lundi 20 juillet 2015

RACISME, COUSCOUS & CIE


Julien Sanchez, Gilbert Collard, Jean Roucas, Louis Alliot

"Je ne suis pas raciste, je mange du couscous" 

Qui n'a pas entendu un jour cette phrase culte que le raciste ordinaire brandit comme un blanc-seing pour se protéger du regard des autres ? Assortie de l'inévitable "j'ai des amis arabes" dont les variantes les plus répandues sont "j'ai des amis juifs, noirs, homos"... Un peu comme si le raciste avait conscience tout au fond de lui (très au fond !) de l'absurdité de son comportement quotidien. Ici, dans le sud de la France, le racisme s'épanouit sur les trottoirs, s'étale sur les plages et aux terrasses des cafés, se gargarise dans les bistrots, se réjouit dans les fêtes de village et se pavane à la sortie de la messe ! Un comportement naturel inculqué dès la naissance qui grandit avec l'enfant, s'installe confortablement dans la vie de l'adulte et ne le quitte que dans la tombe. Parfois l'un d'eux déraille et se remet en question, les siens ne le reconnaissent plus et le mettent au ban de leur micro société, il devient le vilain petit canard qu'on n'ose plus trop présenter. Infréquentable car doté d'une conscience et d'humanité... Ajoutez lui une conscience politique et un minimum de culture et vous le coupez définitivement de ses racines pourrissantes. En acquérant un esprit critique il s'élève et quitte le nid bruyamment, non sans faire en général de gros dégâts irréparables. Car ce n'est pas impunément qu'on se rebelle contre l'ordre établi, et dans nos belles régions de France le racisme en est l'un des moteurs incontournables.

Une question se pose : les hommes politiques aisément reconnaissables sur cette photo ont dîné au restaurant Mogador du Port à Beaucaire, le jour de l'Aïd-el-Fitr, avant le spectacle de Jean Roucas. Nous n'extrapolerons guère en imaginant qu'ils ont savouré les délicieux couscous et tajines de ce restaurant que les beaucairois connaissent bien, et nous ne doutons pas qu'ils aient apprécié leur dîner. Mais lorsque l'on se réclame d'une idéologie basée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie, que l'on appuie des thèses identitaires et que l'on confie la communication de la municipalité à un ardent défenseur de la Rémigration et du Grand Remplacement,  n'y a-t-il pas là antagonisme latent et hypocrisie flagrante des comportements ? Quand Julien Sanchez nous gratifie pour le 14 juillet d'un discours identitaire sous prétexte de célébration de notre fête nationale il demeure dans la droite ligne de ses déclarations semées ici et là depuis sa prise de fonction. Il s'affirme de fait dans le courant idéologique de Marion Maréchal Le Pen, ce qui n'a rien d'anodin, et au vu des applaudissement nourris et des commentaires des sympathisants présents le racolage populiste fonctionne ! Alors bien sûr notre maire aime le couscous, mais cela l'absout-il de tout le reste ?

Comme de bien entendu la venue de Jean Roucas a attiré un millier de beaucairois sur la place de la mairie, les seniors ont comme d'ordinaire squatté leur siège deux bonnes heures (au moins !) avant le début du spectacle au risque de s'étioler en pleine canicule, les terrasses se sont remplies et comme de coutume les beaucairois ont joyeusement dîné en famille. Une constante des Beaux Quais qui, cette année, a le mérite de les consoler de la pauvreté de ceux-ci ! La moitié des stands ont disparu, l'offre restante est limitée et la promenade du vendredi soir devient peu engageante... Sans poser la question on devine aisément la réponse de notre municipalité Front National : économies ! Julien Sanchez, aidé de son entourage immédiat à la compétence discutable, a compté les sous de notre ville et décidé la mise à mort des Beaux Quais sans prendre la peine d'en avertir la population. Or les beaucairois le savent, cette fois la thèse des forains indésirables ne fonctionne pas, la majorité des stands que tous connaissent bien présentant de l'artisanat local ou étranger sans rapport avec ce "souk à 1 euro" qui déplaît tant à notre maire. De là notre incompréhension et notre surprise ! Nous espérions un relooking des vendredis soirs devenus quelque peu lassants, nous ne nous attendions pas à cette lente agonie estivale... Finalement nous serions presque reconnaissants à la mairie d'avoir mobilisé une certaine partie de la population beaucairoise pour lui offrir une resucée insipide du Jean Roucas d'autrefois assortie pour la forme de sketches dont on ne gardera en mémoire que la nullité persistante. 

Jean Roucas

Tout y est passé : racisme, jeunes de banlieue, rappeurs, télé réalité, nostalgie des pubs d'autrefois, déboires de santé des seniors, confessions douteuses des people, personnages politiques ciblés, homophobie... Et pour finir un mot de ses admirateurs (?) que l'on retiendra : "Quand on voit tous les cons qui passent à la télé on ne comprend pas pourquoi ils ne vous reprennent pas !" On se le demande aussi...

Au sortir de cette pénible soirée on se demande quel est le coût d'un Jean Roucas qui n'amuse plus personne et on se dit que ma foi Beaucaire mérite tout de même mieux ! C'est faire peu de cas de la culture des beaucairois que de leur proposer toujours le dessous du panier... Bien évidemment la mairie se gargarise de sa prétendue réussite et en rajoute une couche en citant 2000 spectateurs ! Nous savions depuis la venue de Marine Le Pen à Beaucaire pour la manifestation/meeting du 11 janvier que la mairie avait des problèmes avec le comptage de ses administrés et/ou sympathisants (l'un n'allant pas forcément avec l'autre) en dénombrant 5000 personnes là où la Police Nationale en comptait un peu plus de 1000 ! Sachant que pour les spectacles du vendredi les beaucairois sont assis devant la scène, que d'autres dînent ou prennent une consommation en terrasse, en y ajoutant ceux qui étaient debout à proximité de la scène on peut affirmer qu'il y avait environ 1000 spectateurs. Ce qui fait moins de spectateurs que pour Miss Beaucaire qui, par contre, était une vraie réussite. 

De l'overdose de revues cabaret dont nous abreuve la programmation de ces estivales on ne retiendra cette fois que la très belle interprétation de Carmen par une chanteuse talentueuse dont malheureusement le présentateur n'a pas cité le nom. Mauvaise organisation ou amateurisme ? On penche pour les deux.

Pour finir nous avouerons demeurer dans l'expectative. Pas vraiment en attente de la prochaine incartade de l'équipe municipale, mais pas non plus en vacances. Est-ce dû à la chaleur excessive de ce mois de juillet ou à une forme de lassitude ? Sans doute une peu des deux. Garder les yeux ouverts est difficile lorsque la municipalité se charge d'alimenter les méditations de nos nuits blanches ! A défaut de nous rassurer, au moins tout cela a-t-il le mérite de nous divertir... Et de nous inspirer pour faire vivre ce blog.


samedi 30 mai 2015

VIEILLES GLOIRES, TRADITIONS ET NAPHTALINE !


Nous l'attendions avec impatience, nous l'avons eu ce matin ! Le programme des Estivales 2015 de Beaucaire version Front National colle à nos prédictions : l'été sera provençal et ringard ou ne sera pas ! Nous allons baigner dans les traditions, et cerise sur le gâteau des festivités nous aurons un défilé sur le thème de la Coupo Santo. Les non initiés auront ainsi appris de la bouche de Mireille Fougasse,  l'histoire de cette coupe d'argent remise par la Catalogne à la Provence en remerciement de l'accueil fait à Victor Balaguer, poète catalan exilé dans notre belle région pour raisons politiques. Notre adjointe à la culture et aux festivités, dont nous avons à maintes reprises signalé l'incompétence et la versatilité politique, nous a gratifié d'un récit hésitant et mal construit que nous mettrons sur le compte du trac pour ne pas alourdir sa besace. Nous noterons au passage qu'elle n'est pas la seule à ne pas savoir s'exprimer en public, nos élus frontistes beaucairois font très souvent preuve de maladresse, de difficultés d'élocutions et de lecture, et d'une raideur peu engageante. Hormis Julien Sanchez dont l'élocution et l'aisance maîtrisées captivent à chaque fois les auditeurs !

Si le déroulement habituel des Estivales demeure inchangé, le moins que l'on puisse dire est que la qualité n'est pas au rendez-vous ! Julien Sanchez nous avait promis pendant sa campagne d'améliorer la programmation, en fait il ne fait qu'un copié collé des années précédentes. Ainsi nous n'aurons d'autre alternative que celle de nous farcir de vieilles gloires à peine dépoussiérées pour les Beaux Quais et le Salon Taurin. A commencer par l'humoriste de triste renommée Jean Roucas qui ne cache pas son adhésion aux thèses identitaires et dont le spectacle ne manquera de nous donner la nausée...

Pour le reste jugez un peu :
  • Ouverture des Beaux Quais avec l'élection de Miss Beaucaire
  • Sébastien Lorca, issu de la comédie musicale "Les Mille et Une Vies d'Ali Baba" dont on se souvient qu'elle fût en 2000 un flop magistral au contraire de ses contemporaines "Les Dix Commandements" et "Roméo et Juliette"
  • Un Tribute to Michaël Jackson dont on ne sait pas qui s'en chargera (rien n'est précisé)
  • Olympe, révélation The Voice 2013 plébiscité par les ados 
  • François Valéry, les Forbans et Francky Vincent au Salon Taurin avec en conclusion l'Orchestre marseillais Almeras Music Live dont les prestations et la notoriété sont aussi discutables que très confidentielles
Mais bien évidemment en ces temps d'économies de bouts de chandelle que nous fait vivre la nouvelle municipalité on ne peut s'attendre à mieux ! Il est vrai qu'avec Mireille Fougasse aux commandes de la programmation la modernité ne saurait être au rendez-vous, reconnaissons à Julien Sanchez qu'au moins il fait l'effort méritoire de rajeunir un peu tout cela. Malheureusement son obsession d'un retour aux traditions provençales ne contribue pas vraiment à ancrer Beaucaire dans le 21ème siècle et c'est fort regrettable. 

Bonnes nouvelles cependant dans tout ce fatras : une soirée Rock avec le Nicky Stone Group qui s'annonce plutôt sympathique, Quentin Mosimann dans les Arènes, les fêtes de la Base Nautique et bien entendu les désormais réputées Rencontres Équestres. Lesquelles rehausseront indiscutablement le niveau de ce cru 2015 des Estivales qui sont majoritairement à l'image de la couverture du magazine qui les présente, tape à l’œil et à côté de la plaque. Si vous découvrez des champs de lavande autour de Beaucaire surtout notez bien l'emplacement et prévenez-nous !

mardi 26 mai 2015

SAUVEZ BEAUCAIRE !




En réponse à un article de l'Humanité qui tacle avec virulence l'édition 2015 de la Foire de l'Ascension, rejoignant dans son analyse le constat indigné de très nombreux beaucairois, Julien Sanchez publie un communiqué sur Twitter. Nous avions eu droit sur Facebook au traditionnel reportage photographique de la mairie mettant l'accent sur les cochonnailles et la "foule" de visiteurs, le tout assorti d'un bref communiqué de 82 mots. Oui je les ai comptés, de temps à autre cela me prend comme çà et je m'amuse avec des détails idiots ! Pas si idiots que cela d'ailleurs à bien y regarder...

J'ai cherché en vain sur le site de la mairie la nouvelle mouture du communiqué, non daté et non signé, partagé par notre maire sur Twitter. Je ne l'ai pas trouvée. D'ailleurs il est à noter que ledit site fait figure de baraque abandonnée depuis sa soi-disant refonte par notre identitaire maison aux multiples identités, Damien Lefèvre/Rieu himself ! Il semble que ses compétences en matière de communication soient finalement assez limitées, tout du moins lorsqu'il s'agit de prendre en main et de toiletter le site officiel de la ville.

Mais revenons à nos moutons... Pardon, à nos cochons ! Au premier coup d’œil le texte semble banal, mais il est bien loin de l'être. Nous avions déjà noté des perles islamophobes et ouvertement discriminatoires au fil des articles du Beaucaire Magazine dont le fil conducteur est un éclatant "je m'aime, je m'aime, je suis partout, je fais tout, je suis l'avenir, je vous protège malgré vous, je vous sauverais". Magazine qui pourrait aisément s'intituler "Retour vers le Passé" ou "Un Taxi pour Beaucaire" si nos élus étaient dotés d'un minimum d'humour. Mais c'est un ingrédient incompatible avec la naphtaline et qui n'est pas livré avec les traditions dans lesquelles ils aiment tant barboter. Et puis franchement ce ne serait pas sympa pour McFly et Audiard... Bref ! Considérant que chaque municipalité est d'office dotée d'un ego surdimensionné nous nous disions que ma foi c'était à lire au troisième, voire au dixième degré. Bien sûr nous épluchions chaque numéro avec attention et pointions les dérives, les poncifs, les mensonges et les aberrations semées dans les pages glacées, notant que tous les deux mois tout ce verbiage montait d'un cran.

Cette fois-ci le communiqué émis par le cabinet de Julien Sanchez est clairement le support d'un message identitaire à peine dissimulé au gré des lignes. Un mot par-ci, une phrase par là, voire tout un paragraphe pour semer les germes de la peur, de la haine et du rejet de l'autre, mine de rien. L'évolution est nette, indiscutable, et présage d'un durcissement des décisions à venir.  Il annonce la couleur, Beaucaire a pris un tournant irrévocable. Et si vous ne comprenez pas le scénario laissez-moi vous éclairer sur ce qui vous attend désormais :

  • La ville vivra au rythme des traditions et sera fermée à la culture contemporaine 
  • La mairie piétinera la laïcité et la liberté d'expression
  • La mairie stigmatisera les associations qui œuvrent pour le vivre ensemble
  • La mairie refusera toute communication avec les médias qui n'approuvent pas sa politique
  • Le beaucairois fréquentable sera chrétien ou ne sera pas
  • Les autres habitants devront faire profil bas sous peine de poursuites et de tracasseries administratives 
  • La délation sera remise au goût du jour, elle sera même encouragée et récompensée 
  • Le personnel municipal sera déplacé au gré du bon vouloir de la mairie et non des compétences
  • Le personnel municipal sera surveillé et menacé de représailles s'il déroge à la politique de la mairie
  • Les enfants d'origine étrangère seront listés et classifiés en fonction de leurs prénoms 
  • Les enfants seront privés de cantine si leurs parents ne paient pas à l'avance les tickets repas
  • Les primo arrivants seront regroupés dans des classes ghettos dès la maternelle
  • Le regroupement familial sera systématiquement refusé aux étrangers

Et si les beaucairois ne sont pas contents de ce programme, ma foi... Comme l'a dit Julien Sanchez avec arrogance "Beaucaire tu l'aimes ou tu la quittes, je ne retiens personne." Cela ferait un bon film, qu'en pensez-vous ? Imaginez : "Sauvez Beaucaire !" une réalisation de Julien Sanchez coproduite par le Front National, Bloc Identitaire et Génération Identitaire avec l'aimable participation des beaucairois. Dommage ! Nous n'avons pas de cinéma et la mairie a supprimé les cars qui nous amenaient à celui de Tarascon.

Pas si drôle que cela en a l'air vu du petit bout de ma lorgnette ! Ce qui nous attend pendant les cinq ans à venir nous sommes plusieurs à l'avoir prédit et nous le voyons s'installer chaque jour un peu plus confortablement. Le repli identitaire incognito version mairie de Beaucaire. Décomplexé. Ouvertement assumé. Notre ville s'est mise dans de beaux draps, et pour ceux qui en douteraient encore rien ne sert de se voiler la face. D'autant qu'à Beaucaire c'est plutôt mal vu ces temps-ci... Pour ceux qui ne se sentent pas vraiment concernés sachez que plonger la tête dans un bénitier ne vous aidera pas non plus. Pardonnez cette image, c'est la seule qui vienne à ma plume ! Mais soyez conscients que l'impunité dont s'imaginent jouir les élus du Front National n'est que temporaire, tout a une fin. Le jour où ils ne joueront plus, vous ne pourrez plus jouer non plus. Ce jour-là il faudra assumer vos choix.



vendredi 15 mai 2015

FOIRER LA FOIRE ? CHECK !


De mémoire de beaucairois on n'avait jamais vu cela ! Imaginez une belle journée de mai, les restaurants du canal agrandissent comme de coutume leurs terrasses et installent les bars extérieurs pour ces apéros festifs dont la ville a le secret, les paëllas mijotent, la ville bruisse de sons inhabituels et les dj's se renvoient la balle à coups de musiques qui vous mettent irrésistiblement le rythme en jambes. Il fait chaud, il fait même lourd, chacun se souvient des pluies qui ont gâché d'autres foires par le passé alors on s'empresse de se pomponner, on sort de chez soi pour aller "foirer" comme ils disent ici... Arrivé sur le canal c'est la surprise ! Du restaurant Vintage à la banquette c'est vide, aucun stand ne vient animer le bas du pont et les barrières sont en place au niveau de la rue Legendre. Un peu étonné on remonte le canal qui fait la part belle aux produits du terroir et à l'artisanat, ma foi on n'a rien contre alors on jette un oeil en se demandant comment diable les jambons et saucissons d'Auvergne, les fromages de Savoie et les crêpes de Bretagne sont liés au terroir de notre région ! On goûte ici et là, oui tout cela est délicieux et ouvre l'appétit, mais tout cela est surtout trop cher pour notre bourse beaucairoise. On craque quand même sur le magnifique stand d'olives, tapenades, dents d'ail et autres spécialités méditerranéennes, on croque dans de la papaye séchée et on reconnaît que là vraiment c'est un délice gustatif autant que visuel. Malgré notre envie cela effraie également notre bourse beaucairoise... Alors on continue en jetant un œil aux savons de Marseille colorés et parfumés, on ne s'attarde pas devant les habituels bijoux et bibelots sans grande originalité ni devant les nappes provençales, on a une petite envie de miel doré mais le prix encore une fois ne plaît pas à notre bourse beaucairoise, et bien sûr on est content de voir la bière de Beaucaire en bonne place. Un peu plus loin on s'avise que le cours Gambetta est vide, cela nous fait un choc et pour se consoler on craque pour une glace artisanale du stand Chao Benji, une tuerie ! Un concept à base de fruits frais sur une base yaourt ou vanille, préparé à la main en quelques minutes, qui commence à se faire une jolie réputation entièrement méritée.


Devant la terrasse du Gambetta Kfé en effervescence se pressent des enfants, là on découvre la mini ferme installée par Momo Bougrini, une chèvre et ses deux chevreaux voisinent avec deux porcelets apeurés... Humour et tradition, un clin d’œil que chaque beaucairois appréciera à se façon, l'une de ces idées dont Momo a le secret et qui, une fois de plus, remporte un franc succès. On ne s'arrête pas pour se désaltérer, pas tout de suite, la foire est longue et on n'en a fait que le quart, du moins c'est ce que l'on croit ! S'ensuivent quelques stands de fringues et de babioles, de maquillage bas de gamme qu'on imagine aisément liquéfié par la chaleur, on cherche en vain les habituels forains chez qui l'on trouve tous ces petits trucs qu'on aime bien : henné, ghassoul, eau de rose du Maroc, khôl, savon noir, huile d'argan, huiles essentielles, bougies, pierres, encens... Oualou ! Rien ! Que dalle ! Bon là autant vous l'avouer on a envie de pleurer. Mais on se secoue, on sait qu'on a encore du chemin à parcourir alors on attaque les Fontêtes avec le coeur plein d'espoir. Là aussi cela a changé. Bien sûr on trouve toujours quelques stands de fringues, mais elles n'ont rien d'abordable et notre bourse beaucairoise manque se pâmer devant les prix affichés ! C'est dit on n'achètera rien à nos enfants cette année, dommage... Heureusement qu'on retrouve nos churros sans lesquels une foire ne serait pas une foire, mais ils manquent nous rester en travers de la gorge lorsque nous arrivons en haut et qu'ont voit ce pauvre Goya trôner dans un vide sidéral ! Lui qui adorait jeter un œil sur les stands qui s'étendaient à droite vers le château et à gauche jusqu'à Total il n'y comprend plus rien. Ne riez pas, il nous l'a dit. Pour un peu le désespoir nous le ferait mourir une seconde fois... Le cœur chagrin on redescend vers les jeux, bon ils sont toujours là et les enfants sont heureux, au moins cela n'a pas changé et le spectacle nous réconforte un peu. On envoie un texto à Goya pour le rassurer, on ne voudrait pas qu'il nous fasse une dépression.

En regardant nos montres on remarque que faire la Foire aller retour ne nous pris qu'une heure alors que les années précédentes il nous en fallait trois ! Et cela en nous arrêtant pour saluer quelques amis, en nous attardant à certains stands et en prenant le temps de photographier ici et là. Avec effarement on s'aperçoit que cette année personne ne nous a bousculé, que nous avons marché d'un pas tranquille et régulier sans piétiner et sans être coincé dans la foule. Et pour cause, foule il n'y avait pas. Certes les Fontêtes attiraient un peu de monde, mais on était très très loin de la foule compacte et joyeuse des années précédentes ! Nous remarquons également que les terrasses supplémentaires des restaurants du canal d'ordinaire prises d'assaut sont désespérément vides. Cela on ne l'avait encore jamais vu. Une chose est sûre, à Beaucaire on ne boude pas la table les jours de fête alors on n'y comprend rien ! Renseignements pris ici et là on apprend que les commerçants beaucairois du canal n'ont pas fait un bon chiffre d'affaires, pas plus que les forains dont les produits artisanaux ne correspondaient pas à ce que les habitants recherchaient. La qualité était là, c'est indéniable, mais elle aurait pu être un plus et non un moins. Mais cela Julien Sanchez ne l'a pas voulu et ne s'est pas soucié de satisfaire l'ensemble de ses administrés. Lesquels sont fort mécontents, hormis une poignée d'irréductibles mal embouchés passéistes férus de traditions "bien de chez nous" qui étalent sur les réseaux sociaux leurs remerciements à notre maire dans un lèche-bottes blues proprement indigeste ! Nous imaginons aisément que Julien Sanchez ne se tient plus de joie et lisse son plumage tel un corbeau qui vient d'avaler sa proie. 

Nous on est déçu. On nous avait promis des produits raffinés, on a eu beau chercher on n'a rien vu de tel... Et on n'a pas trouvé nos Louboutin. Pourtant c'est français. Et notre bourse beaucairoise aurait explosé de bonheur.

samedi 9 mai 2015

PAS D'EUROPE POUR BEAUCAIRE !

"Si l’Europe s’unissait un jour pour partager son héritage commun, il n’y aurait pas de limite au bonheur, à la prospérité et à la gloire dont pourrait jouir sa population de trois ou quatre cents millions d’âmes. Nous devons créer un genre d’États-Unis d’Europe. De cette façon des centaines de milliers de travailleurs pourront recouvrer les simples joies et espoirs qui rendent la vie digne d’être vécue." Winston Churchill (1874-1965)


Nous célébrons aujourd'hui la Journée de l'Europe dont la date fait référence à la déclaration prononcée par Robert Schuman, ministre des affaires étrangères français, le 9 mai 1950.

Malheureusement ce jour sera des plus banals pour Beaucaire dont la municipalité Front National ne hisse plus le drapeau européen depuis maintenant un an. Or cet étendard symbolise notre histoire actuelle bâtie sur les ruines de la Seconde Guerre Mondiale. Que l'on soit ou non un européen convaincu, l'Europe existe et on ne peut pas l'ignorer. Cet héritage que nous léguerons à nos enfants est probablement leur seule barrière contre le communautarisme et les discriminations qui prennent chaque jour plus d'importance. De toute évidence le protectionnisme affiché du programme du Front National se moque d'encourager un contexte sociétal difficile qui, nous le savons, servira leurs visées populistes. Est-il décent en ces temps de crise de n'avoir pour seule solution que la fermeture de nos frontières, le rejet de l'autre et le retour vers un passé révolu ? Non. Ce serait un peu l'histoire du chien qui tourne en rond pour se mordre la queue... Et notre jeunesse veut mordre la vie !

Les plus grands politiques, les plus fins stratèges, ont souhaité et bâti cette Europe que nos élus locaux foulent aux pieds ! Elle est imparfaite, mais elle apprend et elle évolue depuis 65 ans. A peine une vie... A l'échelle de l'humanité tout juste un nourrisson auquel on ne peut décemment pas refuser le droit de grandir.

Adopté le 8 décembre 1955 par le Conseil de l'Europe l'étendard étoilé devient officiellement celui de l'Union Européenne le 1er janvier 1986. Le Traité de Rome de 2004 le définit comme l’un des cinq symboles de l’Union, à égalité avec l’hymne européen, la Journée du 9 mai, l’euro et la devise « Unis dans la diversité ».

Chaque élément de la composition du drapeau européen a été choisi pour sa symbolique :
  • Le fond bleu, souvent azur, représente le ciel du monde occidental
  • Les étoiles dorées à cinq branches représentent les peuples de l’Union
  • Le nombre d’étoiles, à savoir douze, n’a jamais été lié aux nombre initial d’États membres, mais incarne traditionnellement la complétude et la perfection (12 heures du jour et de la nuit, 12 mois de l’année)
  • Le cercle, ouvert car les branches des étoiles ne se rejoignent pas, représente à la fois l’unité et l’ouverture sur le monde
Traditionnellement le drapeau européen est hissé le 9 mai au fronton des édifices publics des états membres. A Beaucaire ce droit nous est refusé.

mercredi 29 avril 2015

LA LISTE DE SANCHEZ


Dans les périodes troublées de notre histoire il y a toujours eu des listes sur lesquelles s'appuyer pour étayer de tristes vérités. La dernière en date, et de triste mémoire, est la liste de Schindler. Bien entendu cela n'a rien de comparable avec cette longue année qui nous a vu partager la couche du Front National contraints et forcés. Mais tout de même ! Nous savions que les décisions iraient crescendo et Julien Sanchez ne nous a pas déçus, enchaînant les effets d'annonce pour marquer l'action de sa municipalité. Pour ceux qui persistent à prétendre qu'à Beaucaire rien n'a changé j'ai pris la peine de lister les décisions marquées du sceau Front National de la nouvelle municipalité. C'est édifiant...

Nous avons eu dans l'ordre chronologique :
  • le retrait de la municipalité du projet de centre socio-culturel
  • la disparition du drapeau européen et de l'oriflamme régionale au fronton de la mairie et sur le canal
  • la disparition du blason de Beaucaire 
  • la disparition des drapeaux symboles des deux jumelages de Beaucaire avec Farciennes (Belgique) et Montelupo (Italie) sur le canal
  • l'embauche en mai de Holly Harvey Turchet dont les propos racistes et islamophobes ont défrayé la chronique au poste de chef de cabinet du maire (en maladie à dater de juillet et licenciée en novembre)
  • l'audit confié à la Financière des Territoires, société créée par Clément Brieda (Front National) pour la somme de 13900 euros (idem qu'à Fréjus > 80000 habitants) 
  • l'interdiction de jouer de la musique folklorique dans l'enceinte mais aussi sur la place de la mairie lors des mariages 
  • l'armement des effectifs de la police municipale 
  • la fermeture du Relais Jeunes
  • la tribune sur les élèves allophones 
  • l'affectation d'agents municipaux non sympathisants à des postes sans rapport avec leurs compétences réelles ou supposées
  • l'augmentation des tarifs de cantine
  • le recrutement de 5 membres du Front National (Jérémie Boulet, Jean Raphaël Sandri, Peter Sterligov, Elias Attalah, Damien Rieu) pour la communication, le cabinet du maire et la gestion des ateliers techniques
  • les contrôles répétés sur les forains du marché bi-hebdomadaire 
  • les illuminations bleu blanc rouge de la ville pour Noël
  • l'installation d'une crèche dans la mairie au mépris de la loi sur la séparation des églises et de l'état
  • la diffamation publique de Midi Libre et de sa rédactrice dans le Beaucaire Mag et en conseil municipal
  • l'augmentation du prix d'occupation des terrasses des bars et restaurants de la ville
  • la transformation du rassemblement national de soutien aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo en meeting de Marine Le Pen 
  • la suppression de la prime de fin d'année pour sanctionner l'absentéisme des employés municipaux
  • la reprise des locaux attribués au centre socio-culturel par l'ancienne municipalité
  • le refus de recevoir plusieurs journalistes en reportage à Beaucaire 
  • la croisade contre les impayés des cantines scolaires
  • le refus d'accorder au DASEN un transport scolaire aux élèves de Beaucaire pour le Festival de Cinéma Scolaire organisé par Les Têtes à Clap au cinéma Le Rex à Tarascon (pas de cinéma à Beaucaire)
  • l'augmentation du temps de travail des agents municipaux sans compensation
  • la tentative avortée d'interdire les bals musettes dominicaux du Gambetta Kfé
  • la transformation du logo de la ville : il vire "Beaucaire En Terre d'Argence" pour "Beaucaire Provence-Camargue" au mépris du fait que notre ville se situe en région Languedoc Roussillon
  • la discrimination envers 170 forains qui ne participeront pas à la Foire de l'Ascension
  • la décision de débaptiser la rue du 19 mars 1962
  • la baisse des subventions d'une vingtaine d'associations 

Et maintenant Julien Sanchez s'attaque aux paraboles du centre ancien de Beaucaire ! Il en aurait listé une centaine, c'est à se demander si ses adjoints et lui se baladent la nuit sur les toits et dans les rues pour tout comptabiliser... Ah non pas la nuit ! Suis-je bête de l'oublier, il ne vit pas à Beaucaire. Lui son "home sweet home" est à Nîmes. Et justement un maire qui ne vit pas dans sa ville c'est assez curieux, non ? Et on peut raisonnablement se demander à quoi sert de vanter Beaucaire si le maire lui-même ne trouve pas la ville assez agréable pour y vivre. C'est tout le problème des élus parachutés, fussent-ils les meilleurs ils ne peuvent comprendre notre ville s'ils n'y vivent pas. Ceci explique peut-être cela.

En continuité de cette longue liste d'actions et de décisions toutes plus critiquables et dommageables les unes que les autres Julien Sanchez prévoirait également de faire disparaître le linge qui sèche aux fenêtres pour ôter toute "pollution visuelle" au cœur de notre ville... Je vous accorde que cela n'ajoute rien, mais quelle ville du sud ou du bassin méditerranéen n'offre pas le linge de ses fenêtres aux regards des touristes ? Beaucoup s'en extasient et les photographient, ravis de cette pointe de vie typique qui anime les rues. Que serait le quartier du "Panier" à Marseille sans le linge de ses fenêtres ? Naples ne perdrait-elle pas toute son authenticité ? Les gosses dans les rues, le linge aux balcons, les rires et les débordements, les douleurs pleurées au grand jour, les longs bavardages entre voisins, les nouveaux arrivants qui bousculent les habitudes, les grandes joies partagées et les longues tablées... Et toujours cette vie qui jaillit partout et surtout là où on ne l'attend pas ! Cela c'est la Méditerranée, la vraie, celle qui baigne notre région et qui a façonné les populations qui l'habitent. Julien Sanchez et ses élus prônent une Provence et une Camargue de carte postale qui n'ont pas grand-chose à voir avec la réalité et dont toute vitalité méditerranéenne est exclue. Une cadre vide de toute photographie de famille.

Alors ensuite ce sera quoi ? Peut-être envisage-t-il de faire disparaître tout ce qui n'est pas typiquement provençal, auquel cas nombre d'entre nous risquent fort de faire tâche sur l'idyllique tableau qu'il veut peindre sur nos murs...


Si Julien Sanchez est à court d'idées pour la suite nous lui suggérons cette petite liste sans prétention qui aura le mérite de le détendre et, nous l'espérons, de le mettre de bonne humeur ;-)

dimanche 12 avril 2015

COUP DE GUEULE !


Il est lassant d'entendre toujours et à tout propos que le Front National a changé, qu'il n'a plus rien à voir avec son sulfureux passé. Certes il essaie de s'en défaire et de se donner bonne conscience, mais les faits sont là et le rattrapent avec une implacable régularité. Par la voix tonitruante de Jean-Marie Le Pen mais aussi par celles de ses candidats, de ses ténors et de ses sympathisants les plus acharnés. Les phrases assassines, les mots révélateurs, les discours homophobes, racistes, antisémites, islamophobes... Les décisions de gestion hasardeuses de ses jeunes maires bien propres sur eux, aussi arrogants qu'incompétents et d'un dangereux amateurisme, qui n'hésitent pas à asséner leur propagande à tout propos... Les dérapages sont nombreux, et tout cela forme une nasse dans laquelle le parti s'empêtre au risque de se noyer. Mais ce n'est pas cela qui va le déstabiliser, oh non ! Les discours formatés sont diffusés et ressassés à outrance, les tracts distribués en quantité, ils ne ménagent pas leur peine pour titiller les électeurs sur tout ce qui les dérange et les conforter dans leurs désillusions. Vraies ou fausses elles entravent leurs petites vies tranquilles et servent les dirigeants, les élus et les recruteurs du Front National. Leur truc c'est de pleurer misère et de proposer des solutions de boutiquier à tous les problèmes. Et cela marche au point d'en devenir indigeste pour tous les autres.

A tous ceux qui nous gratifient de ces discours tous faits  comme autant de paroles d'évangiles sans se poser de questions je dis assez ! On ne peut avaler tout cru le mensonge Front National et le faire en toute conscience ! Non on ne le peut pas, et on ne le doit pas. D'une certaine manière je plains les plus honnêtes et sincères des sympathisants de ce parti qui se font avoir et qui en redemandent. Eux sont persuadés que Marine Le Pen mettra fin à la crise et ensoleillera leurs vies en leur offrant tout ce qu'ils n'ont jamais osé désirer... S'ils savaient combien c'est faux, s'ils le comprenaient, combien voteraient encore pour un parti qui n'a d'autre programme que celui de la haine ? Un parti qui ne s'emploie qu'à diviser les français pour asseoir tranquillement son pouvoir et les berner en toute impunité.

Parce que mesdames, messieurs les admirateurs, rien n'a changé en profondeur. Tout ce qu'on vous balance depuis quelques années c'est de la poudre aux yeux, du baratin minable populiste qui flatte votre ego et vos plus bas instincts, qui vous sert ce que vous souhaitez manger et vous le fera régurgiter dès que vous ne servirez plus les intérêts du parti ! Il ne faut rien perdre hein ? Economies économies... Même cela, même vous, ils le réutiliserons, le réinjecterons, s'en serviront pour aller plus haut et bien vous écrabouiller. Vous qui croyez en toute bonne foi qu'ils vont tout arranger soyez conscients qu'ils n'en ont rien à faire de vous, de vos petites vies d'honnêtes citoyens, de vos années de travail acharné, de vos peurs et de vos espoirs ! Non. Eux ils veulent régner sur la France et tout en vilipendant l'Europe s'imaginent déjà marchant main dans la main avec les extrême droites européennes, formant une gigantesque coalition anti républicaine, anti citoyenne et définitivement totalitaire ! Oui je brosse un tableau sombre et excessif, il est à l'aune des non valeurs que le Front National et les extrême-droites européennes s'emploient à perpétuer.

Soyons sérieux ! Comment peut-on croire qu'un parti qui ne tire profit que du malaise social, du racisme, de la peur de l'autre puisse raisonnablement gérer un pays tout entier ? Et l'ensemble de sa population ? Que celui qui croit Marine Le Pen capable de traiter avec équité tous les français, quelles que soient leur origines, leurs croyances ou leurs non croyances, lève la main et s'avance au tableau ! A n'en pas douter celui-la nous gratifiera d'un grand moment de politique en voulant nous convaincre...

Aux médias audiovisuels qui cautionnent ce mensonge avec constance depuis une quinzaine d'années, et plus fortement que jamais ces derniers temps, je voudrais dire qu'ils réfléchissent avant de nous prendre pour des imbéciles. Ce que nous ne sommes pas. Les convaincus le sont déjà et les autres camperont sur leurs positions, tout leur blabla n'y changera rien mais il donne de leur métier une image bien peu respectable. A dénaturer l'essence de leur mission d'information ils perdent toute crédibilité et il est fort triste de les voir vilipender par ceux-là même qui autrefois les citaient à l'envie. Qui se réfère aujourd'hui au service public ? C'est avec la plus extrême prudence que nous reprenons telle ou telle intervention télévisuelle, nous vérifions auparavant que rien d'improbable ne s'y est dit, qu'aucune bourde n'y a été commise, chaque semaine c'est la loterie... Est-ce donc cela l'information aujourd'hui ? Comme diraient certains, franchement çà craint !

Pendant ce temps-là la famille Le Pen s'amuse à paniquer les médias et les politiques. D'interviews chocs en crises assumées ils assurent la publicité du parti et s'avancent les uns et les autres avec arrogance vers leurs destins respectifs. Qui ne serons pas éternellement liés ! La fille vise la présidence de la République à n'importe quel prix en pratiquant un opportunisme populiste qui racole de la gauche à la droite, le père laisse éclater son tempérament de rebelle agressif et joue ouvertement les dissidents, la petite-fille hésite sur la voie à suivre mais penche fortement vers un pouvoir intermédiaire qui satisfera ses amours identitaires autant que sa soif de gouvernance. Quel que soit le choix qui nous est proposé aucun ne s'inscrit dans un avenir rieur, épanouissant et productif !

La France que nous aimons ce n'est pas cela. Nous la voulons ouverte à d'autres cultures, tolérante, profondément laïque et citoyenne, une terre d'accueil et de protection comme celle qui nous faisait rêver lorsque nous étions enfants... Nous ne voulons pas de ce concentré de haine, de violence et de discrimination fermé, passéiste et dangereusement traditionaliste. Car si nous aimons et préservons nos traditions et notre culture ce ne pourra jamais être au détriment de celles des autres. Cela serait définitivement contraire à l'esprit citoyen et républicain de notre pays. Et de cela le Front National et sa cohorte d'identitaires, de frustrés, de revanchards et de négationnistes ne pourront jamais l'entendre. Ils ne savent même pas ce que ces mots signifient. Toutes générations confondues.