dimanche 30 novembre 2014

LE PEN : UNE DYNASTIE DU RACISME


Le Front National fonctionne sur un modèle monarchique absolu pour ne pas dire totalitaire. La famille Le Pen perpétue au travers des générations la gouvernance d'un parti fondé sur la xénophobie et la discrimination. Le Congrès qui vient de se dérouler ce week-end à Lyon n'a pas ébranlé les fondations d'un pouvoir qui se transmet avec la même sérénité qu'une recette de famille.

Maître à penser incontesté des extrémistes en tous genres, admiré voire vénéré par les anciens comme par les plus jeunes, Jean-Marie Le Pen n'a jamais cessé de défendre sa vision du parti depuis  sa fondation par Ordre Nouveau en 1972. Sa ligne directrice demeure inchangée, toujours aussi acharnée à stigmatiser l'étranger quel qu'il soit et d'où qu'il provienne. Il reste le chef de file respecté des nationalistes français et il faut lui reconnaître un entêtement à suivre la ligne conductrice qu'il a initiée sans avoir jamais dévié. Les dérapages ponctuels dont il nous régale sont soigneusement contrôlés et contribuent au succès grandissant du Front National en divertissant la presse à laquelle il donne matière à citer son nom encore et encore. Assurant ainsi à son parti une publicité récurrente qui pour aussi douteuse qu'elle soit se révèle redoutablement efficace ! Jean-Marie Le Pen est une épée à double tranchant. D'un côté il choque par ses propos et ses écarts de langage, de l'autre il rassure un électorat qui ne se reconnaît pas toujours dans la nouvelle politique menée par le directoire.

Marine le Pen est à la tête du parti depuis le congrès national de Tours en 2011 et a su le faire évoluer vers la respectabilité que l'on attend d'un parti politique de cette envergure. Respectabilité de façade uniquement basée sur des faux-semblants, et envergure acquise en ratissant le plus largement possible avec un discours populiste et démagogique qui sonne comme une promesse de paradis aux oreilles des frustrés en tous genres. Personne n'a pour l'instant la stature pour prétendre au trône transmis par son père, Bruno Gollnisch avait essayé et il a perdu. Marine Le Pen veille depuis des années à cette image de française moyenne qui permet à chacun de se sentir en phase avec elle. La sobriété de ses tenues, sa vie de famille somme toute banale très loin de celle d'une riche héritière, ses démêlés avec la justice pour ses points de permis, ses "fâcheries" avec son père et jusqu'à la perte de son chat sont mis à la portée des français par des tweets et de brefs communiqués habilement distillés qui lui assurent la sympathie et le regard bienveillant de ses électeurs. Marine Le Pen se flatte de ressentir ce que ressent le peuple et le peuple aime çà ! Sa proximité identificatoire (pour reprendre une formule du sondeur IFOP Frédéric Daby) et sa simplicité ont décomplexé la parole raciste, et la parole tout court de ce peuple français qu'elle entend défendre et représenter. A tous égards elle demeure la reine incontestée de cette dynastie politique et bien malin celui qui parviendra à la déstabiliser. Marine Le Pen est un roc sans états d'âmes qui n'aspire qu'à une seule chose : le pouvoir absolu.

Dans la continuité familiale l'ascension fulgurante de la benjamine, Marion Maréchal Le Pen est inquiétante à bien des égards. Jeune et jolie, intelligente, elle incarne cette jeunesse frontiste policée qui contribue à asseoir la respectabilité du Front National.  Pourtant Marion Maréchal Le Pen s'inscrit dans la droite ligne d'une politique identitaire sans concession qu'elle revendique avec le sourire et une belle aisance. Ses arguments elle les dispense aux médias sans hésiter, ses soutiens elle les trouve aussi bien parmi les cadres du parti qu'au sein des groupuscules identitaires et elle bénéficie de celui, inconditionnel semble-t-il, d'un Jean-Marie Le Pen rayonnant de fierté. En lui transmettant ses idées les plus nauséeuses en même temps que son nom il réussi un doublé là où il avait échoué avec sa fille. Il n'y a pas à douter que la benjamine continue son ascension au sein du Front National et devienne un jour prochain la plus sérieuse candidate à la succession que l'on puisse envisager. Pour l'instant elle se tient modestement à l'écart du bureau exécutif pour ne pas alimenter les craintes d'un front exclusivement familial à la gouvernance du parti, mais en remportant haut la main l'élection au Comité Central du parti devant un Florian Philippot dont la ligne nationaliste étatiste ne rassemble pas tous les militants elle s'installe dans un fauteuil confortable à la droite du trône. Sa popularité et les idées somme toute classiques qui ont présidé à la création du Front National et qu'elle perpétue assurent au parti l'adhésion de la frange la plus extrémiste du nationalisme identitaire en France. Avec Marion Maréchal Le Pen le parti joue sur les deux tableaux, grâce à elle Marine Le Pen voit grand et elle voit loin. 

Le famille Le Pen peut envisager l'avenir sereinement. La normalisation entreprise depuis quelques années porte ses fruits, il n'est plus marginal de voter Front National, encore moins d'assumer une adhésion à son idéologie et son programme politique. La vacuité de celui-ci se noie dans les grandes lignes d'un discours discriminatoire et xénophobe, réceptacle parfait des revendications et des peur d'une partie de la population française. L'immigré devient ainsi le bouc émissaire tout désigné des crises que vit notre pays, économiques aussi bien que sociales et politiques. Le Front National porte désormais ses regards sur cet électorat absentéiste auquel elle offre sur un plateau la motivation qui les fera sortir de chez eux. La complaisance de certains médias alimente la progression et la normalisation d'un parti qu'ils n'osent pas pour la plupart attaquer frontalement. Recevoir les pointures du Front National, donner la parole aux pseudos penseurs qui étoffent des théories dont il ne reste en mémoire que le plus inquiétant des racismes, faire la part belle aux déclarations de toutes sortes... Et oublier qu'en face quelques-uns se démènent pour crier la vérité, pour informer, pour alerter ! Résultat ? Un électorat dangereux qui s'étend et grandit parmi toutes les couches sociales de la population, une parole raciste libérée, décomplexée et de plus en plus agressive. L'histoire nous l'a pourtant appris : l'extrême droite devient majoritaire dans un pays quand elle atteint toutes les couches de la société et finit par rallier la bourgeoisie. Nous y sommes, et c'est cela qui doit nous alerter.

La lignée Le Pen n'est pas prête de s'éteindre. Le vieux roi est toujours alerte, la reine tisse sa toile et la princesse étend son pouvoir. Ce n'est pas un conte de fées. Ne vous y trompez pas, c'est une pièce dramatique en trois actes et l'on est déjà au cœur du second. Il est temps, Peuple de France, de te révolter !!!

mardi 11 novembre 2014

UN IDENTITAIRE DANS NOS MURS !


Quand Julien Sanchez engage le porte-parole de Génération Identitaire au poste de Directeur Adjoint de la Communication je me pose des questions. Pas vous ? Beaucairois ouvrez les yeux !!!

Damien Rieu a 25 ans et un bagage de diplômes que le maire nous a déroulé avec délectation lors du dernier Conseil Municipal pour légitimer son recrutement. Il a grandi à Villeurbanne, une banlieue lyonnaise qui offre la mixité culturelle et sociale qui, selon ses propres dires, l'a conduit dans les bras de Génération Identitaire. Parce qu'il lui faut apparemment justifier ses choix vis à vis des jeunes auxquels il s'est adressé dans un discours fort et haineux au Meeting de Génération Identitaire qui a eu lieu le 27 octobre dernier à Paris. Il est surtout membre du bureau directeur de Bloc Identitaire. Militant identitaire depuis 2007 il a participé à la création de Rebeyne!, le mouvement des jeunes identitaires lyonnais et il était membre du bureau de l'Autre Jeunesse avant de devenir le Porte-Parole de Génération Identitaire. Sa bête noire c'est l'islam. Damien Rieu a dénombré l'évolution du nombre de mosquées au fil des années et s'est "amusé" sic. à les aligner sur une ligne droite reliant Lille à Perpignan, ce qui ferait 1 mosquée tous les 350 mètres. Ce qui lui permet d'affirmer que la religion musulmane est incompatible avec la société française et de préconiser sans s'émouvoir que ceux qui ont fait le voyage dans un sens peuvent le faire dans l'autre ! Il est d'ailleurs actuellement mis en examen pour son action avec d'autres membres de Génération Identitaire sur le chantier de la Grande Mosquée de Poitiers en octobre 2012 et il est à ce jour soumis à  un contrôle judiciaire très strict. Mais Damien Rieu estime que ces faits relèvent de la sphère privée et n'ont rien à voir avec le poste qu'il occupe à la mairie de Beaucaire. Ce sont pourtant les conséquences de son engagement politique, donc public. La vérité est que la mixité de la population beaucairoise apportera de l'eau à son moulin et l'aidera à étayer les théories fumeuses du Grand Remplacement auxquelles il adhère sans restrictions et pour lesquelles il s'exprimera aux Assises de la Remigration ce week-end à Paris. Insolence et prétention de cette jeunesse sans expérience qui ose donner des leçons et dénigre le savoir de ceux qui ont vécu ! Si c'est cela le creuset de notre avenir, franchement nous n'en voulons pas...

Une fois de plus tous les regards convergent vers Beaucaire, et cette fois encore pour de mauvaises raisons. L'embauche de Damien Rieu nous met sur la sellette de l'information. Quelle triste publicité pour notre ville ! Nous aimerions que Beaucaire soit citée dans les médias pour des choses positives, cela nous changerait bien agréablement ! Quand Julien Sanchez confiait vouloir faire de Beaucaire la vitrine du Front National il omettait de dire que dans tout le bleu blanc rouge dans lequel il nous noie il ajouterait le noir qu'affectionnent les identitaires. Omission réfléchie, parce que n'en doutez pas il a songé à tout. Il n'a pas engagé Damien Rieu par hasard. Il aurait pu examiner les curriculum vitae de jeunes beaucairois compétents mais il n'en a rien fait. Il est allé chercher au sein de cette jeunesse haineuse et revancharde celui que l'Humanité a surnommé le Petit Prince des Causes Obscures, le porte-parole d'un mouvement identitaire qui diffuse carrément une "déclaration de guerre" sic. et qui revendique le racisme le plus dur qui soit dans notre pays. Une preuve de plus que le Front National gère ses municipalités en pratiquant le copinage qu'il reprochait à ses prédécesseurs et entend imposer les aspects les plus radicaux de son idéologie !

Sur les réseaux sociaux les identitaires se gargarisent de satisfaction, les félicitations douteuses pleuvent sur Julien Sanchez qui pavoise, et pendant ce temps on oublie de demander aux beaucairois ce qu'ils pensent de cette décision qui souille l'image de leur ville. Il est un peu facile de toujours mettre en avant la démocratie pour marcher sur les électeurs beaucairois qui n'ont pas voté pour la liste de Julien Sanchez, et ils sont nombreux. Depuis son élection Julien Sanchez ne manque jamais une occasion d'affirmer qu'il a été élu par une majorité de beaucairois soucieux de balayer sur le seuil de leur mairie, il passe sous silence les effets néfastes de la quadrangulaire qui l'a installé dans son fauteuil de maire. Mais soyons précis !  Si l'on additionne les votes en faveur de Jacques Bourbousson (29%) de Christophe André (24,31%) et de Claude Dubois (6,85%) on obtient 60,16 % de votes contre le Front national. Ce qui fait dans notre ville 60,16 % de personnes tolérantes qui souhaitent continuer à vivre ensemble. 60,16 % de beaucairois qui aiment tout autant leur ville que les 39,81 % qui ont élu Julien Sanchez. Alors replaçons les faits dans leur réalité et cessons de dire que Beaucaire a voulu un maire Front National ! C'est faux.

Faire entrer un identitaire au coeur de la mairie de Beaucaire c'est adresser un message détestable à ses habitants issus de l'immigration. C'est un manque flagrant de respect envers ceux qui se sont établis dans notre ville, qui y vivent en paix et y travaillent, qui paient des impôts tout comme nous et qui élèvent leurs enfants avec les nôtres. Cela revient à entamer une procédure d'expulsion particulièrement vicieuse en se défendant de le faire ! Nous, beaucairois, ne voulons pas de Damien Rieu et de ses semblables dans notre ville. Nous ne voulons pas du virus de la haine qu'il ne manquera pas de propager dans nos rues, nos foyers et nos écoles. Pour l'enrayer nous ne voyons qu'une solution : les flammes du bûcher. Virtuel cela va de soi. Nous, nous ne sommes pas violents.




dimanche 2 novembre 2014

DU RIFIFI AU PARADIS !



Tous ceux qui l'ont approché vous parleront de l'urbanité dont fait preuve Julien Sanchez et de sa parfaite maîtrise de lui-même face à ceux qui le prennent à parti sur sa politique municipale et celle du Front National. Mais cela ce n'est que la façade, celle qu'offre l'homme politique pour soigner son image et qui en fait l'idole de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

En séance du Conseil Municipal cet homme aimable fait place à son double et nous laisse entrevoir les méandres d'un esprit autoritaire, capable de trancher dans le vif, qui manie un humour caustique et tranchant ! Sa bête noire c'est Christophe André qu'il attaque volontiers sur ses liens affectifs avec son père, Jean-Marie André, maire de Beaucaire très controversé pour ses prises de position racistes et son manque d'ouverture aux autres. Les attaques de Julien Sanchez sont allées crescendo depuis le début de sa mandature jusqu'à atteindre un niveau plus que choquant lors du dernier Conseil Municipal. Car s'il est coutumier pour un maire de faire des procès d'intention à ses prédécesseurs il l'est moins d'insulter publiquement leurs familles, en l'occurrence le fils. Critiquer sans nuances l'éducation donnée à ses enfants, relier sans cesse le fils à son père en lui déniant toute volonté propre c'est aller beaucoup trop loin. Nous avons pu ainsi assister à des échanges verbaux inappropriés dans la salle du Conseil, ce qui a choqué nombre de personnes présentes. Attaquer quelqu'un sur sa sphère privée c'est faire de la politique à l'américaine, bas de gamme et à ras des pâquerettes ! Les responsabilités municipales montent visiblement à la tête de Julien Sanchez qui fait la police comme au bon vieux temps de la Gestapo en coupant le micro de Christophe André, en lui interdisant de s'exprimer et en le menaçant de le faire expulser. Stoppant de ce fait la prise de parole de Claude Dubois qui n'a guère apprécié et on le comprend ! Un peu colérique notre maire... 

Cela ne joue pas en sa faveur et déclenche un mouvement de sympathie en faveur de Christophe André et de Claude Dubois qu'il n'a certainement pas envisagé et qui le met en fâcheuse posture pour l'avenir. Les gens ont la mémoire courte, et les fautes du passé pourraient bien tomber dans les oubliettes pour ne laisser place qu'aux actions présentes ! Il faut reconnaître que dans ces longs, parfois même très longs Conseils Municipaux, les deux seuls membres de l'opposition qui s'expriment sur des sujets sensibles ce sont eux. Chacun avec leur style propre mais avec netteté et même une pointe d'humour ! Les réparties fusent et amusent la galerie, Julien Sanchez lui-même n'en manque pas et cela permet de détendre l'atmosphère. Mais jouer sur les mots pour éluder une réponse embarrassante comme il l'a fait de nombreuses fois, et notamment en répondant à la question de Christophe André concernant le poste occupé par Holly Harvey Turchet ce n'est pas fairplay ! Cette personne est toujours officiellement en maladie, donc appointée par la municipalité. Elle a miraculeusement échappé au grand chambardement qui a secoué le petit monde des employés municipaux auxquels Julien Sanchez a attribué d'autres postes sans solliciter leur accord ni se soucier de leurs attentes ou compétences professionnelles. Ce qui occasionne quelques grincements de dents... Il est préoccupant de savoir que ces mutations internes se font non pas pour dynamiser la gestion de la ville mais simplement pour mettre sur le banc de touche les employés municipaux qui ne sympathisent pas avec la majorité municipale. Cela de surcroît sans formation adéquate pour les postes de destination. Le devoir de réserve rappelé sans nuances à ces employés n'est curieusement pas de mise pour quelques autres qui ont saisi l'opportunité de retourner leurs vestes et qui surfent sur la vague bleu blanc rouge avec délectation ! C'est bien connu, il vaut mieux s'adresser au Bon Dieu qu'à ses saints, cela certains l'ont vite compris et certaines n'ont pas hésité à s'offrir en gage de leur bonne foi et de leur dévouement. C'est vrai que le temps passe et que nous vieillissons tous, assurer ses arrières et ses vieux jours en mettant de côté moralité et conscience ma foi c'est humain... Ou pas.


Il est possible que ces décisions soient profitables à la ville de Beaucaire sur le long terme, et il est évident que certains changements sont les bienvenus mais ils se comptent sur les doigts d'une seule main. Comme les horaires d'ouverture de la Bibliothèque Municipale qui passent à 35 heures avec 8 agents municipaux au lieu des 5 présents jusqu'à ce jour. Une première pour une ville de 16000 habitants ! Mais affirmer dans le même temps "Nous aimons la culture, surtout Mireille Fougasse" sic. franchement cela ne trompe que ceux qui justement n'en ont pas ou peu ! Julien Sanchez et son adjointe doivent penser que les beaucairois n'ont pas suffisamment de culture pour s'étonner du peu qu'il leur propose, ils les dévalorise et ne font pas l'effort de les emmener à la découverte de tout ce que le monde des arts au sens le plus large du terme aurait à leur offrir. C'est regrettable mais de leur part nous ne nous attendions pas à autre chose. Dans le même temps les animations scolaires sont restreintes, les TAP (Temps d'Activités Périscolaires) sont très mal gérés et ne proposent pas aux enfants l'éventail d'activités alléchant annoncé par la municipalité, le Relais Jeunes est fermé depuis le mois de juillet, les animateurs mutés au Centre de Loisirs... Tout cela est passé sous silence, il est impossible d'obtenir des réponses précises à des questions clairement posées et il semble évident que l'opposition est tenue à l'écart et n'en sait guère plus que le commun des mortels.

Ajoutons à cela qu'en début de ce Conseil Municipal Julien Sanchez nous a passé en revue son emploi du temps en ne manquant pas de se jeter des fleurs au passage, de féliciter ses élus, et bien entendu de nous faire un cours de politique sur les faiblesses du gouvernement en place mais aussi des précédents. Attitude qu'il a maintenue tout au long du Conseil malgré les remarques pertinentes de l'opposition émises par les voix de Christophe André et de Claude Dubois. 

Pour finir, en réponse à une question de Christophe André, Julien Sanchez a affirmé que le journal d'informations municipales de la ville de Beaucaire était en préparation, qu'il comporterait un espace de libre expression pour l'opposition et qu'il serait diffusé avant la fin de l'année. Il n'a pas précisé laquelle, espérons qu'il s'agisse bien de 2014.

mardi 21 octobre 2014

GRANDEUR ET DÉCADENCE


Depuis les municipales c'est l'escalade ! La parole raciste s'est libérée, la haine s'étale au grand jour et entre dans une absurde normalité qui ne fait même pas sursauter les français. Certains ne se gênent plus pour dire tout haut les horreurs qu'ils rechignaient à partager auparavant. L'anonymat et la lâcheté ont toujours de bons jours devant eux mais il est vrai que beaucoup nous surprennent en osant des propos parfois violents. Comme le disait Bernard Blier dans Les Tontons Flingueurs "Les cons çà ose tout ! C'est même à çà qu'on les reconnaît !"

Sur les réseaux sociaux les faux profils, les profils sans photographie et les pseudonymes se réclamant à grands cris du bleu, blanc rouge sont légions. Les attaques se font à découvert, ponctuées d'insultes et régulièrement ramenées à la base du "programme" identitaire quel que soit le sujet abordé. L'imagination n'est guère fertile, on vous serine toujours la même chose et vous finissez par avaler la potion sans broncher ! La force de l'habitude... On en revient inévitablement à la grandeur de la France que bien entendu vous ne souhaitez pas, aux dangers de l'immigration que bien entendu vous ne comprenez pas, à la déchéance de la famille que bien entendu vous favorisez, à l'insécurité galopante à laquelle bien entendu vous contribuez ! Parce que vous devez comprendre une bonne fois que tout est de votre faute. Vous êtes responsable à 100 % de la crise que traverse votre pays, vous l'avez voulue et entretenue par vos choix aberrants, vous vous êtes compromis avec les pouvoirs en place qui se succèdent depuis Charles de Gaulle ! Lui ils n'osent pas y toucher, ce serait par trop sacrilège et ils craignent tout de même de se mettre une bonne partie de leurs petits camarades à dos. Sans compter que les héros ne fleurissent pas dans leur camp et qu'il leur faut bien se rattacher à quelqu'un dont la grandeur est indiscutable. Leur cher papy ne fait pas le poids en l'occurrence, ils le savent et lui le sait tout autant. Sa fille aussi. Alors ils acceptent à l'occasion de vous côtoyer sur ce terrain bourbeux de l'héroïsme... 

Je ne vous parlerais pas de leur éducation qui va du pire au meilleur en passant par tout ce que notre pays peut offrir de contestable voire même de détestable dans la formation des jeunes esprits influençables. Entre les médias qui vous lâchent des bombes à propos de tout et n'importe quoi comme si la fin du monde était proche, et la presse écrite qui recense les faits divers les plus glauques et vous les sert à l'encan pour éviter d'aborder les vrais problèmes... On trouve de tout en France, et bien évidemment chacun se sert en fonction de ses intérêts et de ce qui l'arrange. Ce qui offre aux identitaires et à ceux qui n'osent pas encore s'en réclamer l'opportunité de compiler le top de l'information qui saura parler directement à leur cœur. Oui ils en ont un, comme nous. Ils ont aussi des familles et se reproduisent avec ardeur pour repeupler la France de vrais français. Venant tout droit de leurs gènes ceux-là ils ne peuvent pas les contester. Arrivera un jour où ils ne sauront plus à qui s'en prendre... Si vous n'avez pas lu "Et on tuera tous les affreux..." de Boris Vian je vous invite à le faire, vous aurez une vision assez exacte de ce qui nous attend si leur scénario classé Z devenait une réalité. 


Mais ces gens-là se forment. Ils ne laissent pas leur esprit se construire au gré de leurs expériences comme nous le faisons. Non. Eux acquièrent très tôt une formation et une discipline qu'ils exsudent par tous les pores de leur peau dès que vous les abordez. Curieusement vous les reconnaissez et vous trompez rarement. Ils ont un langage formaté, des réponses toutes prêtes à tous les sujets de société, politique ou d'actualité que vous aborderez, ils ne se laissent pas prendre au dépourvu. Poussés dans leurs retranchements ils attaquent sur des sujets sensibles, tapent là où ils pensent vous faire mal et jubilent en pensant vous avoir vaincu. Grosse erreur de tactique, mais comme ils fonctionnent tous sur le même mode ils ne peuvent pas s'en rendre compte. Tout ce qu'ils savent tient en peu de lignes, leurs références culturelles et historiques sont toutes discutables, ils sont fiers de leur non programme et plus encore de leurs dirigeants. Qui sont eux bien à l'abri du peuple qu'ils prétendent aider dans leurs fiefs gardés par des chiens. A deux pattes ou à quatre pattes, cela dépend.

Grandeur et décadence de la France ! Curieusement ils rangent à gauche tout ce qui les dérange. Vous y compris. Il ne leur vient pas à l'idée que vous pouvez être de droite, du centre, écolo pur et dur ou sans aucune étiquette politique. Non, vous êtes gauchiste. C'est votre destin. Vous vous intéressez aux gens, vous voulez préserver la liberté d'expression et vous luttez contre le racisme, vous aimez les juifs, les noirs, les arabes, l'islam, le bouddhisme et les païens... Donc vous êtes de gauche. C'est bien connu, à droite on n'aime que l'argent. Et Dieu. Parfois. Pas toujours et pas forcément dans cet ordre. Affublé d'une étiquette qui peut entraver vos mouvement quoiqu'en pensent les vrais (de gauche) vous vous efforcez d'engager le dialogue avec quelques personnes qui vous semblent moins bornées, voire même intéressantes. Donc patiemment, échelon après échelon, vous entamez l'ascension de la communication, vous êtes confiant car après tout la parole libérée doit permettre d'évoluer et de se rejoindre quelque part. Tout à coup vous chutez lourdement et vous vous pétez la gueule en bas de l'échelle, la découverte est si énorme qu'elle vous laisse sans voix... En fait ils sont tous bornés, même ceux qui sont intéressants ! 

Il n'y aura pas de dialogue possible. Vous allez devoir vous battre pour imposer votre vision de la France que vous estimez plus saine et plus réaliste que la leur. Vous allez devoir lutter pour faire passer vos idées généreuses, vos actions sociales et votre ouverture aux autres. Ils vous mettront certainement des bâtons dans les roues, cela ils savent le faire et ils ne s'en privent pas. Mais à ce jeu dangereux ils ne sont pas les seuls à jouer et vous avez sur eux un gros avantage : vous aidez les autres à se relever. Eux ne tendent pas la main. Ils n'ont rien à donner.

Pour illustrer mon propos j'ai choisi un dessin satirique de Nawak, talentueux illustrateur qui décidément n'a pas fini de nous amuser et de viser juste ! Visitez son blog et retrouvez-le sur les réseaux sociaux :

vendredi 17 octobre 2014

LIBERTÉ ET VÉRITÉ


Tout comme moi je suis certaine que vous l'attendiez, que vous l'espériez, que jour après jour vous désespériez de la voir jamais arriver ! L'heure s'est finalement présentée et une belle leçon de journalisme fût donnée par Sébastien Lafargue à Eric Zemmour le 13 octobre 2014 au journal de 20h00 de France 2 ! Je dis bravo, je dis merci. Il a réussi là où les chroniqueurs vedettes de la télévision avaient échoué, en démontant point par point les erreurs véhiculées par Eric Zemmour dans son livre "Le Suicide Français". En redonnant les dates, les chiffres et les faits historiques. En faisant la preuve de ses mensonges éhontés. Du vrai journalisme en somme ! 

A tous ceux qui ont offert ces dernières semaines une tribune libre à la haine et au racisme sans vraiment les contrer, uniquement soucieux de l'audimat et de ne pas "louper" la vedette du moment, qu'ils se regardent et fassent un peu d'introspection. Car à trop accorder de liberté à un menteur on lui donne du crédit, et à trop donner de crédit on devient complice de ses mensonges. Tromper les auditeurs ce n'est pas faire du journalisme. C'est du cirque !!! Pour ma part j'étais à chaque fois en colère devant mon écran ces derniers temps, personne ne semblait faire le moindre effort pour arrêter le délire verbal d'Eric Zemmour, personne ne s'érigeait en justicier de notre République pour lui dire simplement :

"STOP ! Tes conneries on n'en veut pas, on n'y croit pas. Par pitié ferme-là ! Arrête d'écrire. Fais-nous une belle angoisse de la page blanche, laisse-toi dépasser par l'énormité de tes mensonges et retrouve un peu de bon sens. En souvenir de ce que tu es, en mémoire de ce qu'ont vécu les tiens. On ne peut pas prétendre aimer la France alors même qu'on lui ment ! Tu parles de justice ? Mais tu seras jugé un jour. Comme nous tous. Et à l'heure de ta mort souhaites-tu vraiment te présenter si lourdement chargé ? Méfie-toi des conséquences. Pour l'heure tu es satisfait, tu savoures ta gloire momentanée, mais la chute sera  plus dure que tu ne peux l'imaginer. Elle te brisera les os, noiera ton cerveau de douleur, aucun mot ne sortira de ta bouche immonde. Juste un cri. Et il sera trop tard pour te repentir."

Amis lecteurs n'allez pas croire que je ressens de la haine. Non. Cela s'apparente au dégoût, vous savez cette sensation d’écœurement qui vous prend à l'improviste, qui floute l'instant présent. Vous êtes planté là, le cœur au bord des lèvres avec tout de même l'envie de vous reprendre, de vaincre la nausée... Le bol d'air qui vous sauve c'est cette vérité qui claque ! Les faits, les chiffres, l'histoire de notre pays livrée à l'état brut, sans faux-semblants, sans mensonges. On se prend à regretter l'heureux temps des preux chevaliers qui n'avaient pour seule motivation que l'honneur et se précipitaient au prix de leur vie pour défendre ceux qui souffraient et faire justice. Des chevaliers il n'en existe que très peu dans notre société futile et individualiste à outrance, peu d'hommes et de femmes osent dénoncer et contrer l'inimaginable. Ils sont montrés du doigt et on ne leur accordera jamais autant d'attention qu'à celui qui diffuse à l'envie son message xénophobe. L'audimat n'aime pas les bons et les valeureux. L'audimat veut du sensationnel, de la terreur et du sang.  Les colombes ne présentent qu'un intérêt limité face aux croassements sinistres des corbeaux ! Et que ceux-ci soient revêtus de bleu,blanc, rouge ne leur donne que plus belle allure sous les feux des projecteurs qu'on braque sur eux avec délectation.

Pourtant si la France est incontestablement une terre de liberté la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen fixe à celle-ci des limites avec raison :

26 août 1789
Art. 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Préambule de la Constitution du 24 juin 1793 
Article 6 - La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.

Il apparaît ainsi évident que les bases de notre constitution ont prévu de limiter, d'encadrer, voire de punir les excès de liberté dès lors qu'ils nuisent à autrui. Les écrits et les propos d'Eric Zemmour nuisent à nos libertés chèrement acquises. Ne lui donnons plus l'opportunité d'exposer ses théories haineuses et révisionnistes, de pourrir les jeunes esprits et d'apporter de l'eau au moulin des mécontents de tous bords. Il y a des lois pour punir cela. Appliquons-les.


mercredi 15 octobre 2014

LE VOL DES CORBEAUX


Il apparaît clairement que les Conseils Municipaux ne ressemblent en rien à ce qu'ils étaient auparavant. Une chose est à reconnaître à l'actif de Julien Sanchez : il connaît son job ! Il arrive en Conseil Municipal avec des dossiers complets, il les connaît, anticipe les questions qui seront posées, les problèmes qui seront soulevés, et se tient prêt à répondre. Planté sur son estrade auprès de Yoann Gillet, dominant ses adjoints et les conseillers municipaux d'opposition, évitant de fixer l'assistance autant que possible et quelque peu guindé... Tous deux vêtus de ces inévitables vestes noires et cravates assorties dont ils semblent ne jamais se départir, ils évoquent irrésistiblement deux corbeaux guettant leurs proies ! D'ailleurs avez-vous remarqué que depuis fin mars la ville est envahie de ces hommes en costumes sombres et cravates noires comme d'autant d'oiseaux de mauvais augure ? Il apparaît clairement que les gens du Front National ne confondront jamais travail et plaisir, ils prennent leurs fonctions tellement au sérieux qu'ils ne sont jamais détendus. Mines compassées, tenues à l'encan et bien raides sur leurs chaises ils sont tellement soucieux de leur image qu'ils en deviennent ridicules ! Ils exsudent la bien-pensance et leurs œillères sont si grosses qu'ils les portent comme autant de minerves... Beaucaire dans sa simplicité bon enfant et sa jovialité n'est plus représentée que par des volatiles sombres et graves qui ne savent même plus battre des ailes ! 

Il y a toujours cette Marseillaise chantée en début de Conseil Municipal avec le plus grand sérieux et dont s'abstiennent les conseillers municipaux d'opposition ce que j'estime très regrettable. Moi je vous le dis tout net, je l'ai chantée et je la chanterais chaque fois que j'y assisterais. Car après tout il s'agit de notre hymne national, à nous français de tous horizons, et il me semble inopportun de laisser aux élus du Front National le loisir de le revendiquer. On pense ce que l'on veut des paroles de la Marseillaise, comme celles de tout chant militaire elles sont guerrières, brutales, écrites pour stimuler et encourager la fougue et le courage des soldats. Mais elles sont nôtres. Refuser de chanter la Marseillaise c'est en quelque sorte renier sa nationalité et son appartenance à la France. C'est évident que la chanter face à une brochette d'élus Front National fait froid dans le dos, mais cela me conforte dans mes choix et dans mes actes.

Les échanges qui s'ensuivent sur les divers sujets portés à l'ordre du jour suscitent quelques débats parfois houleux, notamment entre Julien Sanchez et Christophe André qui visiblement ne s'apprécient pas. Le premier fait montre de condescendance amusée puis s'énerve et vacille au bord de l'insulte, le second attaque et ne lâche pas prise, il tente l'humour sans toujours y parvenir et finalement tous deux finissent pas lasser la salle en ramenant le débat à un niveau trop personnel. Les interventions trop modérées des conseillers de la liste de Jacques Bourbousson ne parviennent pas à faire décoller les débats qui s'éteignent d'eux-même. Faute de combattants... A Claude Dubois je reconnais le mérite de connaître ses dossiers sur le bout des doigts, il ne rechigne pas à exposer ses vues et argumente avec justesse. Bien sûr il s'attaque à des sujets que d'aucuns jugent ennuyeux et que les autres conseillers municipaux se gardent de soulever, comme le long rapport de la CCBTA, la gestion des déchets de la commune... Sans oublier son cheval de bataille, le fameux et rébarbatif Plan Local d'Urbanisme. Mais il a au moins le mérite de nous éclairer sur les points les plus importants de ces dossiers et fait preuve d'un humour bienvenu.

Si Julien Sanchez prend la peine d'écouter l'opposition, de lui répondre, et même de tenir compte de ses suggestions, il n'en reste pas moins que rien de concret n'entrave la prise de décisions de la municipalité. De tout cela il demeure un fait incontournable : il n'y a pas de véritable opposition beaucairoise. Certes les conseillers municipaux d'opposition sont là, régulièrement et démocratiquement élus. Mais ils font montre d'une prudence exagérée et craignent visiblement le conflit.  Les décisions sont un peu discutées, pour la forme, ensuite elles sont votées et beaucoup trop d'entre elles le sont facilement à l'unanimité. L'abstention pour certaines autres revient à une acceptation, il n'y a pas de non fermement et clairement exprimé. Ce qui permet à Julien Sanchez et sa majorité de faire passer la plupart des délibérations en souplesse et sans angoisse. A l'heure où il apparaît évident que la nouvelle municipalité dévoile peu à peu son vrai visage et s'attaque à des questions de fond qui lui tiennent à cœur je me demande si l'opposition beaucairoise saura un jour la contrer avec un Front Républicain digne de ce nom. Pour l'instant il est inexistant.

Tout cela laisse les coudées franches à Julien Sanchez pour les changements qu'il prépare dans l'intimité de son bureau. N'est-elle pas belle sa nouvelle vie de maire ? Il fait ce qu'il veut, il s'éclate à gérer les multiples dossiers entassés sur son bureau (c'est un gros bosseur nous le reconnaissons volontiers) il se moque un peu (voire beaucoup) des autres ! Et pour cela il touche un salaire. Finalement, pourquoi faire autre chose que de la politique ?

Si vous venez assister au Conseil Municipal arrivez en avance, les places assises sont réquisitionnées par les groupies du régime en place et l'on vous regarde de travers quand par chance vous pouvez vous aussi vous asseoir. Le premier rang offre d'ailleurs aux regards une brochette représentative de la population féminine bien pensante de Beaucaire, vous savez ces femmes qui pincent les lèvres avec mépris lorsqu'elles croisent la population colorée qui vit dans le Centre Ancien ! Elles regardent de haut tous ceux qui n'ont pas l'heur de leur plaire, mais comprennent-elles seulement un traître mot de ce qui se dit pendant trois heures ? Il serait intéressant de les interroger à ce sujet... L'assistance qui doit en principe demeurer silencieuse ne se prive pas de commenter, Julien Sanchez laisse faire et se réjouit ouvertement lorsqu'elle s'en prend à l'opposition parfois sans le moindre respect. Cela l'amuse, nous cela nous atterre ! Ce passe-droit dont s'emparent joyeusement ses partisans est la porte ouverte à d'autres dérives et nous nous en inquiétons légitimement.

Oui je le confirme avant que vous ne l'exprimiez : cela vole bas ! Les esprits peinent à décoller, les références sont usées et les traits d'humour attendus... Pourtant le plafond de la salle du Conseil est haut, lui. Il en a vu et entendu ce plafond ! Et s'il est évident que Julien Sanchez prend la gestion de la ville très à cœur il est incontestable que c'est un homme peu enclin au débat et prêt à tout pour imposer son idéologie. Il gère notre ville en politique comme il le ferait de n'importe quelle autre ville, pas en beaucairois soucieux de l'avenir de SA ville. Croyez-moi, la différence est de taille !

dimanche 5 octobre 2014

CULTURE ! VOUS AVEZ DIT CULTURE ?


En ce jour inoubliable du 1er octobre 2014 nous est enfin communiqué le programme de la saison culturelle 2014-2015 de notre bonne ville de Beaucaire. Impatiente d'en découvrir tous les attraits annoncés à grand renfort d'effets de manche pendant le dernier conseil municipal je me précipite, tout comme j'imagine vous l'avez fait ou le ferez vous aussi sur le livret à la triste couverture bleu blanc rouge sur fond gris en harmonie avec notre nouvelle municipalité. Et là c'est le choc ! Julien Sanchez se félicite d'une programmation très variée et de grande qualité qui offrirait des pièces de théâtre de haut niveau, des comédies musicales, des spectacles pour tous les âges et la venue de célébrités.

La réalité est toute autre ! La programmation plafonne à "moyen faible" et nous offre en fait un magnifique nivellement culturel par le bas qui n'a rien de surprenant de la part de notre nouvelle municipalité. Si le Front National était réputé pour ses choix culturels qualitatifs cela se saurait depuis longtemps... Julien Sanchez nous prouve une fois de plus qu'il colle aux diktats de son parti en bon élève qu'il a toujours été ! Il n'a pas saisi l'opportunité qui lui était offerte de ravir Beaucaire par des choix audacieux et de faire souffler un vent de nouveauté et d'ouverture sur notre ville. Non, il a préféré s'en tenir aux vieilles gloires (Michel Galabru qui a déjà un pied dans la tombe et Mado la Niçoise qui ne fait plus rire personne !) et nous faire plonger dans l'opérette bas de gamme et la comédie musicale de camping ! Alors bien sûr cela plaira à de nombreux beaucairois, ceux-là même que l'on retrouve scotchés sur leur chaise en plastique sur la place de la mairie chaque vendredi d'été, avalant indifféremment tout ce qui leur est proposé sans plus d'esprit critique qu'une cigale privée de soleil et ne sachant plus chanter. Faut-il rappeler à notre maire et son équipe (le mot englobe généralement une notion de travail qui semble leur échapper dans certains domaines tels que celui qui nous occupe ici !) que la population beaucairoise n'est pas exclusivement du troisième âge ? Que certains ont déjà quitté la ville pour découvrir le vaste monde et aimeraient voir ce monde s'inviter dans nos murs ? Que les jeunes enfin bouderont une année de plus le Casino Municipal faute d'intérêt ? Les jeux de lumière, les paillettes et les plumes c'est bien joli une fois de temps en temps, cela peut même être drôle, mais la culture Monsieur Sanchez c'est bien plus que ce que vous nous offrez. Point d'audace, point de nouveauté, point de qualité dans cette saison qui nous semblera très très longue...

Le plus anachronique est de voir des associations, dont par ailleurs nous respectons le travail qu'elles font pour divertir et rassembler les beaucairois tout au long de l'année, se produire dans le cadre de la saison culturelle. Il est certain que programmer des spectacles amateurs revient beaucoup moins cher à la municipalité que de faire appel à des professionnels, mais c'est un peu se moquer de nous au passage ! Quand on sait que la ville de Tarascon offre chaque année une programmation aussi variée que qualitative à ses administrés on ne peut que regretter qu'il n'en soit rien de ce côté-ci du pont... Julien Sanchez et son adjointe à la culture et au patrimoine de triste renommée sacrifient la culture sur l'autel des restrictions budgétaires sans aucun état d'âme et trouvent en sus le moyen de s'en féliciter ! Ne serait-il pas plus judicieux de sacrifier Mireille Fougasse pour préserver l'avenir de la culture à Beaucaire ? On ne dira jamais assez que la culture et cette personne ne peuvent se mélanger sans risques... Qu'on lui laisse donc la seule charge du patrimoine, c'est son truc et elle adore se pavaner en costume d'époque ! Mais par pitié monsieur le maire ne lui attribuez plus la responsabilité de programmer notre saison culturelle, nous vous le demandons et même nous vous en prions instamment !

Quelques-uns d'entre nous ont craint un bon vieux retour aux valeurs sûr des années 40, nous finirions presque par regretter qu'il n'en soit rien. A côté de cela les vieilles gloires dépoussiérées qui vont se produire à Beaucaire nous donnent des frissons d'angoisse ! Brrr !!!

Pour découvrir la programmation de la saison culturelle 2014-2015 cliquez sur ce lien :
http://beaucaire.fr/spip.php?article6014