hauteurs de Comps. Très belle la croix ! Du bel ouvrage de ferronnerie qui a dû coûter un bras aux identitaires qui l'ont commandée. A moins que l'un d'eux ne soit un homme ou une femme de l'art, personne n'en sait rien. Une dépense de pure charité chrétienne, visant à instruire les pauvres mécréants des alentours des bienfaits de la religion catholique. Financée par... ? On ne sait pas. Mais la piste mérite d'être creusée. Ces petites mouvances activistes locales d'extrême droite ne manquent pas d'argent, contrairement à celles de gauche qui rament pour en obtenir. Précisons tout de même que l'association beaucairoise à l'origine de ce foutu merdier est pauvre comme Job. La référence aux Evangiles vous plaît ? A moi aussi. Cela me rappelle ma scolarité en instituts catholiques. Ben oui, hein ? Personne n'est parfait.

Donc, une croix déchaîne les passions. Et pas les meilleures ! Les fafs sont en croisade contre la méchante association qui voudrait éradiquer tous les symboles qui leur servent de doudous. Pauvres chéris ! Toutes ces hallucinations... Ils me feraient presque de la peine. Presque. Mais ils sont si excessifs qu'ils en deviennent marrants. En fait j'aime assez jouer avec les identitaires, en particulier ceux-là, écorchés vifs prêts à se crucifier. Non, pardon ! A me crucifier. Depuis dimanche, j'ai droit à toute la panoplie du facho catho de base : insultes sexistes, injures, diffamations, menaces explicites, déformation de mes propos, conseils éclairés sur ma vie sexuelle, réécriture de l'histoire... La mienne, hein ? Parce que pour l'Histoire avec un grand H, cela fait belle lurette qui l'ont réécrite. S'ajoute à cela une mise en lumière aux atouts discutables, sur tous les sites et médias chrétiens intégristes, avec évidemment l'extrême droite qui leur emboîte le pas. Ma modeste personne n'en demandait pas tant ! Un faf grande gueule mais peu courageux, qui m'a bloquée sur X à la suite de nos échanges pourtant très courtois (de ma part) a même appelé Julien Odoul à la rescousse ! Ce qui m'a valu un putain de fou rire qui me fait encore mal aux côtes 🤣 Et bien sûr certains ont tagué Nelson Chaudon, Julien Sanchez et Bardella. La menace ultime ! 

Alors évidemment, quand on porte comme moi plusieurs casquettes, les autres en face s'y perdent un peu. Normal, leurs cerveaux ne sont pas conçus pour un tel afflux d'informations, ils n'arrivent pas à traiter toutes les données. En attendant, je m'amuse beaucoup avec eux. J'vais peut-être les garder comme jouet ! Je les installerais dans ma cour, et je les empilerais en forme de croix. Ce sera fun, non ? Les identitaires, mes chats et moi. Enfin réunis... 🙏✝️ 






lundi 11 mai 2026

OÙ SUIS-JE ? QUE FAIS-JE ? DANS QUEL ÉTAT J'ERRE ?


Je n’arrive pas à savoir si tu es arrogant, ou simplement imbu de ta personne. Au fond le résultat est le même ! Tu te crois tout puissant, et la joyeuse servilité de beaucoup de tes administrés te conforte dans ce sentiment. C’est sidérant de voir par exemple des beaucairois d’origine maghrébine, nés ici, se précipiter vers toi avec des étoiles dans les yeux. Vous êtes allés à l’école ensemble. Avez joué au foot ensemble. Couru après les mêmes taureaux dans les abrivados. Forcément, cela a forgé un lien amical très fort. Du moins de leur côté ! Parce que du tien... Le bruit court que tu aurais imposé à certains de t’appeler «Monsieur Chaudon» ou «Monsieur le Maire», en lieu et place du «Nelson» auquel tu les avais habitués. Il se dit également que cela te fait bien marrer de les voir si heureux que tu sois élu, alors que tu ne feras rien pour eux. Ainsi, les directives de tes adjoints sont claires : on n’accorde rien aux «arabes». Pas de locaux commerciaux. Pas de permis de construire. Pas de rendez-vous en tête à tête. Pas le plus petit coup de pouce de la mairie. Tu ne remettras pas les menus de substitution dans les cantines, et tu as été très clair à ce sujet dès que tu as remplacé Julien Sanchez. Tu n’en as rien à cirer des gosses de tes anciens camarades de classe ! Si ces personnes ont encore l’illusion que tu roules pour eux, ils en seront pour leurs frais. 

Partant de ce constat, où en est-on ? Le triptyque «Où suis-je ? Que fais-je ? Dans quel état j’erre ?» résume plutôt bien la situation. Nous n’en sommes nulle part. Tu ne fais rien. Et Beaucaire continue de se désagréger sans que cela t’émeuve une seule seconde. Mais comme il faut bien entretenir la légende du bon maire soucieux du bien-être de ses administrés, tu as étoffé ton programme en allant joyeusement piquer des idées dans ceux de tes deux opposants. Tu as ainsi annoncé la création d’une école de raseteurs, un projet porté par la liste Unis Pour Beaucaire. Et annoncé la réfection de la place Georges Clémenceau, point majeur de la liste Beaucaire, l’Esprit Libre. Sont pas si nuls tes opposants, hein ? Sinon tu ne leur aurais pas volé leurs idées. On imagine aisément que tu ne t’arrêteras pas là ! Mais s’il est clair que tes groupies gobent tout sans vérifier, je te certifie que ce n’est pas mon cas. Je déplore que les deux listes d’opposition n’aient pas réagi à tes procédés bien peu honorables. Mais s’opposer frontalement génère des complications, et une atmosphère, qu’ils ne sont clairement pas prêts à gérer. Moi je te le dis : les méthodes de voyous de ton parti ont déteint sur ta soi-disant belle éducation beaucairoise, axée sur «de belles valeurs» selon tes propres mots. Le vol des idées, jusqu’à preuve du contraire, n’a jamais été défini comme une valeur. C’est une atteinte à la propriété intellectuelle pure et simple. 

Alors j’attends. Je sais que tu ne vas pas tarder à merder. Les élus d’extrême droite merdent toujours. C’est dans leur ADN. Comme le racisme, les discriminations, l’espionnage de leurs administrés sur les réseaux sociaux, les menaces qui s’ensuivent, la dévalorisation du travail des journalistes locaux et nationaux, les crachats sur le drapeau européen alors qu’ils encaissent tranquillement subventions et rémunérations, le mépris des lois en vigueur, les propos sexistes envers les femmes, et les liens avec les mouvances identitaires locales et nationales. Oui, oui ! Ne t’imagines pas que je ne suis pas au courant de tes faits et gestes, tu commettrais une grossière erreur. Moi, que tu sois un beaucairois pur jus ne m’émeut pas. Pour le dire crûment, je n’en ai rien à foutre ! Et pour l’instant, rien ne permet de penser que tu vas agir pour Beaucaire, et non pas uniquement pour ton parti politique. Tu prends même carrément le chemin inverse. Méfi ! La route du pouvoir est pavée d’ornières. Et tes petits camarades fachos ne sont pas des tendres. Moi non plus.

lundi 30 mars 2026

DÉLÉGATIONS ET IDÉOLOGIE

J’ai loupé le conseil municipal d’installation du nouveau maire dans sa mandature. Et comme bien entendu l’opposition ne communique toujours pas sur les conseils municipaux, je suis allée à la pêche aux infos pour voir un peu à quelle sauce nous allons être mangés pour les sept ans à venir. Parce que les gens, si vous ne le saviez pas encore, apprenez que les délégations sont importantes. Non seulement dans le choix de leur destination, mais dans celui des conseillers municipaux auxquels elles sont attribuées. Nelson Chaudon a semble-t-il blindé son conseil municipal, dans les bons comme les mauvais côtés. Ça suinte l’idéologie nationaliste, et l’arrogance identitaire ! Il fallait s’y attendre.

Sans surprise, la 1ère adjointe Marie-France Perignon et le 4ème adjoint Alberto Camaïone, conservent leurs anciennes délégations. La première aux affaires scolaires, le second au commerce, à l’artisanat et au développement économique. La première n’a pas brillé pendant le précédent mandat, et le mauvais fonctionnement des écoles en témoigne : pénurie de matériels basiques (cahiers, crayons, stylos, feuilles, papier toilette, savon etc.), retards de commandes et de livraisons, chauffages en panne, gestion discriminatoire de la cantine etc. Le deuxième, malgré un investissement réel pour améliorer le paysage économique de la ville, échoue à y parvenir. Les commerces sitôt ouverts, ferment les uns après les autres. La gestion discriminatoire de l’attribution des locaux, initiée par Julien Sanchez et perpétuée par Nelson Chaudon, nuit à l’expansion commerciale de notre ville. Mais la mairie s’entête. Si l’on ajoute à ça que les commerces qui sont sélectionnés ne collent pas franchement, voire pas du tout à la réalité des besoins des beaucairois, on n’est pas sortis de l’auberge. On s’en doutait, la délégation de la politique sportive et des associations idoines, échoue au 2ème adjoint, Alain Germain. On connaît désormais les raisons de son engagement, qui a surpris de nombreux beaucairois. Dans le même ordre d’idée, nous avons la délégation des affaires taurines et des estivales confiée à Thierry Peyret. Il n’aura pas mordu à l’hameçon lancé par le maire pour rien ! Nous souhaitons bon courage à une nouvelle venue, Marie-Hélène Filhol-Fériaud, avocate de son état, qui hérite de la délégation aux marchés publics et aux affaires juridiques. Elle va avoir du pain sur la planche avec ce dernier point ! Les 5ème et 6ème adjoints, Martine Hours et André Cambi-Gourjon, vont eux se débattre respectivement avec la délégation à la solidarité, aux affaires sociales et aux associations, et celle à l’urbanisme, au cadastre et au jumelage. Étant donné qu’on n’a plus qu’un seul comité de jumelage à Beaucaire, l’inscrire dans une délégation pour faire plaisir à son président est un peu too much... Pour la première, on a envie de dire «Quelle solidarité ?» C’est une notion totalement abstraite pour la ville de Beaucaire. Et on ne parlera pas des affaires sociales, hein ? Dans les mots «affaires» et «social» ils ne comprennent que le premier. Le deuxième leur file des boutons ! Il reste les associations, me direz-vous. Alors oui, mais uniquement celles qui rentrent dans le cadre étroit fixé par la municipalité. Le message, c’est en gros «Tu veux de la thune ? Tu marches droit et tu fermes ta gueule !» 

Je vous ai gardé les meilleurs pour la fin. Enfin, quand je dis meilleurs... La culture va une fois de plus se fracasser sur Mireille Fougasse, 7ème adjointe, élément inamovible des municipalités beaucairoises depuis 2008. Qui s’acharne à faire de l’inculture son terrain de jeu favori, et va donc récidiver pour ce quatrième mandat. Pourquoi, comment, a-t-elle été un jour propulsée à cette responsabilité qui lui échappe complètement ? C’est un mystère. D’un maire jeune et beaucairois, on aurait pu s’attendre à du renouvellement dans ce domaine, mais il faut croire que le niveau au ras des pâquerettes de la vie culturelle (?) de Beaucaire lui convient. On a également une déléguée aux associations culturelles, Véronique Lautier. Une beaucairoise dont on est en droit de se demander, au vu de son parcours, ce qu’elle connaît aux associations d’une part, à la culture d’autre part. Blandine Asencio, personne charmante dont on se demande ce qu’elle est venue faire dans cette galère, est déléguée au développement du sport libre. Il y aurait donc un sport qui ne le serait pas ? La notion est floue, et ressemble fort à une carotte... Pour ce qui est de Lou Segura, présidente de La Jeunesse Beaucairoise qui s’est distinguée avec son association en alignant les apéros pendant les dernières estivales, la voici bombardée évidemment à la jeunesse. Une manière comme une autre d'inculquer les bons réflexes identitaires aux jeunes beaucairois et beaucairoises qui ne les auraient pas acquis d’instinct ! De préférence en levant le coude, et en portant la casquette et le tee-shirt de l’association. Ya pas de petit bénef ! La cerise sur le gâteau, c’est le frère du maire himself, Timothé Chaudon qui sera délégué à la communication. La bonne blague ! C’est gros comme une maison de filer la com à son petit frère, histoire de ne pas dévier de l’idéologie frontiste et de ficeler tout ça en famille. On n’est jamais si bien servi que par soi-même, et se servir au RN on sait le faire, pas vrai ? Certes ! Mais on l’est mieux encore par ses proches, quand cela flatte leurs ambitions politiques. Et le petit dernier n’en manque pas... Alors quid de l’intérêt de la ville et de ses habitants ? Ben y’en a pas. Exit. Dans la municipalité Chaudon, très clairement, on la jouera identitaire et perso. 

Ce billet est long. Une fois de plus. Mais les délégations, et les conseillers municipaux auxquels elles sont attribuées, interrogent. Je ne pouvais pas faire l'impasse à ce sujet. Si vous prenez la peine de le lire en entier, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


vendredi 20 mars 2026

GROSSE TÊTE = GROS DRAPEAU

Je m’interroge : quand la mairie pavoise, la taille du drapeau est-elle représentative de l’ego de son maire ? Parce que dans la nuit du 15 mars, la mairie de Beaucaire s’est vue affublée d’un drapeau tricolore assez grand pour servir de couette ! Pour un peu, on se prendrait les pieds dedans en entrant dans la mairie... Ce qui en dit long sur la symbolique phallique du drapeau en question. 

Les élus du Rassemblement National ont vraiment un problème avec le drapeau français, non ? Pour ma part, j’aime notre drapeau. Tout comme j’aime celui de notre région, si flamboyant, et le drapeau européen. L’un et l’autre ayant hélas disparu du fronton de la mairie dès l’arrivée de Julien Sanchez à la mairie en 2014, au mépris de la loi du 10 mai 2023 faisant obligation aux municipalités d’arborer les drapeaux français et européen côte à côte. A la place on se retrouve donc avec un immense drap de bain qui donne clairement le ton pour les sept années à venir. Encadré par deux plus petits, qui semblent totalement ridicules. Si j’osais, je ferais un parallèle avec la figure du fils prodigue entouré par ses «parents» de substitution politique.

A signaler, l’état lamentable des drapeaux qui pavoisent le canal. Effilochés par le mistral, ils mériteraient d’être renouvelés. Tant qu’à faire d’en mettre partout, autant qu’ils soient en bon état, hein ? Ben oui. J’vous laisse, j’vais aller m’acheter quelques drapeaux pour concurrencer le big one ! Et j’vais me faire plaisir pour le choix des couleurs. Peut-être bien du rouge avec une étoile verte, tiens ! Ça me rappellera ma jeunesse à Rabat.

lundi 16 mars 2026

MÉTAPHORE ÉLECTORALE

Au lendemain du premier tour des élections municipales, Beaucaire s’est réveillée avec la gueule de bois. Vous savez, comme cette fille qui a trop dansé et trop bu, et qui ouvre les yeux sur un inconnu couché dans son lit. Alors la fille s’interroge. Elle regarde le type en question, et se demande ce qui lui est passé par la tête. Le gars n’a rien de particulièrement attirant, comment est-il arrivé dans son lit ? Elle se dit qu’elle va le dégager vite fait, et qu’elle oubliera cette erreur de parcours. Mais six ans après, elle récidive. Et elle remet ça six ans plus tard. Là, elle comprend qu’en fait elle a un problème. Et un gros ! De toute évidence, elle aime les losers. Les types pas nets. Ceux qui l’emballent avec de belles promesses, qu’ils oublient dès qu’ils l’ont sautée.

Les femmes connaissent bien ce sentiment de dégoût qui suit de mauvais choix. Quand elles accordent leur confiance à quelqu’un qui ne la mérite pas. Et que très vite elles s’en mordent les doigts. Parce qu’en face, le gars révèle très vite son machisme. Son sexisme. Voire même sa violence. Et son manque total de respect. Et vous avez beau savoir qu’il va vous détruire, bousiller votre vie, vous vous accrochez à lui parce que vous n’avez personne d’autre. Et que vous avez traité comme quantité négligeable ce type gentil qui vous témoignait de l’attention et du respect, et ne vous a pas assez baratinée à votre goût. Alors vous vous dites que vous pourriez peut-être lui faire un coucou. Lui rappeler votre existence. Mais l’autre est toujours là. Il vous épie. Il vous traque. Et il vous garde à l’abri de la tentation de le quitter. Sans en avoir vraiment conscience, vous avez plongé dans l’indicible. Vous vous engluez dans une relation qui ne vous satisfait pas, et ne savez plus comment en sortir. L’inconnu du lendemain de cuite est toujours là. Satisfait de vous avoir dupée. Il détient le pouvoir, et vous comprenez que, depuis le début, c’était la seule chose qui l’intéressait. Pas vous. Pas votre bonheur. Il n'est pas entré par effraction dans votre vie pour faire votre bonheur, mais pour faire le sien. 

Beaucaire, en se prenant 60,37 % de fascisme dans la gueule, est comme cette femme qui a fait le mauvais choix. Détruite. Humiliée. Emprisonnée par les murs qu’elle a elle-même construit. Et à terme, irrécupérable. A celles et ceux qui ne lui ont pas tendu la main et qui ont ignoré ses appels à l’aide, il est conseillé de se taire. Et de se faire tous petits pour les années à venir. C’était avant qu’il fallait vous réveiller et vous mobiliser, aujourd’hui c’est trop tard. Le mec est dans son lit, et il n'est pas prêt d'en partir.

mercredi 11 mars 2026

FUSION ? PAS FUSION ?

Nous sommes à quatre jours du premier tour des élections municipales. Dimanche nous mettrons un bulletin de vote dans l’urne, et au soir d’une journée d’attente, nous saurons s’il y aura un second tour. Si oui, quelles seront les forces en présence ? Quels pourcentages pour chacune ? Alors je m’interroge. Quid d’une éventuelle fusion des deux listes d’opposition à Beaucaire ? L’une et l’autre liste ont-elles travaillé à un éventuel rapprochement ? Sauront-elles mettre de côté leurs ambitions pour s’unir dans l’intérêt général ? Parce que soyons clairs : le seul ennemi à abattre c’est la liste menée par le maire sortant. Pour nous débarrasser une bonne fois pour toutes du RN, et tirer un trait sur douze ans d'une gestion catastrophique qui plombe notre ville, il ne s’agira pas de faire la fine bouche. Christophe André (Beaucaire l’Esprit Libre) et Luc Perrin (Unis Pour Beaucaire) ont tous deux à cœur les intérêts des beaucairois et de leur ville. Agiront-ils en conséquence ? La question est posée.

vendredi 6 mars 2026

LE PLAGIAT DE L’ANNÉE

J’adore recevoir des bouquins dans ma boîte aux lettres. Ou la presse indépendante à laquelle je suis abonnée. Des lectures enrichissantes. De la belle écriture si possible. J’avoue que je n’étais pas préparée à la découverte du programme de Nelson Chaudon, distribué ce matin dans les habitations de Beaucaire. La lecture d’un programme, pour moi, se fait en plusieurs fois. Trois au minimum. Je l’ai donc lu une première fois en diagonale, pour avoir un aperçu de l’ensemble. Puis je l’ai relu une deuxième fois, en m’attardant sur certaines propositions qui m’avaient interpellée. Et pour finir, je l’ai soigneusement décortiqué. Et là, je me suis dit «Ah oui, quand même ! Il a osé...» Bon, soyons honnêtes, il y a manifestement eu du taf sur la mise en page, le choix des couleurs, et le graphisme général. Pour le contenant, c’est réussi. Tout comme le sont, à leur manière, les programmes distribués par Unis Pour Beaucaire et Beaucaire l’Esprit Libre. Pour le contenu, c’est une autre histoire. 

Le programme de «Continuons à faire briller Beaucaire» en fait, c’est un roman. Et un putain de plagiat ! Si vous ne connaissez pas la ville, et ne l’avez pas vue se dégrader ces douze dernières années, l’ensemble des propositions est très alléchante. Et si vous regardez bien, plusieurs d’entre elles ont été carrément piquées à l’opposition, qui les avait annoncées bien antérieurement à la publication de ce programme. Voire carrément lors des précédentes campagnes électorales. Monsieur le maire sortant serait-il à court d’idées ? Pour un beaucairois qui prétend aimer sa ville, c’est tout de même dingue qu’il aille piocher chez ses adversaires ce qui de toute évidence lui fait défaut : l’imagination. Parce qu’en fait, à part les projets lancés par son prédécesseur, et qu’il est tenu de concrétiser, rien dans ce programme ne lui appartient. Ah si, pardon ! Le fait de vouloir virer le Conservatoire pour remettre les Halles au cœur de la ville, et de transformer le parking devant le Casino en une esplanade végétalisée. Ça, en toute objectivité, ce sont deux idées sympas. Pour la refonte de la rue Nationale, comment dire... La refaire pourquoi pas ? Mais quid des nombreux locaux commerciaux fermés ? Au vu des années écoulées, et du réel problème que représente l’implantation durable de commerces dans notre ville, le doute s’installe. Si j’osais, je dirais même qu’il le fait plus rapidement que n’importe quel commerce dont nous aurions tant besoin ! Quant à la climatisation dans les écoles... Faut-il vraiment rappeler à Nelson Chaudon que lors de la canicule de juin dernier, il a laissé les enfants des écoles crever de chaud dans leurs classes, sans même leur faire apporter des ventilateurs ? Que plusieurs adultes ont fait des malaises à cause des températures insupportables dans les locaux mal isolés de plusieurs écoles ? S’il veut qu’on y croie vraiment, qu’il commence par là. Dans deux mois, ça va nous retomber dessus. Et pendant qu’il sera bien au frais dans son bureau, les enfants  cuiront à l’étouffée. Encore une fois. 

Bref ! Quand vous en êtes à votre troisième campagne des municipales avec un candidat FN/RN, et que vous savez ce que cela a donné après l’élection de 2014 et celle de 2020, vous ne vous laissez pas abuser. Ne le seront en vérité que les groupies qui, pour la plupart, ne se donneront même pas la peine de lire le programme. Faut dire que lire avec des œillères, c’est un exercice pour le moins ardu... Heureusement, pour celles et ceux qui n’aiment pas lire, les pages sont truffées de photographies. Certaines créées avec une IA d’ailleurs, et pas mal réussies. C’est donc un roman, mais très clairement ce ne sera pas le best-seller de l’année. Si vous le lisez, bon courage !


samedi 28 février 2026

ON EN PARLE DES LISTES ?


ON EN PARLE DES LISTES ?

On en parle de la constitution des listes ? Non, parce que là il y a vraiment à boire et à manger ! Et ce n’est pas franchement gastronomique. Moi, je veux bien que les têtes de listes pensent stratégie, mais on a un peu de mal à comprendre laquelle exactement. Le seul, malheureusement, qui tire son épingle du jeu, c’est le maire sortant. Il s’était dit qu’il avait du mal à constituer sa liste, mais radio Beaucaire s’est plantée, et pas qu’un peu !  

Nelson Chaudon fait main basse sur le monde associatif. On retrouve notamment sur sa liste trois membres de Courir à Beaucaire, dont Alain Germain qui en a longtemps été le président, (3ème) Christophe Guglielminotti (13ème) et Blandine Asencio (18ème). On a également Alberto Camaïone, président de Gladiators Ugernum (5ème) André Cambi Gourjon, président du Comité de Jumelage Beaucaire Montelupo (7ème) Mireille Fougasse, présidente de l'Escolo di Tradicioun (8ème) Thierry Peyret, président de Camarina (11ème) ) et Lou Segura, présidente de La Jeunesse Beaucairoise (20ème). Tous en position éligible qui plus est, donc on imagine aisément les retombées sur leurs associations. On appelle ça comment déjà ? Ah oui ! Du favoritisme. Dans le même ordre d’idée, parce que là on est dans le copinage, on a Paolo Miras, collaborateur parlementaire du député Yoann Gillet, et responsable des actions militantes du RNJ Gard (29ème). Sur la liste, on retrouve également le frère du maire, Timothé Chaudon, collaborateur parlementaire du député RN Yoann Gillet, et Délégué Départemental Jeunesse du RNJ Gard (17ème). Lui est évidemment en position éligible. Dans ce cas précis, on parle de népotisme. Un cas que l’on retrouve sur la liste de Christophe André, avec la présence de Juliette André, sa fille (20ème). Un piège dans lequel n’est pas tombé Luc Perrin, même si la présence de certains de ses colistiers interroge. Comme le choix de Céline Ciliberti (34ème) que l’on ne classera pas parmi les humanistes. Si  stratégie il y a, on ne voit franchement pas laquelle ! Ni ce qu’elle pourrait apporter à une liste étiquetée Divers. Mais «comme on fait son lit, on se couche» nous dit le dicton populaire. Des listes d’opposition, on retiendra que les jeunes ne s’y bousculent pas. Deux ou trois chacun, histoire de faire baisser la moyenne d’âge et de montrer qu’il y a une volonté de s’occuper de la jeunesse. Mais pas de réelle envie de les faire élire, et pas en pole position. Pas encore prêts à passer la main les vieux de la vieille, hein ? Dommage...

Pour résumer, tout ça n’est pas génial. Pas attractif. Et dans le cas du maire sortant,  augure mal du prochain mandat. Parce que si le copinage est une pratique courante, le favoritisme ET le népotisme, ça fait beaucoup ! Quid de l’attribution des futures subventions aux associations ? Faudra-t-il désormais être élu pour bénéficier du soutien financier et logistique de la municipalité ? Faudra-t-il faire partie de la famille pour obtenir des responsabilités alléchantes et construire une carrière politique ? Le Rassemblement National, parti antirépublicain, a gardé les manières et les réflexes de l’Ancien Régime. La transmission familiale en fait partie, et là mes ami.e.s, on est en plein dedans ! Alors un conseil les beaucairois et les beaucairoises : le 15 mars, réfléchissez avant de voter. Votre avenir, et celui de votre ville, en dépend.

Couleurs du surlignage 

💛 Favoritisme 

💚 Népotisme

🩵 Copinage

🧡 Erreur de casting


lundi 16 février 2026

UNE CAMPAGNE MOLLASSONNE !


Comment parler de cette campagne électorale sans se montrer désagréable envers celles et ceux qui ont le courage de s'y engager ? Le challenge est d'y porter un regard juste, analytique, et factuel. En mettant de côté le pathos qu’induit inévitablement le fait de connaître les deux tiers de celles et ceux qui se présentent. Mais justement, les connaître plus ou moins bien, influe forcément sur le jugement que l’on porte sur la constitution des listes, et bien sûr sur la campagne en elle-même. Cela étant, il y a un fait incontestable. Tout cela est mou. Sans saveur. Et ne fait pas rêver. 

Parlons de ce que l’on sait. Les deux listes opposées à celle du maire sortant ont toutes deux de bons programmes. Réalistes, réfléchis, et qui ont pour ambition de tirer Beaucaire vers le haut. Unis Pour Beaucaire, et Beaucaire L’Esprit Libre, ont à cœur de faire revivre la ville. De la débarrasser de la gangue de médiocrité dans laquelle l’ont enfermée douze ans de gestion frontiste. La rigueur, l’ouverture au monde extérieur, et la transparence, sont au cœur de leurs programmes. Retrouver le chemin d’une pratique saine de la démocratie également. Et on ne saurait en attendre plus, ni mieux, de la part de candidats tous deux attachés aux valeurs de la République ! Là où cela cloche, c’est la campagne en elle-même. Les deux listes ont misé sur la communication numérique. Bien. Mais là où UPB partage quotidiennement les éléments de son programme sur les réseaux sociaux, BLEL se limite à de rares visuels diffusés au compte goutte. Touchant inévitablement beaucoup moins de monde, d’autant que lesdits visuels ne sont guère relayés sur les groupes beaucairois Facebook. Tous deux sont présents sur Instagram, mais quasiment inactifs, et aucun ne l’est sur X et TikTok. Pour X, il aurait fallu qu’ils investissent le réseau au minimum début 2025 pour se constituer une communauté de followers. Par contre pour TikTok, sachant que ce réseau est celui sur lequel on peut le plus facilement toucher les jeunes, et les intéresser à l’avenir de leur ville, c’est franchement dommageable de s’en priver ! Et c’est même carrément incompréhensible. UPB tracte sur le marché, BLEL s’y refuse. Un choix qui interpelle, d’autant plus de la part d’un communicant... Nous imaginons que les deux s’adonnent à l’exercice fastidieux, mais nécessaire, du porte à porte. 

En face, le maire sortant ne se donne même pas la peine de faire campagne. Il tracte un peu sur le marché, distribue sourires et bisous à ses groupies, et engage ses soutiens à diffuser ses idées par le biais de réunions intimes, type «Tupperware». Nelson Chaudon en fait c’est un commercial. Le VRP du RN local ! Il se vend, et il fait des promos sur son programme fantôme… Pas de réunions publiques. Pas de visuels. Mais évidemment, pour lui qui est, comme son prédécesseur, omniprésent sur la ville et dans les pages du Beaucaire Mag, c’est facile ! Et bien entendu, ses fans se lâchent sans hésitation sur les groupes beaucairois. S’acharnant carrément sur ses opposants. Utilisant pêle-mêle les arguments massue des frontistes. A savoir, l’insulte, le dénigrement, la diffamation, et un racisme totalement décomplexé. Et confondant le débat d’idées, et la critique légitime de son maigre bilan, avec l’expression d’une haine fantasmée. Celle qu’eux-mêmes ressentent envers toutes celles et tous ceux qui ne leur ressemblent pas. 

Donc on en est là. Certains échangent des coups virtuels. Les p’tits jeunes du RNJ arrachent les affiches des opposants, et/ou les recouvrent avec celles de Nelson Chaudon, à une allure qui interroge quant à la manière dont ils sont avertis du collage de ses adversaires. Serait-ce par le biais de la vidéo surveillance ? Nous ne saurions l'affirmer, mais la question est posée. Pendant que les opposants, qui n’ont toujours rien compris au danger qui menace notre ville, prennent soin de coller «démocratiquement» en laissant de l’espace aux deux autres listes. On a juste envie de leur rappeler qu’on ne fait de campagne respectueuse de l’autre que lorsque l’autre en question est respectable. Républicain. Or les candidats du Rassemblement National ne sont ni l’un l’autre. Alors bien sûr, on a envie d’y croire. Et on croise les doigts pour eux. Mais être réaliste, dans le concret, c’est bien aussi.

vendredi 30 janvier 2026

SUSPENSE LEVÉ

Bon, le suspense qui n'en était pas vraiment un, est enfin levé. Christophe André tirera la liste Beaucaire l'Esprit Libre.  Une liste ancrée à droite mais ouverte à tous, selon ce qui avait été annoncé au début de la campagne de ces municipales. Pour le suivre, des visages et des noms bien connus des beaucairois. Pas de réelle surprise pour le moment, si ce n'est quelques jeunes que l'on découvrira lorsque la liste sera officialisée. Faire du neuf avec du vieux, c'est le credo à la mode, et pas uniquement à Beaucaire. Le candidat a du métier, mais il n'est pas forcément en odeur de sainteté à Beaucaire depuis 2014, et l'élection de Julien Sanchez. Quoi qu'il en soit, c'est courageux de se mettre en première ligne. Pour lui comme pour ses petits camarades, qu'ils tirent une liste ou y soit inscrits en position éligible. Parce qu'en cas d'échec, se retrouver pendant six ans dans l'opposition municipale d'un conseil géré par le Rassemblement National, j'vous le dis ce n'est pas une sinécure ! Mieux vaut y être bien préparé. Cela étant, malgré quelques annonces et documents qui suscitent notre intérêt, on attend le programme complet pour juger sur pièce.

Avec deux listes en lice face à celle du maire sortant, on peut légitimement espérer que celui-ci finisse par prendre ses cliques et ses claques, et abandonne la mairie dans laquelle il aura sévi deux courtes années. Dire ciao au Rassemblement National, c'est le vœu que forment une partie des beaucairois. Toutes celles et ceux qui ne se laissent pas aveugler depuis près de douze ans par la propagande des municipalités Sanchez et Chaudon ! Mais rappelez-vous, lors des municipales on vote pour un programme. pas pour un homme, une femme, ou un parti politique. On vote pour offrir un avenir à nos enfants. Vos enfants. Par pour faire briller Beaucaire, comme le dit le slogan de Nelson Chaudon, lequel est carrément aveuglé par les feux de la rampe ! On vote pour vivre bien dans sa ville. Et mieux. Pas pour des effets d'annonce, mais pour du concret.  Pas pour faire un pas de danse avec le maire ou lui faire la bise. Mais pour que la ville évolue, et nous offre tout ce qu'une ville de près de 16000 habitants devrait nous offrir. Sur le plan pratique, sécuritaire, commercial, social, culturel, et celui de la santé, Beaucaire a d'énormes lacunes. Elles se sont aggravées depuis 2014, et la ville s'enfonce dans la médiocrité. Dans cette optique, on s'inscrit sur les listes électorales si ce n'est pas déjà fait, et on vote. On fait un choix qui engagera notre ville, et TOUS ses habitants.

vendredi 23 janvier 2026

ET C'EST PARTI POUR LE CANDIDAT RN !


« Pour continuer de faire briller Beaucaire, je suis candidat aux élections municipales. » Nelson Chaudon

Dis donc, t’as pas fait dans la dentelle pour annoncer ta candidature ! Elle est très bavarde ta lettre aux beaucairois, et truffée de mensonges. Ça commence bien... Cela dit, il était temps de lever ce suspense qui n’en était pas vraiment un ! On savait tous que tu allais officialiser tes ambitions. C’est sûr que le trône de Beaucaire si généreusement offert par ton prédécesseur, ça ne refuse pas. Pas si l’on veut, comme lui, s’en servir comme d’un marchepied pour grimper les échelons du parti. J’critique pas, hein ? Après tout, il faut bien que des courageux, voire des inconscients, se risquent dans l’arène politique. Nous avons donc trois candidatures officielles pour notre ville, l’une d’elles n’ayant pas encore de tête de liste. Voyons voir un peu ce que tu nous bafouilles dans ta missive.

1- «Notre ville est un exemple sur bien des points.» 

Un exemple de quoi ? De médiocrité ? De saleté ? De laisser-aller ? Parce que c’est ça la réalité.

2- «Nous avons augmenté les moyens alloués à la sécurité et les résultats sont là.»

Quels résultats ? C’est sûr qu’il y a plus de policiers municipaux et de caméras de vidéo surveillance, mais les incivilités et les trafics en tous genres ont suivi le mouvement. Exponentiels eux aussi !

3- «Nous avons agi pour améliorer l’image de Beaucaire et son cadre de vie.»

Alors déjà, quand on sait qu’en douze ans seules trois rues on été réhabilitées, et que la voirie rurale est dans un état désastreux, ton plan de voirie sur dix ans laisse espérer au mieux deux ou trois rues de plus. Autant dire une chiure de mouche dans l’univers local ! Quant au quai de la Liberté, comment dire... ? Rien n’a changé depuis mon arrivée à Beaucaire en 2011. Si tu voulais parler du quai de la Paix, trois ans de travaux pour un résultat plus que discutable, ce n’est pas franchement une référence.

4- «Nous avons modernisé les équipements communaux en allouant des budgets sans précédent ayant permis la rénovation des écoles.»

Plus c’est gros, mieux ça passe, hein ? Les travaux de réhabilitation n’ont touché que l’école de Garrigues Planes. Les autres attendent toujours leur tour. Faut-il te rappeler que l’école Nationale n’a toujours pas vu un centime du financement de 7 millions d’euros annoncé en octobre 2020 par Julien Sanchez ?! Elle est passée où la thune ? Dans quoi ? Les équipements des établissements scolaires de la ville sont dans un état déplorable, et rien n’a été fait. 

5- «Cette gestion rigoureuse nous a permis de ne jamais augmenter les taux d’impôts locaux.»

Faux ! Les impôts locaux ont subi une augmentation de 32% depuis 2014. Pour exemple, 682 €/habitant en 2024, contre 505 €/habitant en 2014.

6- «De nombreux projets de rénovation urbaine en centre ville ont été lancés.»

On les compte sur les doigts d’une main les actions de rénovation urbaine. Pas de quoi pavoiser !

7- «Cette gestion saine nous permet d’investir pour l’avenir et de cultiver des moments d’unité.»

Les sommes budgétées ne sont pas réinvesties pour l’amélioration de la ville. La gestion semble saine parce que quasiment rien n’est dépensé par et pour la ville. Quant aux moments d’unité... Ni toi, ni ton prédécesseur, n’avez rien apporté aux  événements et divertissements de la ville. Ou si peu... Les Estivales sont toujours les mêmes, Julien Sanchez a massacré les Beaux Quais, la Foire de l’Ascension, et même le marché bi-hebdomadaire. Et tu mets allègrement tes pas dans les siens ! Rien de nouveau sous le soleil.

8- «La reprise de la présidence de la CCBTA»

Il n’est écrit nulle part que Beaucaire devrait impérativement avoir la présidence de la communauté de communes. Si le maire de Bellegarde a été élu à cette responsabilité en 2014 et 2020, c’est parce que la majorité des maires et conseillers municipaux des villes de la CCBTA ont estimé, à raison, qu’il gérerait le territoire d’Argence avec rigueur, clairvoyance, et sans faire de favoritisme. Contrairement à ce que ton prédécesseur et toi-même prétendez. Beaucaire a obtenu des subventions pour tous ses projets, exactement comme les autres communes. Dire le contraire, c’est mentir. Si tu prenais la tête de la CCBTA, nul doute que tu ferais sombrer le territoire comme vous avez tous les deux, Julien Sanchez et toi, fait péricliter Beaucaire.

Pour conclure, tu te lances dans la course aux municipales en listant tranquillement des mensonges à chaque paragraphe de cette lettre édifiante. En balançant de la poudre à la pelle, dans les yeux de tes administrés. Et tu voudrais qu’ils votent massivement pour toi dès le premier tour ? Mais pour ça, encore faudrait-il que certains d’entre eux soient assurés de ne pas être montrés du doigt comme les responsables de tous les maux. Discriminés. Dévalorisés. Mis à la marge de la vie locale. Attaqués pour leurs opinions et leur liberté d’expression. Alors on va déjà attendre de voir quelle liste tu nous ponds, hein ? Après, avisera qui voudra se pendre, et la ville avec. Ou pas.





lundi 19 janvier 2026

L'OISEAU MIGRATEUR

Donc toi, en fait, t’es juste un oiseau migrateur ! Un genre de cigogne censée nous délivrer la bonne parole,  emballée dans un couffin inoffensif. Un truc au long bec et aux dents longues. Une espèce encore méconnue, mais que je ne me lasse pas d’étudier. Tu as migré sur Beaucaire il y a de ça onze ans, et tu y es devenu semi sédentaire. Semi, parce que tu n’as cessé de voleter à travers la France pour diffuser ta conception de ce que devrait être la vie parfaite des autres oiseaux. Accompagné d’un vol quasi permanent de corbeaux portant cravate, et d’une vague d’étourneaux malhabiles et bruyants, et d’un bon nombre de vautours affamés. A ta décharge, tu as mis une certaine animation dans Beaucaire, en réveillant les oiseaux endormis. Ceux qui somnolaient après avoir ripaillé, et qui n’ont pas pris conscience du danger que tu représentais. Quand ils ont ouvert les yeux après avoir pris le temps de lisser leur plumage, il était trop tard. Tu avais fait ton nid sur le toit de la mairie, et tu n’avais pas l’intention de te barrer de sitôt ! 

Puis tout à coup, après dix ans d’un prétendu bonheur beaucairois, tu as répondu à l’appel de l’autre oiseau. Un bon gros dodo bien engraissé. Tu sais, de cette espèce si rare, qu’à Strasbourg ou Bruxelles on ne le voit jamais. Et tu t’es envolé pour le Parlement Européen, où tu volètes dans les couloirs jusque tard dans la nuit, et caquètes avec tes congénères. D’autres cigognes, des corbeaux, quelques vautours  et grues cendrées arrogants. Et tu t’es adapté. Un nid ici, un nid là-bas, des voyages au fil des rails à n’en plus finir. Revenant toujours vérifier que ton poussin malhabile faisait le job bien comme tu le lui avais appris, et gardait ton nid beaucairois. On te pensait parti pour t’installer définitivement dans ta nouvelle vie. Que tu mettrais un terme à tes envies de migration. Mais découvrir de nouveaux horizons, on dirait que c’est ton truc, pas vrai ? Et là, j’apprends que tu t’es envolé de nouveau. Que tu accours à tire d’aile du Parlement Européen à Nîmes. Te découvrant un coeur de nîmois fier de sa ville. Sauf que ce n’est pas la tienne ! Tout comme Beaucaire ne l’a jamais été. Quand bien même tu aurais retourné les plumes de nombreux oiseaux égarés et trop confiant, ici tu n’as jamais été chez toi. Remarque, moi non plus. Mais je suis d’une toute autre espèce, de celle qui dévore les volatiles imprudents. Et cela d’où qu’ils viennent. 

Va falloir que tu claques du bec sacrément fort pour te faire entendre ! A Nîmes, ya des tas d’oiseaux sédentaires. Des races locales qui n’ont pas l’intention de lâcher leur nid. Et ceux qui ambitionnent de faire le leur à la mairie, ne vont pas te faciliter le travail. Quand bien même tu mentirais comme un arracheur de dents sur ton programme pour les embarquer dans tes envies migratoires, ce n’est pas gagné. Et c’est tant mieux ! D’autant qu’avec toi, c’est encore une fois un vol de corbeaux et de vautours qui vont s’abattre sur la cité romaine. Méfi ! Ils vont lâcher les taureaux, et tes oiseaux et toi risquez d’y perdre des plumes. De quoi auras-tu l’air sans ton beau plumage ? Tu feras tristoune, moi j’te le dis. Tu pourras toujours t’envoler pour une autre ville, genre Paris. Tant que tu emmènes tes corbeaux, tes vautours et tes étourneaux avec toi, tu fais comme tu le sens. Cela dit, ce ne serait pas terrible pour ton image de déployer tes ailes encore une fois. Mais quand ça vous démange, et qu’il y a plus à becqueter ailleurs, c’est difficile de résister. Oiseau migrateur un jour, oiseau migrateur toujours. J’te dis pas bon vent, hein ? Moi j’attends que tu te pètes les ailes.

samedi 17 janvier 2026

FIERS D'ÊTRE NÎMOIS ?

©️Joséphine Ortuno / ICI Gard Lozère

Condoléances aux nîmois ! C'est officiel, Julien Sanchez a désormais les yeux fixés sur leur ville pour les municipales. Il sera comme de bien entendu épaulé par Yoann Gillet et Sylvie Josserand, respectivement députés des 1ère et 6ème circonscriptions du Gard. Avec le trio infernal, le Rassemblement National fait un cadeau empoisonné à Nîmes. Julien Sanchez, c'est un choix éventé depuis des semaines ! Le secret de polichinelle de cette pitoyable campagne électorale.

A celles et ceux qui commencent déjà à s'extasier sur les réseaux sociaux, et qui osent donner Beaucaire en exemple alors qu'ils n'y vivent pas, nous rappelons que non, tous les beaucairois ne sont pas satisfaits de la gestion de leur ville, qui s'enfonce dans la médiocrité depuis onze ans. Nous n'avons qu'un seul mot à leur dire : méfi ! Gestion discriminatoire, pas d'argent insufflé dans les infrastructures et le matériel technique de la ville, écoles et voiries à l'abandon, etc. Si vous voulez que Nîmes reste la très belle ville que vous aimez, ne vous laissez pas abuser par quelques sourires et des promesses de campagne qui s'envoleront avec le premier mistral.

Posez-vous la question les gardois : serez-vous toujours fiers d'être nîmois, si vous élisez Julien Sanchez pour son baratin et quelques grammes de poudre aux yeux ?

lundi 12 janvier 2026

FAISONS DE LA POLITIQUE !

Vestiges du Bouleutérion, salle du conseil, de la cité de Priène, IVe siècle av. J.-C. 

Alors que les politiciens de la France entière sont en campagne, certains pour les élections municipales, d’autres avec l’élection présidentielle en ligne de mire, à Beaucaire c’est le calme plat. Un vague remous de temps à autre, mais tous se sont mis en suspens pendant la période des fêtes. Entendez pas là, tout le mois de décembre. Ben oui ! Chacun sait que les fêtes de fin d’année débutent le 1er décembre, et s’achèvent le 6 janvier. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus.

Par conséquent, je m’interroge. Qu’est-ce qui justifierait  qu’à chaque période festive de l’année, chaque événement traditionnel organisé dans la ville, la vie politique s’arrête. Que les politiciens suspendent leur programmation électorale. A Beaucaire, comme je le suppose dans d’autres villes - mais cela reste à vérifier - on met la politique de côté avec une dangereuse facilité. Et cela ne peut manquer d’interpeller celles et ceux qui se passionnent pour la vie, et l’avenir, de leur cité. Réfléchissons ! Si les citoyens considèrent que la politique dérange, voire même qu’elle les emmerde, alors qu’ils sont concernés au premier chef, peut-on encore les considérer comme des citoyens à part entière ? La question se pose, et elle est légitime. Faut-il rappeler ce qu’est la politique ? Le mot désigne ce qui est relatif à l'organisation et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée (cf 1). Ce qui signifie que tout, dans le quotidien comme dans l’événementiel d’une ville, est politique. Décidé par elle, pour servir les intérêts des citoyens autant que les projets portés par les élus. N’en déplaise à celles et ceux qui considèrent que la démarche politique est un état à part du quotidien, et ponctuel. Il n’en est rien. Il suffit de se replonger dans l’Histoire pour noter qu’aussi loin que l’on remonte dans le temps, la politique est le moteur de l’organisation des cités. Elle définit le cadre de la vie collective. Elle en est l’élément essentiel. Vital ! Le nier, c’est en déprécier la valeur et l’utilité. Que serions-nous sans les lois qui régissent et ordonnent la vie en société ? A quel état en serions-nous réduits ? Pensées, et votées, par des citoyens soucieux de préserver une forme d’harmonie, ces lois - que l’on peut bien évidemment contester, repenser, et changer - encadrent nos parcours de vie et notre quotidien. Elle contribuent au vivre ensemble. Et parfois, certes, manipulées par des politiciens qui dévient de la devise républicaine, elles l’écorchent et l’abîment. Mais, pour citer Jean Anouilh, «Rien n’est irréparable en politique» (cf 2). Et c’est vrai ! Certains politiciens détruisent, d’autres réparent.

Dans cette optique, soulignons que nier la cohérence du fait politique, et des actions qui y sont liées, nuit à la bonne marche de la vie démocratique. En période électorale par exemple, mais pas que, se mettre en retrait de la vie de la cité participe d’une dangereuse forme d’inconscience. Ou d’un aveuglement peu constructif. Voire des deux. Faisons de la politique ! Vous, moi, tout le monde. Parce que nous sommes tous appelés à nous prononcer dans les urnes, pour des échéances électorales qui risquent fort de bouleverser nos paysages locaux et nationaux. En mars de cette année ce seront les élections municipales. Suivies en 2027 de l’élection présidentielle, des élections départementales et régionales en 2028, des élections européennes et législatives en 2029. un calendrier chargé à l’horizon 2030, pour achever la troisième dizaine d’un siècle qui subit de grands bouleversements sociétaux et géopolitiques. 

Alors ne boudons pas notre chance de faire entendre notre voix ! Apprécions de vivre dans une démocratie, certes imparfaite, mais qui garanti encore notre liberté d’opinion. Souvenons que dans de nombreux pays, la démocratie recule dangereusement. Et que dans d’autres, elle n’existe tout simplement pas. Il appartient aux hommes et femmes politiques de ne pas se mettre en retrait sous de fallacieux prétextes. D’assumer la voie qu’ils ont choisi d’emprunter avec tout ce qu’elle comporte de risques, et parfois d’agressions, de violences, écrites ou verbales. C’est le jeu ! Si l’on a l’épiderme fragile, on ne s’engage pas en politique. Partant de là, il revient à ces hommes et ce femmes de nous faire envie. De nous donner de l’espoir sans nous bercer de fausses promesses, ni de grandes déclarations populistes et démagogiques. Et de faire passer l’intérêt général en priorité. Pour nous, pour eux. Pour nos villes. Et votons.

1 - Mot issu au 14ème siècle du latin politicus (relatif au gouvernement) du grec politikos (qui concerne les citoyens, l’État) lui-même dérivé du grec polis (cité)

2 - L’Alouette, pièce de théâtre en un acte qui revisite le procès de Jeanne d’Arc

lundi 29 décembre 2025

LA CRÈCHE DES AFFREUX


Mais qu’est-ce que tu nous as fait ? De toute ma vie, je n’ai jamais vu une crèche de la Nativité aussi moche ! Le montage des structures a sans aucun doute demandé pas mal de travail, mais le remplissage est... Comment dire ? Laid. La Vierge Marie a l’air débile, Joseph a une tête que la décence m’interdit de qualifier en termes précis, et l’enfant Jésus ressemble à un gros bonbon flippant ! Seuls l’âne et le boeuf tirent leur épingle du jeu. Devant ce spectacle navrant, on est en droit de se demander ce que représente réellement pour toi la tradition chrétienne que tu prétends défendre. Aucun croyant qui se respecte ne s’amuserait à dénaturer la scène de la Nativité. Alors même que la ville détient les beaux santons de Provence chers au coeur des beaucairois.es, qui trônaient depuis dix ans dans la crèche installée en mairie par les municipalités Sanchez, tu as tout foutu en l’air en te refusant à les utiliser. Par crainte qu’ils ne soient volés ! Tu as décidément une haute idée de tes administrés... Si vraiment tu souhaitais te conformer à la loi du 9 décembre 1905 en déménageant ladite crèche hors les murs de la maison du peuple, tu pouvais y installer la crèche provençale complète. Cela aurait ravi petits et grands d’ici ou d’ailleurs. Mais ça, très clairement, c’est du foutage de gueule ! Aux quelques personnes venues en touriste s’extasier sur cette horreur d’un absolu mauvais goût, il faut préciser que non, cette scène de la Nativité n’est absolument pas écolo. Le remplissage des figurines est fait de guirlandes, lesquelles, faut-il le rappeler ? sont constituées de plastique. Les structures métalliques ne sont pas non plus écologiques. Il ne suffit pas de mettre de la paille et du bois pour obtenir un label vert. Ta crèche est donc un loupé magistral ! En la regardant il me vient irrésistiblement une évocation du film d’Ettore Scola : Affreux, sales et méchants. Si c’est ainsi que tu entends préserver "nos traditions chrétiennes" je crains le pire pour les autres. Tu sais, les traditions locales et provençales... Tu vas les esquinter et les ridiculiser elles aussi ?

lundi 17 novembre 2025

UNE LISTE EN TRANSPARENCE

Transparence. C’est le maître mot de la liste d’opposition Unis Pour Beaucaire. Son fil conducteur. Son credo. Au vu de l’opacité de la gestion municipale frontiste qui plombe notre ville depuis plus de onze ans, c’est un mot qui chante aux oreilles de celles et ceux qui ne se laissent pas abuser par le discours officiel. Et qui redonne un espoir pour la ville. Un souffle qui, jusque là, faisait cruellement défaut aux diverses oppositions.

Je n’ai jamais caché mon sentiment d’agacement, voire même mon opinion peu flatteuse, vis à vis des oppositions municipales, et notamment d’UPB. Depuis 2020, j’attendais en vain un sursaut. Une remise en question. Un vrai respect de leurs électeurs. Pour être franche, je suis allée à reculons à la réunion publique qui se tenait dimanche matin au Gambetta. Mais dès les premières prises de parole, j’ai eu le sentiment que l’équipe s’était shootée aux vitamines ! Énergiques, décidés, possédant leur sujet, ils m’ont très vite redonné foi en leur capacité à s’opposer frontalement à la municipalité Rassemblement National. Et cela, de la plus constructive des manières. Au fur et à mesure des échanges, et des grandes lignes de leur programme énoncées avec clarté, ils m’ont donné envie de mettre leur bulletin dans l’urne. Je ne dis pas que je le ferai ! Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais en tout état de cause, entendre des réponses claires, précises et argumentées, aux questions posées, était une bonne surprise. 

Constituée d'hommes et de femmes que je connais bien pour la plupart, et dont je sais pour la majorité d’entre eux les valeurs qu’ils défendent, et l’engagement sincère pour leur ville, la future liste s’annonce intéressante. Cohérente. Bien sûr, UPB ne dérogera pas à la règle, et fera du neuf avec du vieux comme Beaucaire l’Esprit Libre. A ceci près que les membres présents en 2020 ne se présenteront que pour la seconde fois. Ce ne sont pas des vieux routiers de la politique, rompus à l’exercice électoral, comme sur les autres listes. Il y aura à n’en pas douter du sang neuf, et ça, c’est très positif.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit le dicton. Le mien, et je l’assume, a évolué de manière très positive. Maintenant, je ne suis pas de celles que l’on berce de belles paroles ! J’attends la suite pour asseoir mon opinion. Mais aujourd’hui, et je n’avais pas ressenti cela depuis longtemps, je pense qu’UPB est sur la bonne voie. Je suis presque convaincue. Presque... Avec toutefois quelques réserves, tirées des leçons du passé. Bien entendu, tout cela demeure mon sentiment personnel, et n’est en rien une invitation à me suivre ou pas dans mes choix. 

Je vais donc continuer à suivre cette campagne électorale avec attention. Écouter ce que les autres listes auront à dire, et à proposer. Équité oblige, je vais m’assurer que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité que je porte, enrichies par le respect de la laïcité et l'humanisme, soient celles de la liste que j’aurais envie de soutenir. Si toutefois j’en soutiens une ! Ce qui reste à définir. La suite au prochain épisode, gens de Beaucaire ! Je garde les yeux et les oreilles grands ouverts. Et vous ? Avec ou sans bandeau sur les yeux ? Pour ma part, je laisse cet accessoire aux fusillés. Et je choisis de regarder la réalité de ma ville en face.

mercredi 29 octobre 2025

DEUXIÈME CANDIDATURE

Bon, j’ai loupé la première réunion politique de Christophe André, et la présentation du projet et de la liste de Beaucaire l’Esprit Libre. Ce n’est pas une candidature proprement dite, puisque l’on ne connaît toujours pas la tête de liste. On va dire que la droite locale nous a servi l’apéro, et que l’on tire la langue en attendant le plat de résistance. En espérant que nous ne resterons pas sur notre faim.

Absente donc, j’ai tout de même eu des retours sur ladite réunion, et lu les articles de la presse locale. Il en ressort que Christophe André, s’il ne crache pas sur l’aventure humaine de l’expérience Unis Pour Beaucaire des élections municipales de 2020, a tout de même taclé sans sourciller les méthodes de travail trop lentes du groupe d’opposants. Et sur ce point, on ne peut pas lui donner tort... Il a bien entendu mis en avant le document de 16 pages distribué dans les boîtes aux lettres des beaucairois en début d’année, et mis en ligne en accès libre via un site web et les réseaux sociaux. Bilan comparatif des municipalités précédentes, état des lieux, constats, projets de la municipalité actuelle... Tout est décortiqué, chiffres à l’appui. Un document utile pour qui perdrait la mémoire de ce qu’était Beaucaire, et se laisserait abuser par ce qu’elle serait prétendument aujourd’hui. Christophe André, et on ne peut pas lui enlever ça, est un communicant. Il en a fait son métier, et sait utiliser les outils de communication. Ce qui n‘est certes pas la garantie d’une campagne réussie, mais y contribue en grande partie.

En lisant les articles de presse, je constate qu’en face, UPB s’obstine à se proclamer «apolitique». Ce qui ne veut strictement rien dire ! Apolitique signifie «qui se tient en-dehors de la lutte politique». Or, une candidature à une élection, quelle qu’elle soit, est éminemment politique. Et si elle n'a pas l'envergue de la politique nationale, celle de nos villes met en exergue la définition même de la politique, c'est-à-dire l'exercice du pouvoir au sein de la cité. Alors soyons précis. L’engagement de la plupart des membres d’UPB, son projet pour les municipales, et ses soutiens, définissent clairement cette liste à gauche sur l’échiquier politique. De son côté, s’il se dit ouvert à des gens de gauche, Christophe André l’est également aux déçus de l’extrême droite. Et s’il se défend de prises de position par rapport à la politique nationale, chacun sait que sa liste, comme ses soutiens, se classe à droite. Ne pas être adoubé officiellement par un parti politique ne met donc ni UPB, ni Beaucaire l’Esprit Libre, en-dehors de la lutte politique. A fortiori quand les deux ont pour projet de «virer le RN» de la mairie. Un acte en soi totalement politique. Dont acte.

Cela étant, exactement comme pour celle d’UPB, la liste Beaucaire l’Esprit Libre n’apporte pas un vent de nouveauté. On prend les mêmes, et on recommence. Sans se demander si les beaucairois ont envie de revoir encore et encore les mêmes têtes sur la scène politique locale. Il semble qu’aucune des deux listes n’ait compris que lorsqu’on prétend construire l’avenir, on ne le fait pas en traînant ses vieux bagages. C’est courageux de se lancer dans la course au fauteuil de maire, mais faire du neuf avec du vieux, cela ne fonctionne que pour le home staging (cf 1). La tendance est certes à la récup’, et au recyclage. Mais une liste politique, ce n’est pas une ressourcerie (cf 2).

Maintenant, amis lecteurs, on attend la suite. Le développement des grandes lignes du programme de Beaucaire l'Esprit Libre. Et la prochaine réunion publique, pour poser les questions qui fâchent. Ou pas.

Notes

1- Mise en scène d’un intérieur pour valoriser un bien immobilier

2 - Lieu de recyclage des déchets encombrants pour leur réutilisation.

dimanche 14 septembre 2025

PREMIERE CANDIDATURE

Pour débuter cette campagne, faisons d’abord un point sur la situation politique générale. Il y a un mot, et un seul, pour le définir : danger. Que l’on peut assortir, au choix, des expressions : corde raide, sur le fil du rasoir, pente dangereuse, et au bord de l’abîme. Il devrait être clair pour tout un chacun que notre république est menacée. Que notre démocratie est en danger. Mais au fil des discours que l’on entend ici et là, cela ne s’impose pas forcément comme une évidence. Que l’on veuille envoyer la Vème République pour en instituer une 6ème semble éminemment raisonnable. Très clairement, la Vème se meurt. Elle a trop bien vécu, et trop abusé de ses prérogatives. Elle n’est plus en phase avec notre société moderne. Est-elle pour autant, comme le disent certains, plus abîmée, plus corrompue, que ne l’était la précédente ? Pas tant qu’on voudrait bien nous le faire croire. Mais, les réseaux sociaux en soient remerciés, les abus, tricheries, et mensonges en tous genres, sont désormais visibles. Impossibles à ignorer. Et cela devrait permettre de l’assainir. Donné aux politiques, quels qu’ils soient, matière à réfléchir. Mais ce n’est pas le cas. La Vème a-t-elle donné trop de pouvoir au Président de la République ? C’est évident. Et c’est l’une des choses qu’il faudra changer. Le pouvoir, et c’est valable à tous les niveaux, corrompt celui ou celle qui en bénéficie. C’est l’une des raisons qui font que je n’ai jamais voulu m’engager en politique.


Cela étant, je respecte celles et ceux qui ont ce courage, pour ne pas dire cette folie, de monter sur la grande scène des élections. Et de se jeter en pâture à une foule avide de les décortiquer, voire de les déchiqueter. A commencer par Luc Perrin, homme intègre, discret et bosseur, qui tirera la liste Unis Pour Beaucaire. Il est pour l’instant le seul candidat déclaré face à un maire sortant, candidat plausible d’une liste RN auquel les beaucairois.es. ont déjà déroulé le tapis rouge. Je n’ai jamais caché ne pas être en accord avec la manière de procéder d’UPB, dont les élus font figure d’opposants bien trop consensuels. Alors qu’il faudrait à mon sens faire preuve de punch, et taper du poing sur la table, en face d’élus tels que Julien Sanchez, Yoann Gillet et maintenant Nelson Chaudon. Les lenteurs de leur mode de fonctionnement, leur crainte de mal faire, de choquer, de déranger, et leur côté bisounours, ne font pas le poids. Parce qu’en face, on ne craint pas d’imposer ses idées de merde, de fabuler sur le peu qu’on a fait, et de se vanter de ce que l’on n’a pas encore fait. Mais vous pouvez être certain que, comme en 2020, le programme d'UPB sera bien pensé. Équilibré. Et aura sans nul doute l’ambition de faire revivre Beaucaire, sans oublier personne. Dans le climat actuel de notre ville, c’est primordial.


Alors quel est le contexte actuel ? L’extrême droite est normalisée par celles et ceux qui n’ont rien compris au danger qu’elle représente, au point pour certains de l’inclure dans l’arc républicain. La droite n’a plus grand-chose de républicain, tant elle est gangrenée par la première. Et la gauche se tire joyeusement dans les pattes sans proposer de véritable projet, sans aucune vision d’avenir. Les populistes  de tous bords ont le vent en poupe. La  radicalisation des esprits est en marche. Le citoyen lambda, pour une large majorité, aspire à l’autoritarisme. Frissonne de crainte en regardant sa télévision le soir. Prend fait et cause pour la lie de l’humanité. Et n’a pas encore compris que la mort n’absous pas une ordure, quelle qu’elle soit, de ses fautes. Il faut arrêter avec l’hypocrisie qui a cours dans quasiment toutes les tendances politiques, et dans toutes les couches de notre société. Cesser de vouloir lisser, et lisser encore toutes nos différences, tout ce qui compose nos personnalités, jusqu’à gommer tout ce qui nous sépare. La liberté d’expression, n’en déplaise aux poltrons, c’est d’appeler un chat, un chat. C’est se réjouir de la mort d’un salaud. C’est d’assumer qu’un bon facho est un facho mort. C’est alerter, sans craindre de déplaire, sur les liens qui existent entre certaines personnalités respectées par une gauche aveugle, ou à tout le moins mal renseignée, et l’extrême droite. Le mal existe. En politique, il a plusieurs visages. A Beaucaire, comme dans toutes les municipalités gérées par l’extrême droite, refuser de le voir c’est creuser la tombe de la ville. Et à ce titre, toutes celles et tous ceux qui ont le courage de s’y opposer, méritent qu’on leur accorde toute notre attention. Parce qu’iels montent en première ligne. Quoi que l’on pense de leur manière de faire, ils ont le mérite de le faire.

mardi 2 septembre 2025

J’FAIS MA RENTRÉE !!!

Il paraît que c’est la rentrée ? Alors je vais rentrer aussi. Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment, mais je vais le faire. Avec d’autant plus d’énergie et de détermination que cette année est celle des élections municipales. Ça risque fort de chauffer sur notre territoire ! L’extrême droite locale étant déjà en ordre de bataille, quand les autres sont encore en train de se regarder le nombril pour en déterminer la forme, si ce n’est le fond... Je sens qu’on va s’amuser ! 

J’ai préparé mes p’tites affaires. Mon sac, avec l’indispensable bouteille d’eau pour survivre pendant les interminables discours électoraux. Mon carnet à spirales pour prendre des notes. Et ma trousse, bien sûr ! Noire, hein ? Et siglée antifa. Mes stylos à bille noirs pour vous pondre des billets à brûle-pourpoint. Mes feutres, pour vous concocter des visuels à l’ancienne, type dessins de maternelle - j’suis nulle en dessin, désolée mais on ne peut pas être bon en tout... Faut pas que j’oublie mon gel hydroalcoolique, pour désinfecter mes p’tites patounes fragiles qui ne vont pas aimer serrer des paluches à tour de bras. Ni ma p’tite laine - les soirées vont enfin être fraîches - mes pins antifas, et mes stickers. On ne sait jamais, ça peut servir. Et mon portable évidemment. Pour photographier, filmer, enregistrer, et relayer tout le bordel sur les réseaux asociaux.

Moi j’vous le dis, je vais avoir du taf ! Entre la propagande municipale, le relooking in extremis de nos villes - élections obligent - la campagne des oppositions, le traitement du tout par les médias, je pourrais même frôler le burn-out. Si, si ! La constitution des listes des uns et des autres promet d’être savoureuse. Les échos que j’en ai, à commencer par les éventuelles têtes de liste, laissent à penser que nous aurons quelques surprises. Pas toutes bonnes, hélas, mais c’est le lot de chaque élection.

Donc, amis de Beaucaire, de Terre d’Argence, et du Gard, voire même d’ailleurs, attendez-vous à une recrudescence de billets de blog. La politique, ce n’est un secret pour personne, ça m’inspire ! Ma rentrée sera studieuse. Parce que j’ai à cœur, avant toute chose, d’étayer mon propos par des faits. Irréfutables et vérifiables, n’en déplaise aux haineux et autres bourrins sans cervelle qui béent devant leurs idoles. Une chose est sûre, j’ai la ferme intention de dire et d’écrire ce que je pense, comme je le pense, et sans ménager les egos des uns et des autres. Alors faire ma rentrée, oui. Rentrer dans le rang ? Définitivement, non. Fermer ma gueule ? Heu... Brosser dans le sens du poil ? Uniquement si j’y trouve un intérêt pour mes chroniques. Et si cela m’amuse. Quand vous ferez l’appel, l’élève indisciplinée qui répondra «présente», ce sera moi. Et j’en frétille à l’avance ! Bonne rentrée à toutes et à tous. Et sans rancune, hein ? Nan, j’rigole !