mardi 29 mars 2016

WEEK-END PASCAL A DAMAS


Charmant week-end pascal à Damas aimablement organisé par l'association Al Karma (association syrienne proche du gouvernement) pour une délégation parlementaire Les Républicains quelque peu surréaliste et flanquée de gentils compagnons de voyages formant un assez joli bouquet d'ultra-droite, toutes tendances mélangées. 

En tête de cortège, et nous dirons donc en hors-d'oeuvre mais pas des moindres, on trouve l'incontournable association SOS Chrétiens d'Orient, dont les liens avec l'extrême-droite et le régime dictatorial de Bachar Al-Assad ne sont plus à prouver. Son président, Charles De Meyer, est l'assistant parlementaire du député maire d'Orange Jacques Bompard (Ligue du Sud) mais aussi un ancien membre du Printemps Français, mouvement anti-mariage pour tous proche des milieux identitaires. Dans les rangs de SOS Chrétiens d'Orient on remarque des identitaires bien connus tels que Maxime Gaucher (Rebeyne) Damien Rieu (Génération Identitaire) ou encore François-Xavier Gicquel (Jeunesses Nationalistes)

Quid des parlementaires de cette délégation ? Pour ce repas de fête nous commencerons par deux plats de résistance dont on ne se risquera pas à les qualifier d'agneaux ! Ils en sont très loin, ainsi que le témoignent leurs engagements politiques à la droite de la droite :

On ne présente plus Thierry Mariani (député de la 11e circonscription des Français établis hors de France - Asie, Europe de l'Est et Océanie - membre de la Droite Populaire) qui a profité d'une balade dans les souks de Damas pour manifester son admiration à Vladimir Poutine en twittant une photo de goodies à l'effigie du président russe. De ce politique dont les prises de position sont dangereusement proches de l'extrême-droite on retiendra deux amendements anticonstitutionnels au projet de loi sur l'immigration qui sont restés dans les mémoires :

  • le recours aux tests ADN lors de la délivrance des visas de plus de trois mois au titre du regroupement familial
  • l'autorisation de statistiques raciales et ethniques 

Egalement membre de cette joyeuse troupe, Nicolas Duicq (député maire de Brienne le Château - Aube - membre de la Droite Populaire) fervent admirateur de Vladimir Poutine et Bachar al-Assad, qui a voté contre la résolution de l'inscription de l’IVG comme droit fondamental dans la constitution et auquel on doit notamment des analyses telles que "les enfants des homos sont des terroristes en puissance" (Manif Pour Tous - 2012) 

Les accompagnaient dans ce voyage  des députés  Les Républicains que nous qualifierons sobrement de garnitures :

  • Valérie Boyer (maire du 6ème secteur de Marseille - membre de la Droite Populaire) 
  • Michel Voisin (député maire de Replonges - Ain - membre de la Droite Populaire) 
  • Denis Jacquat (conseiller départemental du canton de Metz 2)

Pour le fromage et le dessert notons la présence d'un panel hétéroclite d'extrême-droite qui propose une valse des desserts, pro-russe comme il se doit :

  • Julien Rochedy (ex responsable du FNJ) 
  • André Bercoff (journaliste de Valeurs Actuelle) ardent défenseur des apéros "saucisson-pinard"
  • Pierre Gentillet (ex-président des Jeunes de la Droite Populaire, président du Cercle Pouchkine
  • Alexandre Mustapha (vice-président du Cercle Pouchkine)

La gentille animatrice low-coast de ce week-end n'était autre que Charlotte d'Ornellas, journaliste prétendument indépendante qui signe l'édito d'un webzine gratuit du nom de "France"  dernier-né des médias patriotes. Dans ce premier numéro de 92 pages on retrouve un grand entretien (Marion Maréchal Le Pen) une analyse (le PS) des interviews (Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus) des reportages de terrain (Calais, la Syrie) des dossiers (Immigration, les Frères Musulmans) une page d'histoire (Verdun) une enquête (le grand retour des généraux) des tribunes libres et bien entendu une sélection de livres dont je vous laisse imaginer l'orientation ! Le tout semé de publicités pour Boulevard Voltaire, TV Libertés...  Cerise sur le gâteau, le photographe attitré n'est autre que Damien Rieu ! Preuve que passer par le service communication de la mairie de Beaucaire mène à tout #tremplinpourlesidentitaires

Tout ce petit monde est revenu de Syrie des étoiles plein les yeux avec un unique message : la France doit relancer ses relations diplomatiques avec Bachar al-Assad, ce grand homme qui fait tant pour son peuple ! Exit les bombardements du peuple syrien par son propre président, exit les massacres imputés à l'armée régulière syrienne et le bilan d'au moins 260 000 morts en cinq ans de guerre civile ! Oubliées les raisons très graves qui ont motivé la fin d'une représentation française à Damas ! Non, la délégation d'excités nationalistes prône une admiration inconditionnelle de ces deux grands hommes que seraient Bachar al-Assad et Vladimir Poutine ! Les Chrétiens d'Orient ne sont pour eux que le moyen de faire passer leur sulfureux message, de ce qu'ils subissent ils n'en ont rien à faire. Oh ils en parlent épisodiquement, à Pâques et à Noël, puis ils les remisent au placard pour aller festoyer entre gens de cette ultra droite qui s'ancre insidieusement au coeur de notre République, chaque jour un peu plus. Parce que finalement, entre bons français patriotes, souverainistes, nationalistes, fascistes, réactionnaires, identitaires et autres frappés on est si bien ! Festoyons sur les ruines braves gens ! Festoyons pendant que d'autres guerroient pour des causes justes comme jamais plus nous ne saurons le faire. Pour cela il faut des couilles et ces braves gens n'en ont pas. Ils n'ont que de la gueule, et elle pue...

Vous je ne sais pas, mais moi tout cela me donne furieusement envie de prendre une longue douche pour me débarrasser de la puanteur qui s'en dégage ! Oui ce n'est pas politiquement correct de mettre dans un même sac tous les membres de cette délégation parlementaire qui s'est envoyée seule, contre l'avis du gouvernement, dans une mission dégât à fort taux de suicide politique. Ils alimentent ainsi la thèse du "tous pourris" chère au Front National et aux pseudos révolutionnaires qui oscillent sur le fil du rasoir entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite. Si vous soufflez dessus vous les verrez basculer dans les bras de leurs "camarades" de révolte, et si nous avons de la chance ils se noieront dans le verre d'eau qu'ils voient toujours à moitié vide... Pour finir je ferais remarquer à tous ces braves lecteurs qui ne manqueront pas de hurler au scandale qu'un peu de culture politique, à défaut de culture tout court, ne leur ferait pas de mal. Ainsi ils comprendraient peut-être ma démarche. Qu'ils ne sont absolument pas tenus d'approuver, je ne fais qu'exprimer mon sentiment : le dégoût.

Nota Bene

1/ Cercle Pouchkine
Un petit mot sur le Cercle Pouchkine qui a "vocation à contribuer au rapprochement entre la France et la Russie notamment en favorisant un dialogue efficace au sein de la société civile entre les jeunes pousses issues des milieux politiques, économiques, associatifs et culturels" Bref ! Il s'agit ni plus ni moins de former un encadrement économique et politique russophile pour établir plus profondément les racines nationalistes entre les deux pays. Fondé par nos deux baroudeurs, ce cercle très actif fait est parrainé par quatre personnalités qui fleurent bon l'extrême-droite la plus infréquentable :
  • Thierry Mariani (lire plus haut)
  • Henri de Grossouvre (chevènementiste, directeur du Forum Carolus)
  • Xavier Moreau (fondateur de Stratpol) le site Egalité et Réconciliation d'Alain Soral vante ses analyses et Kontre Kulture vend ses ouvrages
  • Alexandre Latsa (journaliste pour de nombreux médias d'extrême-droite) fondateur du web média pro russe Dissonances
2 / Droite Populaire
Mais qu'est-ce que la Droite Populaire ? C'est une association politique et un courant du parti politique français Les Républicains, fondé par Thierry Mariani, Lionnel Lucca, Richard Mallié et Jean-Paul Garraud. La Droite Populaire rassemble 26 députés français, 1 sénateur, 1 conseiller régional, 30 maires et 1 eurodéputé, tous membres du groupe parlementaire Les Républicains. Un tiers des 42 signataires initiaux est de la région PACA. Leur démarche ? Mettre en avant des thématiques sur l’identité française, la sécurité ou l’immigration. On leur doit ainsi des prises de position radicales en faveur d'un rapprochement entre l'UMP et le FN, la pétition contre le droit de vote des étrangers (19 octobre 2011) et leur soutien à Eric Zemmour...

jeudi 17 mars 2016

Putes, dealers et autres loisirs...


Des putes à Beaucaire ? Et des dealers ? Ciel quelle horreur ! Comment cette petite ville tranquille si bien gérée par notre maire Front National a-t-elle pu en arriver là ? En toute bonne foi nous avons cru à ses promesses de campagne, il devait mettre un terme à l'insécurité, nettoyer la ville de ses dealers, cambrioleurs, agresseurs et autres plaies qui nous font frissonner de peur dans les ruelles le soir ! Quand d'aucuns soutenaient qu'il n'y avait que peu d'agressions à Beaucaire mais surtout des incivilités, Julien Sanchez brossait les seniors dans le sens du poil en affirmant que s'il était élu il sécuriserait la ville pour leur permettre de finir leurs jours dans le plus parfait des bonheurs. 

Bizarrement la situation semble s'être aggravée depuis sa prise de fonction. Vols à l'arrachés, recrudescence d'incivilités, vagues successives de cambriolages, trafics de drogues en tous genres, agressions... Il y a cette gentille vieille dame fragilisée par l'âge et des problèmes de santé qui s'est fait violemment agresser voici quelques semaines et qui aurait été tellement heureuse de recevoir un témoignage de sympathie de la part du maire ! Niet ! Elle ne doit pas être adhérente du Front National la pauvre, donc aucune considération, aucun coup de téléphone, pas de bouquet de fleurs, pas de visite surprise... Dur, dur la vie des seniors dans notre ville ! 

Comme si cela ne suffisait pas de voir chaque jour le même groupe de jeunes dealer ouvertement à l'angle de la rue Roger Pascal et de la rue Ledru Rollin (quasiment sous mes fenêtres) parfois même sur la place de la mairie face aux fenêtres du maire (les beaucairois du centre ancien les voient agir chaque jour) harceler ouvertement la gent féminine (cela les divertit beaucoup et les pauvres n'ont guère de loisirs) insulter quelques personnes choisies au hasard (cela les maintient éveillés) et s'amuser bruyamment d'un rien... 

Et voici qu'à tout cela s'ajoutent désormais des faits avérés de proxénétisme et des interpellations qui s'étalent dans la presse locale, desservant à nouveau cette image lissée de Beaucaire à laquelle Julien Sanchez travaille pourtant si durement ! Les beaucairois, qui vivent dans une ville de 16200 habitants mais s'imaginent toujours que leur ville est en fait un charmant village, sont indignés ! Pensez donc ! Des putes dans le centre ville, arpentant peut-être ces rues dans lesquelles ils ont grandi, menant leurs petites affaires dans les arrières salles de commerces fermés depuis des lustres, frôlant leurs maris les jours d'affluence et contaminant leurs adolescents d'un seul regard... Insupportable ! Très peu de voix se sont élevées depuis quelques mois pour prendre la défense de ces femmes que des marchands de chair avides d'argent facile mettent sur le trottoir ou enferment dans des pièces isolées. Non, à Beaucaire les pauvres femmes ont eu droit à des insultes, des menaces et à cette délation jouissive qui se pratique à l'envie depuis que la municipalité a pris le dangereux virage de l'extrême-droite. L'affreux mot de proxénétisme ma foi n'est pas celui qui les inquiète le plus, non ce sont plutôt "toutes ces femmes" qui se dissimulent derrière... Tendre la main ? Pour quoi faire ? Force est de constater que blâmer l'immigration et la politique nationale est plus facile et n'engage aucune responsabilité. Attitude que très certainement la municipalité, comme à son habitude, confortera très bientôt dans un réjouissant communiqué semé de ces petites formules qui balancent entre autoritarisme et incitation à la haine en attisant plus encore les peurs populaires. Reconnaissons à Julien Sanchez que s'il nous ressasse toujours le même discours au moins il l'écrit bien !

On les sentait arriver ces interpellations ! Mais depuis le temps que cela se fait sous le nez de la police municipale on peut légitimement se demander à quoi peut servir d'augmenter les effectifs et le nombre de caméras de vidéo surveillance. Non ? Souvenons-nous des promesses de campagne de Julien Sanchez prononcées notamment lors du meeting de Marine Le Pen venue si gentiment le soutenir un mois avant le premier tour des municipales :

"Nous doublerons les effectifs de la police municipale. Elle travaillera sept jours sur sept, y compris la nuit. Beaucaire a une image déplorable à cause d’une cinquantaine de caïds qui font la loi. Nous ne voulons plus de ça !"

Un seul constat s'impose : pour les dealers, les proxénètes et les petits cons en tous genres, la vie est cool à Beaucaire ! Dans notre belle ville tout va bien, et Julien Sanchez l'affirme en couverture du magazine municipal "Pour relever Beaucaire, rien ne m'arrêtera". On se dit que peut-être il ne sait pas vraiment ce qu'il doit relever...
#gestionbonpèredefamille #traficdedrogue #proxénétisme #agressions #incivilités #cambriolages

vendredi 11 mars 2016

ARROGANCE ET MENSONGES


Sitôt Julien Sanchez sorti du Tribunal de Grande Instance de Nîmes la ville de Beaucaire a pondu l'un de ces communiqués coup de poing dont elle a le secret ! Celui-ci est truffé d'affirmations mensongères, les élus et le cabinet du maire se substituant à la justice et s'arrogeant le droit de juger en lieu et place du Tribunal qui ne manquera pas d'apprécier... Nous espérons vivement que le président Jean-Pierre Bandiera lira ledit communiqué qui en dit long sur l'autoritarisme dont fait preuve notre maire en toutes circonstances, se mettant au-dessus des lois et s'en gargarisant ouvertement ! 

A commencer par l'intitulé qui prétend que les commerçants sont incapables de prouver les faits discriminatoires, ce qui est faux. Pour avoir assisté au procès je puis assurer que les faits en question ont été largement démontrés.

Absolument tout ce que vous verrez souligné ou encadré en rouge sur ce communiqué est mensonger. Julien Sanchez tourne les faits en sa faveur alors qu'en vérité il doit sentir passer le vent du boulet ! Dès la première ligne nous voilà informés que les résidents de l'EHPAD Gaston Doumergue de Beaucaire subissent les nuisances sonores de la rue Nationale, laquelle se situe près de 300 mètres en contrebas, l'EHPAD étant séparée des commerces mis en cause par deux pâtés de maison conséquents... L'ouïe des résidents, remercions-en les dieux et les bons soins du personnel soignant, s'est considérablement améliorée ! Au vu de la qualité des soins de cet établissement je vais de ce pas y réserver une place pour mes vieux jours !

S'ensuit une petite ligne qui affirme que le tribunal a décidé de ne pas condamner Julien Sanchez. Faux : le tribunal n'a rien décidé, il demande un complément d'enquête pour rendre son verdict en diligentant le SRPJ de Montpellier pour vérifier l'existence des plaintes et mains courantes des beaucairois sur lesquelles s'appuie la défense du maire pour justifier la prise des deux arrêtés à l'origine de la plainte des commerçants. Les enquêteurs devront également s'assurer que le maire a bien reçu un courrier du Préfet du Gard lui demandant de revenir sur le contenu desdits arrêtés, jugé discriminatoire. On voit bien qu'il n'est ici nullement question du dossier des commerçants mais bien de celui de Julien Sanchez. Indiscutablement !

Je vous laisse apprécier le long paragraphe sur la prétendue nullité du dossier des parties civiles, leur incapacité à faire la preuve de discriminations et d'islamophobie, s'achevant sur une auto congratulation de la ville qui estime qu'en l'état il n'y a pas lieu de condamner son maire. Depuis quand une municipalité est-elle compétente pour juger un dossier de correctionnelle ? Si les élus frontistes de Beaucaire ou les collaborateurs actuels du maire pouvaient se prétendre juristes nous en serions informés. Or nous pouvons sans ciller affirmer que ce n'est pas le cas, loin s'en faut ! Les beaucairois subissent leur incompétence depuis près de deux ans à tous les niveaux de gestion de notre ville, le rapport d'orientation budgétaire que nous essayons de digérer en étant la toute dernière confirmation. Au vu de son contenu nous comprenons que Julien Sanchez ait dénié à l'opposition le droit d'en débattre, cela n'aurait pas été à son avantage.

Bref ! Ne nous égarons pas et revenons à notre premier magistrat une fois encore sur le banc des accusés. Foin de toutes ces considérations juridiques qui entravent ses actions, le maire a d'ores et déjà décidé qu'il n'hésiterait pas à prendre de nouveaux arrêtés à l'identique de ceux qui lui sont reprochés. Nous nous posons la question de savoir s'il a légalement le droit de le faire alors qu'il est en procès pour les premiers, pour l'instant nous ne pouvons affirmer qu'il ne le peut mais nous espérons qu'il aura l'intelligence d'apaiser une situation conflictuelle et de cesser de dresser les beaucairois les uns contre les autres. Nous lui rappelons qu'il est le maire de TOUS les beaucairois sans distinction et que de ce fait il est tenu de traiter TOUS ses administrés sur un pied d'égalité. Cela inclut notamment de ne pas créer de tensions en prenant des décisions motivées par de bien peu louables intentions. Nous sommes, nous beaucairois soucieux du vivre ensemble et attentifs à ne pas laisser croître racisme et discrimination dans notre ville, en droit de mettre en doute ses desseins au vu des ses décisions successives depuis son élection.

Je vous laisse apprécier la conclusion larmoyante de ce communiqué qui fustige les maires du Gard en leur donnant une leçon de morale des plus déplacées. Nul doute qu'eux aussi, à l'image du président Bandiera, apprécient l'arrogance de nos élus frontistes. Tout cela ne grandit pas Beaucaire...

samedi 5 mars 2016

EGO NON TE ABSOLVO


Rien ne va plus ! Faites vos jeux ! La roulette politique du Front National tourne désespérément sur elle-même et son public ébaubi attend le résultat langue pendante sans paraître comprendre qu'il ne sera pas celui escompté. Tout repose sur la communication, fût-elle mauvaise et bas de gamme. Et cela fonctionne tellement bien que les autres partis feraient bien d'en prendre de la graine.

Prenez par exemple la succession de communiqués dont nous gratifie généreusement Julien Sanchez, toujours soucieux de renforcer les liens qui l'unissent à une partie de ses administrés, partie peu regardante sur la qualité dont il sait pertinemment que ses envolées lyriques et victimaires les satisferont dès la première ligne. Le dernier en date vous frappe en plein coeur et s'écrit en gras pour que vous ne le manquiez pas : "Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Luc 23:34) parole du Christ prononcée immédiatement après sa crucifixion... Vous je ne sais pas, mais moi j'ai eu une absurde montée d'angoisse en visualisant notre pauvre maire crucifié en place publique par ses détracteurs et nous livrant son testament dans un ultime sursaut de cette bonté que nous lui connaissons tous ! Attaqué de toutes parts, victime en quelque sorte de son succès et de ses gestes désintéressés, il parvient malgré tout à pardonner à ceux qui lui veulent du mal... Admirable ! 

En neuf petites phrases pleurnichardes et provocantes il se met en scène sur le bûcher, se lie les mains, s'entrave les pieds et vient s'étaler au pied des beaucairois en pleurs. Une prouesse sans égale causée par une simple requête de la Ligue des droits de l'Homme qui s'émeut, à juste titre, de la présence réitérée d'une crèche dans la mairie de Beaucaire. Ostensible provocation de la part d'un élu de la République tenu de respecter les fondements de la loi de 1905 qu'il piétine allègrement en une petite phrase "J'entends ainsi continuer à défendre en toutes circonstances ce qui fait la France depuis bien avant 1905". Dans cette optique Julien Sanchez entend probablement un jour supprimer les registres d'état-civil pour s'en tenir aux registres paroissiaux, ce qui économiserait du temps de travail aux agents municipaux et des achats de papier à la municipalité. Tout est possible ! Et comme le disait ma chère grand-mère "quand on veut on peut". Elle nous glissait cela entre "Aux pays des aveugles les borgnes sont rois" et "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire" deux préceptes martelés à bon escient qui ont guidé mes choix de vie. Ce qui de toute évidence n'est pas le cas de notre maire. Il n'y a nulle gloire dans les agissements de Julien Sanchez, nul panache dans ses pseudos victoires sans combat, et tellement d'aveugles à Beaucaire qu'en effet il y est roi. Pour l'instant. Mais la cataracte s'opère très bien de nos jours, aussi ne désespérons pas de parvenir à ouvrir les yeux de tous ceux qui se laissent aveugler par la poudre pailletée qu'il dispense généreusement depuis le balcon de l'hôtel de ville.

Cet exaltant communiqué se clôt par une locution latine : "Ego te absolvo", abréviation de la formule qu'emploient les prêtres lors de la confession. Péché d'orgueil s'il en est, car de prêtre il n'a aucune des qualités requises. Sans doute est-ce la résurgence d'une vocation de jeunesse ? Il est de notoriété publique que notre maire est entré au Front National comme d'autres entrent en religion. Toujours est-il qu'en le lisant je vous avouerais qu'un bref instant j'ai imaginé notre maire vêtu de la sobre soutane noire des pères jésuites et que je ne m'en suis pas encore remise ! Pourquoi les jésuites et pas quelque ordre plus modeste ? Soyons francs. Si la modestie ne lui sied guère, la formule d'obéissance toute particulière des pères jésuites, dite "perinde ac cadaver" c'est-à-dire "comme un cadavre", colle à merveille à celle qu'il pratique depuis l'âge de 16 ans envers le Front National. Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, la définit ainsi : "Que chacun de ceux qui vivent sous l’obéissance se persuade qu’il doit se laisser mener et diriger par la divine Providence au moyen des Supérieurs, comme s’il était un cadavre qui se laisse remuer et traiter comme on le veut". C'est donc une forme d'obéissance ascétique qui n'est pas sans rappeler celle qui se pratique dans certains appareils politiques, et notamment au Front National. Plus près de nous, au sein de la majorité municipale, il n'est qu'à voir les comportements serviles des élus pour comprendre que l'obéissance est la règle absolue. Ceci explique-t-il le turn-over vertigineux des embauches au cabinet du maire et à la communication de la mairie depuis avril 2014 ? La question mérite d'être creusée.

Julien Sanchez s'imagine sans doute que guider les beaucairois vers sa conception toute frontiste, identitaire et antirépublicaine de la laïcité lui ouvrira les bras qui lui sont encore fermés. Et probablement trouvera-t-il bon accueil dans certains notoirement peu exigeants, mais les coups d'éclat et les promesses ne suffisent pas. Il en va des électeurs comme des putes : si vous ne payez pas assez les premiers vous tournent le dos, et les secondes vous virent de leur couche ! Ce n'est pas avec une crèche provençale, quelques fleurs et des torrents de larmes qu'il convaincra sur le long terme. La municipalité ne se chargeant pas des dépôts sauvages d'ordures ménagères il arrivera un temps où les beaucairois se lasseront de ramasser ses kleenex...


PS : N'oublions pas la petite phrase assassine sur les l'attribution des subventions par des "élus irresponsables et dépensiers" et rappelons que le Front National vote régulièrement contre les subventions attribuées aux associations comme la Ligue des Droits de l'Homme et la Ligue de l'Enseignement qui luttent contre le racisme, la discrimination, promeuvent l'éducation populaire et le vivre ensemble et préservent la laïcité. C'est là que la bât blesse, certains élus antirépublicains refusant de se soumettre aux lois en vigueur dans notre République. Mais la provocation c'est comme un feu d'artifice, au bout d'un moment pfftttt... !!! Il s'éteint. Et on se retrouve comme des cons à regarder un ciel vide. Accablés par l'infiniment plus grand. Plus de meubles à sauver, il ne reste que la soutane et l'humilité. Ce n'est pas tout à fait ce à quoi aspire le plus ambitieux de nos politiques locaux, n'est-ce pas monsieur le Maire ? Et à force de pleurnicher il ne reste même plus de kleenex...


jeudi 28 janvier 2016

OUTRAGE ET DÉSESPOIR


Il paraîtrait que le Front National n'est pas un parti raciste et xénophobe ! Étiez-vous au courant ? Non ? Moi non plus... C'est vraiment dingue, on en apprend tous les jours. Moi j'aime apprendre, engranger des informations vitales comme celle-ci est bénéfique à mon cerveau, cela alimente ma plume qui ne saurait continuer à vous alerter sans un  minimum de carburant. Pendant que j'écris, tissant avec vous amis lecteurs des liens que j'espère indéfectibles, je me dis qu'il est finalement rassurant de se dire que certains soirs on se couchera moins ignorant qu'on ne l'était en se levant le matin. Ou pas. Cette petite bombe m'a tout de même secouée, je sens que ma vie de militante antiraciste ne sera plus jamais la même... Je crains de vivre mon pire cauchemar, celui de voir s'effriter mon combat contre la haine puisqu'il n'aura plus d'éléments concrets sur lesquels s'appuyer. Je frissonne à seulement l'imaginer et je ne suis pas certaine de devoir remercier l'auteur de cette information essentielle.

Vous vous demandez sans doute de quoi il retourne ? Remontons le temps...

Le 17 juin 2014 des enseignants et personnels du LEP Paul Langevin de Beaucaire qui refusaient de siéger au conseil d'administration en présence de Julien Sanchez et de son adjoint à la sécurité Stéphane Vidal, avaient refusé de leur serrer la main et lu un texte dans lequel ils qualifiaient le parti de la majorité municipale de "raciste et xénophobe". S'en était suivi une polémique, Julien Sanchez qualifiant les enseignants de "syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires dont le comportement n'a rien à envier à celui de racailles" ce qui lui a valu de comparaître devant le TGI de Nîmes, l'une des enseignantes ayant déposé une plainte pour insulte. Toujours friand de procédures judiciaires pouvant servir sa communication personnelle, notre maire s'est empressé de porter plainte à son tour contre ladite enseignante, également syndicaliste CGT. Et nous le savons parce qu'il ne s'en cache pas, notre maire n'aime pas les syndicalistes. Nous remarquons tout de même qu'il lui aura fallu neuf mois pour se rendre compte qu'il avait été "outragé", nous espérons que l'accouchement s'est bien passé... Dire que nous compatissons à ce qu'il a ressenti serait des plus exagéré, aussi nous contenterons-nous de lui suggérer un peu plus de réactivité, être à la traîne ne pouvant décemment pas servir sa carrière politique.

Julien Sanchez s'empresse toujours de s'appuyer sur la liberté d'expression pour justifier le moindre de ses propos tout comme ceux des politiques de son parti, sans oublier le verbiage de tous les pseudos intellectuels nauséabonds qui gravitent autour de ce petit monde soigneusement formaté. Dans cet esprit nous nous permettrons de lui faire remarquer que traiter le Front National de "parti raciste et xénophobe" s'appuie sur un historique foisonnant dans lequel il suffit de piocher. Un peu comme lorsque l'on ramasse des champignons. Il n'y a qu'à trier, mais dans ce cas précis on ne gardera que les vénéneux. Entre-t-on dans un parti qui prône chaque jour la haine de l'autre sans avoir conscience de ce que l'on s'engage à porter ? Voire à supporter ? Bien sûr que non. En politique comme ailleurs on fait des choix qui entraînent des conséquences, il nous faut vivre avec et nous ne doutons pas que Julien Sanchez en soit parfaitement conscient. Il ne se cache pas d'assumer la moindre de ses décisions, il ne lui reste plus qu'à assumer jusqu'au bout l'idéologie de son parti, elle est servie avec le programme et la carte d'adhésion. 


Au bout de près de deux ans de pratique son numéro de victime peine à convaincre. Rien n'est jamais de sa faute, tout le monde lui en veut, on lui met des bâtons dans les roues, le moindre mot est une insulte ou une diffamation, la presse locale ne veut pas faire sa communication... Les présidents de la Communauté de communes, du conseil départemental et même de la toute nouvelle grande région sont contre lui ! On dénigre ses collaborateurs, on épluche sa gestion, on ne comprend pas sa vision pour la ville, il subit des attaques incessantes... Bref, sa vie professionnelle est un enfer journalier. C'est marrant, on a le sentiment qu'il finirait presque par croire à ce fatras d'inepties. On m'a cependant appris à tendre la main à défaut de l'autre joue, aussi je me préoccupe sincèrement de sa santé et ne saurais que trop lui suggérer de la préserver en ne prolongeant pas plus qu'il ne sera nécessaire son séjour dans notre bonne ville de Beaucaire. Pour paraphraser un slogan publicitaire "Oui je sais, je rêve" mais tout comme ma liberté d'expression le droit de rêver il ne peut me l'ôter. A lui les champignons vénéneux, à moi le monde merveilleux des rêves. Et pourquoi pas à vous ? Rêvons ensemble.



lundi 28 décembre 2015

MERCI POUR CE CADEAU !


Partir toute heureuse et les bras chargés pour réveillonner en famille le 24 décembre au soir, ne pas voir l'un des nombreux trous qui parsèment la rue Barbès faute d'éclairage (voir photo ci-dessous) chuter lourdement et me péter une côtelette ? Check ! Hématomes, bandages, franchement Julien Sanchez je ne suis pas ravie de mon cadeau de Noël... Je peux vous le rendre ? Certes j'apprécie l'attention que vous me portez, mais une boîte de chocolats ou un bouquet de fleurs auraient tout aussi bien fait l'affaire, la prochaine fois songez-y. Et puis vous prenez de gros risques, je ne tombe pas souvent mais comme je ne fais jamais les choses à moitié je ne voudrais pas vous mettre dans l'embarras en répandant mon sang sur le pavé beaucairois... Déjà que vous ne ramassez pas les dépôts d'ordures sauvages et les encombrants, que feriez-vous d'un cadavre sur le bitume ? Au rythme hasardeux et très ralenti des interventions de la Police Municipale (c'est connu, plus ils sont nombreux plus ils cafouillent !) et vu la lourdeur des circuits administratifs que vous avez mis en place, il est certain que je serais assurée de passer de vie à trépas avant que vous n'interveniez pour me porter secours !


Soyez rassuré, je ne porterais pas plainte contre la ville de Beaucaire. Pour tout vous dire je n'en ai ni l'envie ni les moyens, et contrairement à vous je ne peux pas le faire avec l'argent des contribuables ! Mais une 'tite compensation genre week-end au soleil, restaurant gastronomique, intégrale des oeuvres d'Eric Zemmour, Best Of du Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen, tête à tête avec Gilbert Collard, adhésion gratuite au Front National, journée avec vous, job à la mairie, logement gratuit... Bref ! La liste des choses qui me feraient plaisir et apaiseraient mes souffrances est interminable, et je sais que vous ne seriez que trop heureux de me contenter !

C'est évident, je blague !!! Mais je vois d'ici la fachosphère se déchaîner et titrer sur ses sites de réinformation : "La présidente du Rassemblement Citoyen de Beaucaire corrompue par Julien Sanchez" "Un poste à la mairie pour une farouche opposante" "La Résistance beaucairoise s'effondre" "Elle vend son âme au FN pour un week-end au soleil" etc... Je sais qu'en me lisant beaucoup le penseront très sérieusement, parce qu'il faut bien se dire que les frontistes ne font pas dans la nuance et encore moins dans l'humour. 

Je vais vous faire un aveu pour le moins surprenant, mais ces derniers jours je ne cesse de penser à vous, et ce bien malgré moi. Chaque fois que je souffre en respirant, en toussant, en éternuant et même en dormant (essayez de dormir avec une côte cassée !) je pense à vous. Vous, notre cher maire Front National qui gérez si bien notre ville en bon père de famille... Nos rues pleines de trous laissent à penser que vous êtes soit très très économe (voire radin ?) soit que vous souhaitez vous débarrasser mine de rien de la population du centre ville en commençant par moi. J'exagère ? Oui, certes. Soyez beau joueur, et la prochaine fois que vous sortirez de votre bureau venez donc explorer nos rues. Mais surtout faites bien attention où vous mettez les pieds hein ? Je ne voudrais pas avoir à vous ramasser devant ma porte et encore moins partager mes souffrances avec vous. Oui, je sais, je ne suis pas gentille. Mais pour être franche vous m'avez quand même bien gâché mes fêtes de Noël. Sans rancune hein ? Pensez à ma liste...

jeudi 26 novembre 2015

NEGATIONNISME A BEAUCAIRE


Le 14 mars 2015 Robert Ménard, maire de Béziers, débaptisait la rue du 19 mars 1962 pour la rebaptiser rue du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc. Un acte qui suivait une commémoration le 5 juillet 2014, dans le cimetière de Béziers, des "Massacres d'Oran"  (5 juillet 1962) devant une stèle en l'honneur de quatre membres de l'OAS condamnés par la Cour Militaire de Justice et derniers fusillés de l'histoire de notre pays. Rappelons ici que l'Organisation Armée Secrète était une organisation militaire et politique française créée le 11 février 1961 pour assurer la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, ce qui incluait de nombreux actes de terrorisme.

N'écoutant que la voix de son maître à penser, en l'occurrence Jean-Marie Le Pen, le maire de Beaucaire a jeté les bases d'une démarche similaire lors de la cérémonie de commémoration du cessez-le-feu officiel de la Guerre d'Algérie. Ses motivations ? Elles sont simples, voire même simplistes, et empreintes d'une nostalgie du colonialisme fondée sur le racisme. Bien entendu Julien Sanchez la dissimule habilement derrière la nécessité de "laver l'affront fait aux anciens" auquel il ajoute fort opportunément les harkis en guise d'écran antiraciste. Mais la teneur de son discours est claire :

"Le 19 mars, dans chaque ville de France, nous sommes tenus d'organiser une cérémonie. Je le fais parce que je suis républicain. Néanmoins, je ne peux que regretter le choix de cette date, qui est un choix polémique. J'ai décidé de laver l'affront que représente cette date pour beaucoup de nos anciens. Je débaptiserai dans les prochaines semaines la rue du 19 mars 1962 et lui donnerai un nom moins polémique. Pourquoi pas celui d'un Beaucairois mort pendant ce conflit ? Je ferai connaître mon choix dans les prochaines semaines. Le fait d'avoir une rue du 19 mars 1962 peut être considéré comme une insulte pour tous ceux qui son morts après. On a eu le massacre de la rue d'Isly à Alger le 26 mars, mais aussi le massacre d'Oran le 5 juillet 1962. Je pense qu'il faut effacer ce choix-là, et donner un nom qui rappellera la vraie histoire et qui ne blessera personne." 

Finalement il expliquera en conseil municipal du 4 novembre avoir trouvé trop difficile de choisir entre les noms des trois beaucairois inscrits au monument aux morts du cimetière de Beaucaire. Il semble que pour le maire Front National de Beaucaire il soit nettement plus aisé et logique de donner à cette rue celui de 5 juillet 1962 Massacres d'Oran... Est-ce un choix moins polémique que celui du 19 mars 1962 ? Certes non ! A moins qu'il ne soit doté d'une mémoire sélective il ne peut occulter le fait que c'est l'OAS qui porte la principale responsabilité du drame qui s'est hélas joué en cette triste journée à Oran en refusant la date du 19 mars 1962 et en menant pendant plusieurs mois une politique de provocation en multipliant les attentats et les actions commandos. Faisons hurler les nostalgiques pendant qu'on y est, et rappelons-leur que s'il faut opposer le nombre de morts causées parmi nos deux populations l'OAS gagne haut la main ! Terrible constat... 

Ne vous laissez pas embarquer dans une dangereuse et improbable réécriture de l'histoire et craignez-en les inévitables retombées. Par ce choix particulièrement ignoble Julien Sanchez ravive les blessures des pieds-noirs, celles des algériens, et il efface purement et simplement un symbole de paix pour y substituer les germes rances d'un douloureux conflit. Il flatte l'électorat des rapatriés d'Algérie et de leurs familles et garde sous la main les harkis et leurs descendants pour les encourager à voter Front National. En brossant les uns et les autres dans le sens du poil il s'assure d'un nombre de votants relativement important et assoit sa carrière politique sur les blessures de notre passé commun avec l'Algérie, mais aussi avec la Tunisie et le Maroc dont cette date signe également la fin des combats. Sans état d'âme, en fin stratège, il signifie aux français issus de l'immigration du Maghreb qu'il leur dénie le droit de se considérer comme des français à part entière, il les oblige à porter le lourd fardeau d'une mémoire collective et ne leur permet pas de vivre en paix avec nous dans ce qui est, ne lui en déplaise, leur propre pays. 

Amis beaucairois je vous mets en garde contre les conséquences de ce changement, car c'est vous qui en paierez le prix. Il n'a rien d'anodin, n'y voyez pas pour ceux qui s'y opposent une énième critique des actions passées de la municipalité purement liée à la gestion de notre ville. Si n'importe quel élu de n'importe quel parti politique l'avait proposé nous aurions réagi avec la même force, la même détermination. Il s'agit là de préserver l'Histoire avec un grand H, celle de notre pays et d'une région du globe à laquelle nous sommes indéfectiblement liés. Il est pour nous primordial de protéger l'ensemble des beaucairois d'une démarche négationniste et raciste, qui est en sus un déni de démocratie. Ce changement de nom est une incitation à la haine, il verse de l'acide sur des plaies qui ne sont toujours pas refermées et qui ne se refermeront probablement jamais ! Mais de cela Julien Sanchez se moque comme de sa première chemise... Lui n'a qu'un but, toujours le même, faire parler de lui pour grandir au sein de son parti et atteindre les sommets. Que ce soit au détriment de Beaucaire ne l'interpelle pas, pour lui notre ville ne représente qu'un échelon, un tremplin pour sa carrière, et malheureusement beaucoup d'entre vous qui ont voté Front National par déception, lassitude, frustration ou simple curiosité se laissent berner et emmener vers des chemins qu'ils n'ont pas forcément choisi de suivre. 


Il est facile à Julien Sanchez de dynamiser ses troupes ! Quoiqu'il n'ait pas la prestance d'autres politiques il est doté d'un vrai charisme et c'est un orateur de talent. Ce n'est pas pour rien qu'il est le "Monsieur Loyal" des meetings du Front National, il faut le voir exhorter les frontistes à le suivre jusque dans les urnes, les manipuler avec aisance pour leur faire avaler un discours négationniste et antirépublicain qu'ils applaudissent sans sourciller, et s'en pourlécher ensuite les babines comme un chat devant un bol de crème ! Quelqu'un m'a un jour suggéré qu'il faisait penser à Ka, le serpent sournois du dessin animé Le Livre de la Jungle qui hypnotise ses proies avant de les dévorer, eh bien c'est tout à fait cela ! "Aie confiance... Aie confiance..." susurre-t-il avant de les étouffer dans les cercles concentriques de ses redoutables anneaux... Une métaphore pas si osée qu'elle en a l'air, le processus d'étouffement étant inscrit dans les gènes du Front National.

Il y a des politiques et des gens que l'on peut sans hésiter mettre dans des cases, notamment parce qu'ils ne respectent rien. Julien Sanchez en fait partie. Il entre dans celle sur laquelle est inscrit, entre la flamme tricolore et une tête de mort, "Danger Pour La République".



Rappel :
La date officielle du cessez-le feu est arrêtée le 18 mars 1962 par les accords d'Evian qui réunissaient des représentants du gouvernement français et du Front de Libération National. Le 29 novembre 2012, le Conseil constitutionnel déclarait conforme à la constitution la loi qui instaurait le 19 mars 1962 comme "journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie." Annulant de ce fait la date du 2 juillet 1962 précédemment votée le 1er décembre 1999.