mercredi 24 octobre 2018

PENDRE LE VILAIN


Dans le verbe "vilipender" (cf 1) il y en a un autre, le verbe "pendre". Précédé du qualificatif "vil" (cf 2) on peut le traduire littéralement par "pendre le vilain" (cf 3). Soit pour une formule plus souple et plus actuelle "traiter avec mépris le malhonnête". Son utilisation dans sa forme bienséante revient à pendre de viles personnes par le biais de vigoureux propos qui dénigrent leur cible. Pendre une personne virtuellement est un exercice courant sur les réseaux sociaux mais qui n'est pas si aisé qu'il y paraît, vilipender ne devant en principe entraîner aucune insulte caractérisée ni grossièreté ou vulgarité d'aucune sorte. Et c'est là que le bât blesse.

Certains s'y essaient avec succès, d'autres font grincer des dents mais on leur accorde le bénéfice du doute, d'autres encore font monter le rouge de la colère et de la honte au front des internautes. Honte pour leur manque d'éducation, honte pour la faiblesse voire l'inexistence de leurs arguments, honte pour la petitesse de leur propos qui évoque irrésistiblement la hargne de ces roquets insupportables qui aboient à tort et à travers juste pour entendre leur propre voix. Colère quand les insultes se mêlent à la bassesse, colère quand la grossièreté tient lieu d'argumentation, colère quand diffamation et mensonges sont omniprésents dans une méprisable tentative de vous mettre à terre...

On l'aura compris, vilipender n'est pas à la portée de tous. Encore moins de celle des revanchards, pleurnichards et autres adorateurs sans consistance qui nuisent plus à ce qu'ils prétendent défendre qu'ils ne le servent. On constatera que ce sont les plus mauvais vilipendeurs qui s'obstinent dans l'exercice, sans doute dans l'espoir de parvenir à égaler les meilleurs ! Au risque de se ridiculiser ils pourchassent l'objet de leur haine sur les forums de discussion pour ressasser encore et encore les méchancetés et imbécillités qu'ils éructent comme d'autres pètent, sans aucune retenue et encore moins de savoir vivre. L'odeur pestilentielle étant la même ! Car la haine pue. Impossible pour ces gens-là de faire bonne figure, on les sent arriver à cent lieues... Et l'on aimerait qu'ils cessent de vilipender pour que l'atmosphère redevienne respirable. 

Et puis soyons honnêtes ! N'est pas méchant qui veut. Il n'est pas donné à tout un chacun de savoir manier la plume et les mots pour enterrer l'adversaire sans aucune chance de retour. Que l'on s'en délecte ou pas, et pour ma part je le reconnais bien volontiers que j'adore çà ! il ne coule pas de source de doser à parts égales le mépris et l'ironie. Laquelle est un atout indispensable de l'exercice. Ceux qui s'obstinent le fond en persistant à méconnaître l'inévitable résultat, on est en droit de penser que finalement il aiment toucher le fond de leur propre connerie... Le seul avantage que l'on y trouve c'est que l'on peut peut continuer à jouer. Et cela c'est un plaisir à ce jour inégalé.

Allez viens ! On joue...

Notes

1/ Traiter quelqu'un, quelque chose avec beaucoup de mépris
(du bas latin vilipendere, du latin classique vilis, sans valeur, et pendere, estimer)

2/ Qui suscite le plus profond mépris

3/ Qui est moralement laid, malhonnête ou indécent

samedi 20 octobre 2018

DE LA LÈCHE...

Adoration du Veau d'Or - Nicolas Poussin

Qu'on se le dise ! Depuis plus de quatre ans le seul muscle que travaillent les groupies inconditionnelles du maire de Beaucaire c'est la langue ! La lèche est devenue le sport local le plus évident à défaut d'être le plus raffiné. Quoique... Lécher est tout un art, le saviez-vous ? On n'utilise pas sa langue au hasard, comme çà, sur une envie insurmontable. Qu'il s'agisse de jeux sexuels ou politiques, et on peut aisément les confondre les uns avec les autres, il ne suffit pas d'y mettre toute son ardeur, il faut aussi apprendre à jouer de cet organe qui nous sert à tant de choses primordiales dans notre vie quotidienne. Dans ces circonstances une petite leçon de lèche s'impose...

Déjà ne sortez pas trop votre langue, vous finiriez par baver et cela n'est pas ragoûtant. Puis pensez bien à ne pas accompagner votre lèche de grognements ou borborygmes déplacés, l'objet de votre attention pourrait s'y méprendre et passer au stade supérieur sans que vous ayez donné votre consentement. En politique comme dans la chambre il faut savoir prendre des risques calculés pour ne pas atteindre un point de non retour. A ne pas confondre avec le point Godwin (cf 1), même si dans le cas que nous évoquons ici il se pourrait que... Mais non ! Vous n'y pensez pas ? Moi non plus.

Mais continuons notre cours de lèche. En fonction de la taille de votre langue et de votre niveau de dévotion, il vous faudra vous exercer à lécher de haut en bas, sans trop de pression, presque discrètement. Que l'on vous sache présent mais sans vous faire remarquer. Le léchage allant de pair avec l'adoration, l'objet de vos perpétuelles louanges doit pouvoir s'en délecter sans se sentir oppressé, faut de quoi il pourrait lui venir à l'idée de nous faire un burn out et de nous planter là, abandonnés au milieu des gravats du Quai de la Paix. Moi cela ne me dérangerait pas, et je garde d'ailleurs une bouteille de champagne au frais pour l'occasion, mais pour vous les léchouilleurs je crains le pire ! Vous retrouver langue pendante devant le trône déserté risquerait de vous causer un choc émotionnel d'une gravité que vous n'imaginez même pas, il n'est pas certain que vous vous en remettriez...

En lèche comme en tant d'autres domaines sachez que la concurrence est rude. Vos adversaires ne vous feront pas de cadeaux, et pour lécher tout à votre aise l'objet de vos envies il vous faudra jouer des coudes et prouver qu'à cet exercice peu commun vous méritez la première marche du podium. Champion(ne) du monde comme dirait ce brave Serge (cf 2) ! Donc entraînez-vous, ne baissez pas les bras ni la langue devant l'ampleur de la tâche, courage !

Léchez donc ! Mais léchez bien, patiemment et sans fanfaronnades, et surtout n'oubliez pas de garder vos œillères bien en place pendant l'exercice. S'il vous prenait la fantaisie de les ôter pour regarder en face la triste réalité que vous encensez, je n'ose envisager dans quels tourments cela vous précipiterait... 


Notes

1/ La loi de Godwin est une règle empirique provenant d'un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet :
« Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. »
Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu'il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

2/ Serge Benamou, personnage de la série de films "La Vérité Si Je Mens" joué par José Garcia

samedi 13 octobre 2018

AUTOCRATIE vs JUSTICE


L'unilatéralité n'est bonne que pour la cuisson du saumon ! Julien Sanchez serait bien inspiré de s'en souvenir, lui qui accumule les décisions aussi intempestives qu'autocratiques, ne consultant même pas sa propre majorité municipale. A vouloir tout réguler, tout vérifier, tout décider quasiment seul il finira un jour par se planter ! On attend... Et par planter sa propre carrière politique. Nous l'espérons !

Mais ce jour n'est pas encore venu, et il nous faut supporter à Beaucaire une gestion municipale théâtralisée qui ne respecte rien ni personne, encore moins les lois et les décisions de justice que les administrés. Oublieuse du fait que toutes ces personnes sans cesse discriminées, montrées du doigt, stigmatisées par des élus dont la grande majorité profère des propos racistes avec le plus grand naturel, sont autant de voix avec lesquelles il faudra compter aux prochaines élections municipales. Un réservoir que Julien Sanchez entend bien caresser dans le sens du poil en temps et en heure, sans vouloir admettre qu'il trouvera porte close en bien des endroits. A trop secouer le cocotier on en perd les fruits ! Et pour reprendre une expression qui lui tient tellement à cœur qu'il nous la ressort à chaque conseil municipal, pour grimper au cocotier il faut avoir le slip propre ! Nous ne saurions trop lui suggérer de vérifier le sien, et celui de son parti par la même occasion...

Je suis pour ma part scandalisée de constater qu'une fois de plus le maire de Beaucaire ne tient aucun compte d'une décision de justice sur des décisions portant atteinte à la laïcité. Nous ne reviendrons pas sur le sujet brûlant des crèches installées chaque année dans l'Hôtel de Ville, ce n'est pas encore un débat de saison, nous attendrons Noël pour lancer le sujet... Nous rappellerons seulement qu'elles ont été déclarées illégales par trois décisions rendues le 16 mars 2018 par le Tribunal Administratif de Nîmes. Julien Sanchez l'a annoncé, nous aurons de nouveau une crèche en décembre 2018, puis en décembre 2019. Avec de la chance il ne sera plus là en 2020 pour perpétuer cette "tradition" qui n'existe que dans l'esprit des pseudos croisés identitaires de tout poil qui prolifèrent partout en France. La haine, le racisme et la xénophobie leur permettent un clonage exponentiel, inquiétant à défaut d'être réussi !

C'est dans l'air du temps d'aller à revers des décisions de justice pour les figures de l'extrême-droite et des mouvements identitaires. Cela l'est plus particulièrement pour les élus du Rassemblement National dont la présidente donne l'exemple en refusant de se rendre aux convocations qui lui sont adressées. Marine Le Pen proteste tellement haut et fort de son innocence dans la déplorable affaire des assistants parlementaires européens qui gangrène son parti qu'il n'y a plus grand monde pour y croire. S'il y en eût pour ce faire... Lorsque vous n'avez rien à vous reprocher et que vous n'avez violé aucune loi, vous vous présentez la tête haute devant les magistrats. Chercher à les éviter donne clairement à penser que vous êtes bel et bien responsable de ce dont vous êtes accusé. En tout état de cause que peut-on attendre d'un premier édile qui accorde sa confiance à un meneur identitaire (1) lourdement condamné par le Tribunal de Poitiers dans une affaire qui donne la nausée ? Que peut-on attendre d'un maire qui continue de lui confier la communication de la ville, et vous explique en conseil municipal qu'une démarche en appel équivaut à annuler ladite condamnation ? Cela alors même que la présence de cette personne porte préjudice à la réputation de notre ville ! Que peut-on attendre d'un homme qui se croit au-dessus des lois et se comporte comme tel depuis plus de quatre ans tout en passant son temps à saisir les tribunaux pour tout et n'importe quoi, et de préférence pour restreindre les libertés individuelles de ses administrés ? Tout cela n'est que politique politicienne des plus malsaine, et malheureusement ce sont vous et moi qui en faisons les frais.

Foin de tout ce merdier ! Ce qui importe, ce qui à moi personnellement me tient à cœur, ce sont les enfants volontairement discriminés par celui qui a oublié qu'il était aussi leur maire. Les petits beaucairois devraient être choyés, entourés, mis dans la lumière pour de bonnes raisons. C'est tout l'inverse qui se produit... Ce qui me fait bondir ce sont les atteintes à l'esprit de tolérance et d'égalité porté par la loi de 1905 qui encadre la laïcité. Le respect, la considération, le souci du bien-être de l'autre devraient prévaloir, c'est tout l'inverse que nous vivons... Ce qui m'insupporte c'est l'ambiance mortifère que cette équipe municipale incompétente est parvenue à installer dans nos rues. A tout instant nous sommes sur nos gardes, nous ne savons pas qui prête l'oreille à nos propos, qui ira les rapporter à qui de droit pour se faire valoir, qui osera un rapprochement mensonger dans l'espoir de nous nuire, qui virera casaque pour lécher les bottes du maire en tournant le dos aux libertés que nous défendons... C'est cela l'esprit qui prévaut dans notre ville depuis quatre ans que nous est imposée à tout instant une vision municipale passée par le prisme de la haine et du rejet.

Alors bien sûr cela ne nous empêche ni d'agir ni de parler, ni d'échanger ni d'espérer, mais cela nous pourrit quotidiennement la vie. J'assume pour ma part, et je suis loin d'être la seule, les combats dans lesquels je suis engagée. Je ne regrette pas un instant de me tenir aux côtés de ceux qui sont discriminés, et d'une certaine façon persécutés de mille et une façons par ceux qui devraient veiller sur eux. Julien Sanchez n'est pas uniquement le maire de ceux qui l'ont élu, il est aussi hélas celui de tous les autres. De ceux qui ont voté pour d'autres comme de ceux qui n'ont pas voté. Mais peu lui importe ! Il suit son bonhomme de chemin en toute quiétude, assuré d'avoir à chaque fois soufflé sur les peurs qui sont le fond de commerce de son parti, peu soucieux de laisser à Beaucaire une empreinte autre que celle de l'incompétence, de la haine, du rejet, des discriminations de toutes sortes. Un mini dictateur sans le talent de Charlie Chaplin, égaré en Terre d'Argence, dont on peut craindre que les décisions autocratiques ne s'arrêtent pas là !

Alors nous attendons... Il finira par partir #BonVent


(1) Damien Lefèvre, dit Rieu, ex porte parole de Génération Identitaire, condamné à 1 an de prison avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve et 5 ans de privation de ses droits civiques, civils et de famille au titre de l'article 131-26 du Code pénal pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" et pour "dégradations commises en réunion" suite à l'occupation du chantier de la Mosquée de Poitiers en 2012 

lundi 27 août 2018

#BalanceTonFacho


Donc les fachos s'infiltrent... Ils sont partout, s'invitent dans les associations de défense des traditions et de la culture locale ou régionale, se glissent à table entre votre vieux pote de maternelle et votre copain de bistrot préféré, vous offrent un verre à l'apéro et vous régalent de blagues à la con qui ne font rire que leurs congénères ! Ils sont omniprésents et vous laissent entendre qu'ils seraient omniscients pour vous cantonner dans le rôle d'amuseur public qu'ils vous ont attribuée et duquel ils craignent que vous ne sortiez. Ces gens-là ne dédaignent pas de vous harceler par tous les moyens mis à leur disposition par la vie moderne, mêlant blagues salaces et propositions indécentes à quelques phrases leitmotiv censées vous déstabiliser qu'ils vous balancent à longueur de temps.

Le sexisme c'est leur fonds de commerce. Mesdames quel que soit votre âge, si vous n'êtes pas fan de leurs égéries, voire de quelques pseudos gloires locales, vous avez tout faux. Ils essaieront de vous récupérer, pour la forme mais sans conviction. Leur capacité de raisonnement s'arrête au bulletin que vous pourriez ou pas mettre dans l'urne, et c'est absolument tout ce qui les intéresse chez le sexe opposé. Hormis de l'utiliser comme faire-valoir des élus qui sont très majoritairement des hommes. Parce que la parité, hein ? Faudrait voir à ne pas exagérer !

Sexistes donc, mais également machistes. Pour le facho de base la femme doit rester à sa place, c'est-à-dire se partager entre la cuisine, les gosses et la chambre. Grosso modo pour lui faciliter la vie et lui laisser le temps de se consacrer aux choses importantes. Parce que le facho pense. Du moins il pense qu'il pense, et il aime à nous laisser penser qu'il a approfondi le processus complexe de la pensée ! Mais quand on lit le résultat de ses masturbations intellectuelles on peut raisonnablement se dire que l'on a affaire à un éjaculateur précoce... Oui c'est quelque peu méchant de le formuler de cette manière, mais les jets répétés et désordonnés qui résultent de sa pensée évoquent irrésistiblement un acte sexuel manqué tout autant que le ferait par exemple une diarrhée rédhibitoire et récurrente. L'image vous donne la nausée ? Moi c'est de les lire qui me barbouille à longueur de journée.

Dans un monde idéal le facho aurait assimilé l'orthographe, la grammaire et la syntaxe de la langue française. J'en reconnais la complexité pour le non initié, mais enfin si l'on a atteint la 3ème au collège, ce qui relève d'une obligation de scolarisation dans notre pays, on est censé savoir lire, écrire, calculer et à tout le moins comprendre. Ce n'est malheureusement pas le cas de ces ardents militants qui vous infligent à tour de bras des diatribes sans queue ni tête, suites sans logique de phrases sans le minimum requis que sont sujet, verbe et complément. Mais il serait fort désobligeant d'affirmer que seuls les plus frustres d'entre eux se comporte ainsi. Du moins éduqué à celui qui a reçu l'éducation la plus complète le processus est le même : moquer, dénigrer, rabaisser, diffamer, insulter. Pas forcément dans cet ordre. C'est parfois tellement prévisible que pour un peu vous pourriez écrire à leur place sur les réseaux sociaux. Et sans l'avoir sous les yeux vous pourriez déclamer les discours des élus qui font preuve de si peu d'imagination que pour un peu vous leur proposeriez vos services !

Le sexisme des fachos ne s'exerce pas qu'envers les femmes, les hommes en sont également la cible. Mais uniquement à un certain niveau, sinon cela ne les intéresse pas. Le primate qui sommeille en chacun d'eux ne s'en prendra pas au physique d'un homme comme il le ferait avec une femme, il attaquera ses capacités en les mettant en doute. On notera qu'il y a rarement des attaques frontales isolées, le courage n'étant pas livré avec le kit de base des relations sociales et du militantisme. Elles sont le fait de groupes, jamais d'hommes seuls. Lorsqu'ils ne sont pas en meute ils s'en prennent aux femmes, c'est plus facile ! D'autant qu'ils sont soutenus et encouragés par des femmes qui pratiquent les mêmes discriminations envers leurs semblables, sans doute pour ignorer celles qu'elles ne manquent probablement pas de subir en privé.

L'image des femmes est dévalorisée, le féminisme est une tare, l'intelligence dérange et la libre expression est targuée de dérangement psychologique voire de maladie mentale. Envers les hommes l'ambition est mère de tous les vices, la corruption et le clientélisme prenant le pas sur tout le reste. On en vient à penser que ces pauvres hommes, mais aussi ces femmes qui les encouragent, souffrent d'un énorme complexe de supériorité dont, ainsi que le définit Alfred Adler, il s'avère qu'il résulte d'un complexe d'infériorité plus ou moins enfoui... Hé oui ! Et lorsque le facho obtient la récompense de ses années de militantisme craignos et se voit attribué des postes à responsabilité ou pire, s'il est élu ! on peut craindre qu'il ne développe à son insu un effet Dunning-Kruger, c'est-à-dire un effet de surconfiance qui induit une surestimation de ses compétences. Cela ne vous fait pas penser à quelqu'un ? J'dis çà, j'dis rien...

Tous ces braves militants, quel que soit leur niveau, se sont employés à contrecarrer les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, fort heureusement sans y parvenir. Leurs voix aigries se sont noyées dans le formidable tsunami de ces mouvements... Maintenant ils s'en prennent à la loi Schiappa en diffusant des fakes qui sèment le trouble et la peur parmi les parents, affirmant qu'elle est une légalisation de la pédophilie. Ce qui bien entendu est totalement faux. Tout comme le sont les dérives annoncées dans l'éducation sexuelle qui sera réactivée dans nos écoles, collèges et lycées. Laquelle a pour but d'informer nos enfants notamment sur les risques liés à la sexualité, la leur et celle des adultes, et bien évidement de prévenir le harcèlement. On serait en droit de penser que ces hommes et femmes là se soucieraient prioritairement du bien-être de leur progéniture, mais non ! Ils hurlent au scandale, diffusent les fakes en question et nient tous les bienfaits de la loi Schiappa comme de l'éducation sexuelle.

Finalement je me dis que tous ces hommes souffrent à cause d'une partie de l'humanité qui semble n'exister que pour les emmerder. Et qu'une partie de cette moitié joue les infirmières à domicile en mettant des pansements grossiers sur leurs peurs. Oui je sais, encore des pansements... La question pourrait se poser de savoir si nous devrions, nous les femmes, songer à adoucir leur quotidien. Nous y penserons quand notre statut égalera le leur en tous points, cela nous laisse très largement de la marge.


Note
Alfred Adler,  médecin et psychothérapeute autrichien, est le fondateur de la psychologie individuelle. Pour lui chaque patient est unique et ne ressemble à aucun autre, il faut le traiter sur le plan corporel et le comprendre sur le plan psychique.

Liens
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/09/non-la-loi-schiappa-n-a-pas-legalise-la-pedophilie-ni-assoupli-les-regles-de-consentement_5340841_4355770.html

https://hoax-net.be/non-la-loi-schiappa-ne-va-pas-legaliser-la-pedophilie-en-france/

dimanche 26 août 2018

CABINET DE SOINS INFIRMIERS JS


Après bien des hésitations et une enquête approfondie, j'en suis arrivée à la conclusion que finalement Beaucaire est un vaste cabinet de soins infirmiers. Ici l'on met des pansements partout, sur tout et sur rien, juste pour cacher la misère et jeter de la poudre aux yeux des passants. Au vu du nombre de pansements, et en estimant leur coût, je m'étonne que la municipalité n'en ai pas encore vanté la gratuité comme elle le fait pour chaque événement qu'elle organise. Oubliant que tout cela se paie avec l'argent des beaucairois et non sur la cassette personnelle du prince charmant qui siège sur le trône. Pardon ! Je voulais dire les ressources personnelles de notre maire... Charmant il l'est, certes, princier aussi parfois mais uniquement avec ce qui ne lui appartient pas si l'on part du principe qu'il n'est ici que gérant de la grande boutique beaucairoise et non pas propriétaire du fonds de commerce, encore moins des murs. Il lui faudra donc rendre des comptes en fin de mandat à défaut de l'avoir fait pendant celui-ci. Oui je sais c'est une notion qu'il n'a pas encore bien cernée au bout de quatre ans de mandat, mais soyons patients et laissons-lui le temps de l'assimiler. Il a encore 18 mois pour apprendre le job, c'est peu ou prou le temps que mettent certains bébés un peu plus lents que les autres à se lever pour marcher. Et avec touts les ambitions, les interdits, les rejets et les peurs qu'il se trimballe on imagine que l'exercice n'est pas si facile qu'il en a l'air... On lui apprendrais bien à marcher, mais ce bébé là déteste qu'on lui tienne la main, il veut tout faire tout seul, même se planter ! Nous prenons donc notre mal en patience, vertu qui comme la tolérance est fortement mise à l'épreuve pendant un mandat d'extrême-droite, mais les deux s'acquièrent et l'on peut même en tirer quelques satisfactions. Pas souvent, je vous l'accorde.

Des pansements donc ! Pour donner l'illusion que des travaux qui ont fait couler beaucoup d'encre touchent à leur fin par exemple, une certaine histoire de mur, de rénovation d'un quai, d'emplacements de parkings... Pour ce qui est des arbres abattus évidemment c'est plus difficile ! Il faudrait un sacré bandage, voire même une hospitalisation des lieux en soins intensifs pour refermer la plaie. Elle demeurera béante de nombreuses années et des insolations exponentielles s'annoncent chaque été. Cela devrait d'ailleurs permettre de renouveler la population, ceux qui ne supportent pas le soleil seront dans l'obligation de déménager et d'autres viendront s'installer dans notre bonne ville si accueillante. Tss Tss ! J'entends d'ici enfler la rumeur sur mon départ imminent... Non, rassurez-vous je ne partirai pas, j'adore rôtir mes neurones sur le canal et pour rien au monde je ne vous abandonnerai à votre triste sort, j'ai des principes ! Puis quelque part je vous aime bien tous... Mais qui dit nouveaux arrivants dit immigration, et c'est là que le bât blesse. Notre maire n'aime pas les migrants, il n'en veut pas dans sa ville. Comment pourra-t-il expliquer sa position, dont chacun sait qu'elle est très ferme, aux sympathisants de son parti et autres identitaires en mal de soleil qui vont débarquer à Beaucaire ? Vous déménagez, vous migrez. C'est simple. La migration ne se compte pas en kilomètres ni même en pays et en océans traversés, elle se compte en déplacements d'un point à un autre. Partant de ce principe élémentaire, lorsque Marine Le Pen rend visite à Mattéo Salvini elle migre. J'attends avec impatience le jour où il lui fera faire le pied de grue à la frontière, ou pourquoi pas au large des côtes italiennes sur un quelconque rafiot à pavillon identitaire, à quelques mètres de ces réfugiés qu'ils exècrent tous les deux... Il faut parfois faire très attention à ce que l'on souhaite.

Pansements grossiers lorsque notre maire ouvre le Casino Municipal en pleine canicule pour accueillir au frais deux pelés, trois tondus, laissant les personnes âgées dans l'incapacité de traverser la ville pour s'y rendre se déshydrater à leur domicile. Un transport pour un ramassage ? Pour quoi faire ? Un long message (qu'est-ce qu'il parle bien quand même !) pour rappeler les précautions d'usage et hop ! Le tour est joué. Pendant qu'une partie des beaucairois s'extasie il ferme l'arrivée d'eau des fontaines d'eau potable, en fait carrément enlever une, et cerne les deux autres de barrières pour en bloquer l'accès. Il ne faudrait pas que les enfants jouent avec l'eau hein ? Ni que d'aucuns s'y rafraîchissent pour ne pas tourner de l'oeil sur le pavé chauffé à blanc... Et de redire à l'envie qu'il a ouvert le Casino Municipal, que celui-ci est climatisé, et que les beaucairois y trouveront des bouteilles d'eau et des jeux de société. Oui c'est très bien ! Mais quid du reste de la population ? Tous ceux qui habitent trop loin, qui sont trop âgés, trop fatigués, trop malades, trop enceintes... ? Et les beaucairois de s'extasier sur tous les tons parce que vraiment "on a un maire tellement gentil !" Mouais ! Comme l'aurait dit ma Maman, "gentil n'a qu'un oeil !" vieux dicton bordelais qui se vérifie chaque jour depuis quatre ans.

Pansements encore quand en fin d'été la ville entame des travaux de rénovation des toitures de deux écoles en promettant que d'autres travaux plus importants sur les façades seront réalisés cet hiver. Au bout de quatre ans de gestion municipale, autant de budgets et presque autant d'études coûteuses il serait temps en effet ! Poudre aux yeux lorsque l'on met un pansement sur l'extérieur et que l'intérieur est dans un état lamentable. Mais dans la vie il y a des priorités, la rénovation du cabinet du maire en est une et elle a coûté très cher aux beaucairois, notamment l'ameublement ! Celui-ci était-il indispensable ? Julien Sanchez ne pouvait-il se contenter de l'existant comme ses prédécesseurs, lui qui crie sur tous les toits que ceux-ci ont ruiné la ville et qu'il y aurait tant à faire pour rattraper leurs erreurs ou leurs manquements ? Il semble que non, notre maire voulait son environnement aseptisé dans l'esprit "mens sana in corpore sano" cher à l'extrême-droite, très révélateur de l'envie de tout karcheriser qui sommeille derrière l'urbanité de façade de la personne publique.

Pansements toujours quand sous prétexte de renouveler les Beaux Quais la municipalité tâtonne pour trouver la bonne formule, perd de l'argent en s'entêtant à faire des choix "culturels" discutables qui ne drainent plus le public d'autrefois, gommant d'un geste la jeunesse beaucairoise qui s'emmerde dans sa propre ville, ne faisant même pas l'effort de lui offrir des raisons de rester ! De la part d'un maire trentenaire (bon c'est vrai que l'âge moyen de son équipe municipale compense plus que largement le sien !) il est surprenant qu'il n'y ait pas une volonté d'élargir la programmation habituelle des vendredis soirs à quelques groupes sympas qui nous changeraient de la daube qui nous est servie tout l'été ! Du RN'B, du rap, des chanteurs à texte, du bon rock, de l'électro... Voilà ce qui garderait les jeunes à Beaucaire et les attirerait sur la place de la mairie ou dans les arènes. Pas les rejets de la Star Académy et autres télé crochets plus ou moins merdiques, pas un DJ suisse sans envergure, non des artistes locaux et des bons. Il y en a, il faut juste se donner la peine de les contacter. Les sosies qu'on nous refile chaque année, qu'ils soient bons ou mauvais, ne plaisent qu'à un petit nombre. Je parierais volontiers que le maire en est tout à fait conscient, mais bien entendu il soigne son électorat, c'est de bonne guerre ! La programmation du Salon Taurin a son public, les beaucairois sont toujours nombreux chaque année à s'y restaurer au bénéfice des associations sportives et taurines et c'est très bien ainsi. Mais pour le prix qu'ils y mettent ils pourraient être un peu plus regardants sur leurs critères de sélection et ne pas filer des sommes indécentes à un pédophile assumé et récidiviste tel que Jean-Luc Lahaye ou une chanteuse jugée pour des faits de violence sur sa propre mère comme Jackie Quartz. Les beaucairois méritent mieux que cela...

Pansements enfin quand le maire de Beaucaire fleurit une artère principale désertée par les commerces et s'extasie sur le prétendu savoir-faire de son premier adjoint au commerce qui plombe consciencieusement l'économie beaucairoise depuis quatre ans par défaut de compétence et de vision économique globale pour notre ville. Des pansements qui coûtent très cher à la ville, qui engagent l'avenir des beaucairois, qui creusent les plaies au lieu de les soigner. Bref ! Un cabinet de soins infirmiers que je ne saurais trop vous recommander d'éviter si vous voulez envisager l'avenir avec confiance et sérénité. Et le logo tricolore de leurs pansements est à chier, vraiment...

mardi 14 août 2018

LA BONNE PAROLE


Être porte parole d'un parti qui s'effondre n'est pas une mince affaire ! Pour un peu nous le plaindrions notre jeune maire, il met tant d'énergie à véhiculer la bonne parole de sa patronne bien aimée en dégainant tous les poncifs du genre qu'on le sent quelque peu épuisé à la tâche... De l'attaque raciste de Beaune requalifiée en "règlement de comptes entre gens du voyage et maghrébins" au casse-tête de l'Aquarius qui s'obstine à offrir des croisières de luxe à des populations qui ont pourtant tout ce qu'il faut pour vivre heureuses dans leur pays, il ne sait plus où donner de la voix et en vient à négliger notre bonne ville. 

Alors forcément il s'énerve hein ? Faut pas lui en vouloir, le pauvre homme a tant à faire ! Comment la mise en service de deux misérables fontaines d'eau potable pourrait-elle avoir plus d'importance que la menace tangible de ces migrants prêts à débarquer en masse dans l'un de nos ports méditerranéens ? La submersion migratoire est à nos portes, Julien Sanchez enfourche son cheval noir (le blanc demeure celui d'Henri IV, faut pas pousser !) et n'écoutant que son courage dégaine tout le racisme qu'il a en réserve pour fustiger qui ? Cet affreux gauchiste qu'est Jean-Claude Gayssot, président du port de Sète, prêt à ouvrir les portes de la ville à l'envahisseur. Un homme dont le principal défaut aux yeux de notre maire, de sa blonde égérie et de toutes la fachosphère, est d'avoir donné son nom à une loi qui pose les limites nécessaires de la liberté d'expression en tendant à réprimer tout propos raciste, antisémite, xénophobe et négationniste. Ce qui devrait en principe limiter la diarrhée verbale de quelques-uns... Depuis 1990 ces gens-là ne décolèrent pas ! On aurait pu penser qu'en près de trente ans ils auraient assimilé les fondements de la loi  Gayssot, il n'en est rien. Ces dernières années ont vu éclore une forte poussée de propos et d'actes racistes, antisémites, discriminatoires et négationnistes, le maire de Beaucaire s'inscrivant sans sourciller dans cette sphère par ses propos et ses décisions. 

Comme si tout cela n'était pas suffisant, le voici qui bombarde de tweets agressifs son punching-ball préféré, Carole Delga. Notre présidente de région c'est simple, il ne l'aime pas. Déjà qu'il s'est pris un râteau en l'invitant à Beaucaire, ne voilà-t-il pas qu'elle le nargue en soutenant la proposition d'accueil de l'Aquarius dans le port de Sète ? Dans notre Occitanie ? Vous savez, cette région dont Julien Sanchez ne sait plus très bien si elle est provençale ou réellement occitane, perturbé par son approche de carte postale très personnelle et sa surenchère dans les traditions qu'il entend imposer. Il s'emmêle un peu les pinceaux notre maire, à force de vouloir trop en faire il ne sait plus très bien à quels saints se vouer... Et donc, les fontaines dans tout cela finalement tout le monde les oublie, lui le premier. D'accord il ne veut pas que les petits beaucairois jouent avec l'eau potable, la sienne, la nôtre, la vôtre... ? La vérité, on s'y perd ! Et il ne veut pas non plus que les touristes s'y rafraîchissent, qu'ils prennent donc une bouteille d'eau avec eux lorsqu'ils se promènent dans Beaucaire les bougres ! Bouteilles qui sont en plastique, un argument des plus écologique à défaut d'être subtil... Non ? Non.

Si on suit son raisonnement la Méditerranée deviendra un cimetière de migrants flottant au milieu de bouteilles d'eau minérale en plastique, lesquelles auront voyagé de Beaucaire à Sète et se seront faufilées au milieu des barques des jouteurs en lieu et place de l'Aquarius pour finir leur triste destinée en haute mer ! Vous suivez ? Parce que moi à force j'ai du mal. 

vendredi 29 juin 2018

DÉNI DE DÉMOCRATIE


Il y a des jours avec et des jours sans... Des jours où l'on supporte plutôt bien l'ambiance beaucairoise plombée par une gestion municipale sans aucune vision pour la ville, où l'on se dit que ma foi croiser un identitaire ou deux pimentera une journée trop tranquille, que finalement il fait bon vivre à Beaucaire et qu'on ne s'installe pas dans le sud pour se pourrir la vie ! Et puis il y a des matins où l'on sait en se levant que la pilule ne passera pas. Quand la potion que l'on vous force à avaler est pire que la maladie elle-même l'on est en droit de craindre le pire, et dans notre ville le pire n'est jamais très loin de se produire.

L'exercice de la démocratie locale pourrait être simple, transparent, accessible à tout un chacun. Et c'est le cas dans la plupart des villes de France, sauf dans celles gérées par l'extrême-droite en général et le Rassemblement National en particulier. Quid du terme "rassemblement" dans ce parti politique qui ne sait que diviser et qui prospère sur les peurs et les mensonges ? Nous vivons ces divisions quotidiennement dans notre ville, et les conseils municipaux sont la plupart du temps sources de tensions autant que de colère. Parce que clairement Julien Sanchez et son équipe de guignols nous prennent pour des abrutis, prêtant à tous leurs opposants leurs déplorables façons de faire et les défauts qui sont les leurs. Nous exprimons une réalité, ils nous accusent de mentir. Nous critiquons des projets, ils nous reprochent de ne pas nous investir pour la ville. Nous questionnons, ils affirment que nous créons des polémiques. Et bien entendu lorsque nous demandons des documents que le Code des Collectivités Territoriales leur impose de communiquer à leurs administrés, ils nous les refusent au prétexte de vouloir protéger des employés municipaux. Leitmotiv destiné à lasser l'opposition qu'il brandit en toute occasion, s'abritant derrière plutôt que d'affronter ses responsabilités.

A cet égard l'attitude de Julien Sanchez face aux élus d'opposition pose sinon la question de la légalité celle de la démocratie. En refusant d'ajouter à l'ordre du jour une question proposée par un conseiller d'opposition il se met en mauvaise posture. Le Code des Collectivités Territoriales et l'Association des Maires de France s'accordent à dire que si le maire est seul maître de l’ordre du jour celui-ci doit se concilier avec le droit de proposition des conseillers municipaux. Et que le maire peut permettre que soit débattue une question ne donnant pas lieu à délibération. Ce qu'il refuse systématiquement quand le sujet abordé le met d'évidence mal à l'aise. Qu'un conseiller municipal, concitoyen apprécié et respecté , n'ait d'autre choix pour se faire entendre que grimper sur une chaise et haranguer les élus en brandissant avec humour un drapeau canadien est en soi inconcevable et inacceptable. Mais à Beaucaire si votre voix ne couvre pas la cacophonie des élus de la majorité mêlant injures, moqueries et menaces, mieux vaut faire preuve d'imagination pour se mettre au-dessus de la mêlée.

La démocratie à l'épreuve du Rassemblement National ferme des portes au lieu de les ouvrir, cadenasse la gestion municipale pour en dissimuler les erreurs et les manquements, muselle l'opposition municipale comme citoyenne, et de manière générale entend jeter un voile sur son exercice au lieu de l'ôter. Ainsi la transparence est un mot qui ne fait pas partie du vocabulaire de Julien Sanchez, pas plus que de celui de ses colistiers. Avides de s'emparer du plus petit pouvoir, une fois qu'ils le tiennent ils en usent et en abusent en se riant de quiconque prétend les en empêcher, rabaissant les citoyens à quantité négligeable et corvéable à merci ! Le pire étant que certains s'en accommodent quand ils ne s'en félicitent pas carrément, persuadés en leur for intérieur de servir une noble cause en leur accordant le blanc seing qu'ils réclament chaque fois qu'ils sont sur la sellette. 

Je ne reviendrais pas sur le déplorable épisode vécu ce matin en conseil municipal, il a été largement débattu et décortiqué par les intéressés. Le fait de voir les oppositions municipales s'unir dans un même élan face à ce déni de démocratie et quitter la salle du conseil après le vote du huis-clos m'est une source d'intense satisfaction. A Julien Sanchez qui les croit usées par quatre ans de sa prétendue gestion en bon père de famille il revient de prendre en considération qu'il n'en est rien. Il en va ainsi de l'autocratie, elle génère plus de courage et de détermination pour y mettre un terme qu'il ne se plaît à le croire. Qu'il se moque donc et brasse du vent comme il sait si bien le faire, nous qui nous opposons savons ce que nous avons à faire et nous le ferons. La voie vers la liberté est enfin ouverte.