vendredi 23 janvier 2026

ET C'EST PARTI POUR LE CANDIDAT RN !


« Pour continuer de faire briller Beaucaire, je suis candidat aux élections municipales. » Nelson Chaudon

Dis donc, t’as pas fait dans la dentelle pour annoncer ta candidature ! Elle est très bavarde ta lettre aux beaucairois, et truffée de mensonges. Ça commence bien... Cela dit, il était temps de lever ce suspense qui n’en était pas vraiment un ! On savait tous que tu allais officialiser tes ambitions. C’est sûr que le trône de Beaucaire si généreusement offert par ton prédécesseur, ça ne refuse pas. Pas si l’on veut, comme lui, s’en servir comme d’un marchepied pour grimper les échelons du parti. J’critique pas, hein ? Après tout, il faut bien que des courageux, voire des inconscients, se risquent dans l’arène politique. Nous avons donc trois candidatures officielles pour notre ville, l’une d’elles n’ayant pas encore de tête de liste. Voyons voir un peu ce que tu nous bafouilles dans ta missive.

1- «Notre ville est un exemple sur bien des points.» 

Un exemple de quoi ? De médiocrité ? De saleté ? De laisser-aller ? Parce que c’est ça la réalité.

2- «Nous avons augmenté les moyens alloués à la sécurité et les résultats sont là.»

Quels résultats ? C’est sûr qu’il y a plus de policiers municipaux et de caméras de vidéo surveillance, mais les incivilités et les trafics en tous genres ont suivi le mouvement. Exponentiels eux aussi !

3- «Nous avons agi pour améliorer l’image de Beaucaire et son cadre de vie.»

Alors déjà, quand on sait qu’en douze ans seules trois rues on été réhabilitées, et que la voirie rurale est dans un état désastreux, ton plan de voirie sur dix ans laisse espérer au mieux deux ou trois rues de plus. Autant dire une chiure de mouche dans l’univers local ! Quant au quai de la Liberté, comment dire... ? Rien n’a changé depuis mon arrivée à Beaucaire en 2011. Si tu voulais parler du quai de la Paix, trois ans de travaux pour un résultat plus que discutable, ce n’est pas franchement une référence.

4- «Nous avons modernisé les équipements communaux en allouant des budgets sans précédent ayant permis la rénovation des écoles.»

Plus c’est gros, mieux ça passe, hein ? Les travaux de réhabilitation n’ont touché que l’école de Garrigues Planes. Les autres attendent toujours leur tour. Faut-il te rappeler que l’école Nationale n’a toujours pas vu un centime du financement de 7 millions d’euros annoncé en octobre 2020 par Julien Sanchez ?! Elle est passée où la thune ? Dans quoi ? Les équipements des établissements scolaires de la ville sont dans un état déplorable, et rien n’a été fait. 

5- «Cette gestion rigoureuse nous a permis de ne jamais augmenter les taux d’impôts locaux.»

Faux ! Les impôts locaux ont subi une augmentation de 32% depuis 2014. Pour exemple, 682 €/habitant en 2024, contre 505 €/habitant en 2014.

6- «De nombreux projets de rénovation urbaine en centre ville ont été lancés.»

On les compte sur les doigts d’une main les actions de rénovation urbaine. Pas de quoi pavoiser !

7- «Cette gestion saine nous permet d’investir pour l’avenir et de cultiver des moments d’unité.»

Les sommes budgétées ne sont pas réinvesties pour l’amélioration de la ville. La gestion semble saine parce que quasiment rien n’est dépensé par et pour la ville. Quant aux moments d’unité... Ni toi, ni ton prédécesseur, n’avez rien apporté aux  événements et divertissements de la ville. Ou si peu... Les Estivales sont toujours les mêmes, Julien Sanchez a massacré les Beaux Quais, la Foire de l’Ascension, et même le marché bi-hebdomadaire. Et tu mets allègrement tes pas dans les siens ! Rien de nouveau sous le soleil.

8- «La reprise de la présidence de la CCBTA»

Il n’est écrit nulle part que Beaucaire devrait impérativement avoir la présidence de la communauté de communes. Si le maire de Bellegarde a été élu à cette responsabilité en 2014 et 2020, c’est parce que la majorité des maires et conseillers municipaux des villes de la CCBTA ont estimé, à raison, qu’il gérerait le territoire d’Argence avec rigueur, clairvoyance, et sans faire de favoritisme. Contrairement à ce que ton prédécesseur et toi-même prétendez. Beaucaire a obtenu des subventions pour tous ses projets, exactement comme les autres communes. Dire le contraire, c’est mentir. Si tu prenais la tête de la CCBTA, nul doute que tu ferais sombrer le territoire comme vous avez tous les deux, Julien Sanchez et toi, fait péricliter Beaucaire.

Pour conclure, tu te lances dans la course aux municipales en listant tranquillement des mensonges à chaque paragraphe de cette lettre édifiante. En balançant de la poudre à la pelle, dans les yeux de tes administrés. Et tu voudrais qu’ils votent massivement pour toi dès le premier tour ? Mais pour ça, encore faudrait-il que certains d’entre eux soient assurés de ne pas être montrés du doigt comme les responsables de tous les maux. Discriminés. Dévalorisés. Mis à la marge de la vie locale. Attaqués pour leurs opinions et leur liberté d’expression. Alors on va déjà attendre de voir quelle liste tu nous ponds, hein ? Après, avisera qui voudra se pendre, et la ville avec. Ou pas.





lundi 19 janvier 2026

L'OISEAU MIGRATEUR

Donc toi, en fait, t’es juste un oiseau migrateur ! Un genre de cigogne censée nous délivrer la bonne parole,  emballée dans un couffin inoffensif. Un truc au long bec et aux dents longues. Une espèce encore méconnue, mais que je ne me lasse pas d’étudier. Tu as migré sur Beaucaire il y a de ça onze ans, et tu y es devenu semi sédentaire. Semi, parce que tu n’as cessé de voleter à travers la France pour diffuser ta conception de ce que devrait être la vie parfaite des autres oiseaux. Accompagné d’un vol quasi permanent de corbeaux portant cravate, et d’une vague d’étourneaux malhabiles et bruyants, et d’un bon nombre de vautours affamés. A ta décharge, tu as mis une certaine animation dans Beaucaire, en réveillant les oiseaux endormis. Ceux qui somnolaient après avoir ripaillé, et qui n’ont pas pris conscience du danger que tu représentais. Quand ils ont ouvert les yeux après avoir pris le temps de lisser leur plumage, il était trop tard. Tu avais fait ton nid sur le toit de la mairie, et tu n’avais pas l’intention de te barrer de sitôt ! 

Puis tout à coup, après dix ans d’un prétendu bonheur beaucairois, tu as répondu à l’appel de l’autre oiseau. Un bon gros dodo bien engraissé. Tu sais, de cette espèce si rare, qu’à Strasbourg ou Bruxelles on ne le voit jamais. Et tu t’es envolé pour le Parlement Européen, où tu volètes dans les couloirs jusque tard dans la nuit, et caquètes avec tes congénères. D’autres cigognes, des corbeaux, quelques vautours  et grues cendrées arrogants. Et tu t’es adapté. Un nid ici, un nid là-bas, des voyages au fil des rails à n’en plus finir. Revenant toujours vérifier que ton poussin malhabile faisait le job bien comme tu le lui avais appris, et gardait ton nid beaucairois. On te pensait parti pour t’installer définitivement dans ta nouvelle vie. Que tu mettrais un terme à tes envies de migration. Mais découvrir de nouveaux horizons, on dirait que c’est ton truc, pas vrai ? Et là, j’apprends que tu t’es envolé de nouveau. Que tu accours à tire d’aile du Parlement Européen à Nîmes. Te découvrant un coeur de nîmois fier de sa ville. Sauf que ce n’est pas la tienne ! Tout comme Beaucaire ne l’a jamais été. Quand bien même tu aurais retourné les plumes de nombreux oiseaux égarés et trop confiant, ici tu n’as jamais été chez toi. Remarque, moi non plus. Mais je suis d’une toute autre espèce, de celle qui dévore les volatiles imprudents. Et cela d’où qu’ils viennent. 

Va falloir que tu claques du bec sacrément fort pour te faire entendre ! A Nîmes, ya des tas d’oiseaux sédentaires. Des races locales qui n’ont pas l’intention de lâcher leur nid. Et ceux qui ambitionnent de faire le leur à la mairie, ne vont pas te faciliter le travail. Quand bien même tu mentirais comme un arracheur de dents sur ton programme pour les embarquer dans tes envies migratoires, ce n’est pas gagné. Et c’est tant mieux ! D’autant qu’avec toi, c’est encore une fois un vol de corbeaux et de vautours qui vont s’abattre sur la cité romaine. Méfi ! Ils vont lâcher les taureaux, et tes oiseaux et toi risquez d’y perdre des plumes. De quoi auras-tu l’air sans ton beau plumage ? Tu feras tristoune, moi j’te le dis. Tu pourras toujours t’envoler pour une autre ville, genre Paris. Tant que tu emmènes tes corbeaux, tes vautours et tes étourneaux avec toi, tu fais comme tu le sens. Cela dit, ce ne serait pas terrible pour ton image de déployer tes ailes encore une fois. Mais quand ça vous démange, et qu’il y a plus à becqueter ailleurs, c’est difficile de résister. Oiseau migrateur un jour, oiseau migrateur toujours. J’te dis pas bon vent, hein ? Moi j’attends que tu te pètes les ailes.

samedi 17 janvier 2026

FIERS D'ÊTRE NÎMOIS ?

©️Joséphine Ortuno / ICI Gard Lozère

Condoléances aux nîmois ! C'est officiel, Julien Sanchez a désormais les yeux fixés sur leur ville pour les municipales. Il sera comme de bien entendu épaulé par Yoann Gillet et Sylvie Josserand, respectivement députés des 1ère et 6ème circonscriptions du Gard. Avec le trio infernal, le Rassemblement National fait un cadeau empoisonné à Nîmes. Julien Sanchez, c'est un choix éventé depuis des semaines ! Le secret de polichinelle de cette pitoyable campagne électorale.

A celles et ceux qui commencent déjà à s'extasier sur les réseaux sociaux, et qui osent donner Beaucaire en exemple alors qu'ils n'y vivent pas, nous rappelons que non, tous les beaucairois ne sont pas satisfaits de la gestion de leur ville, qui s'enfonce dans la médiocrité depuis onze ans. Nous n'avons qu'un seul mot à leur dire : méfi ! Gestion discriminatoire, pas d'argent insufflé dans les infrastructures et le matériel technique de la ville, écoles et voiries à l'abandon, etc. Si vous voulez que Nîmes reste la très belle ville que vous aimez, ne vous laissez pas abuser par quelques sourires et des promesses de campagne qui s'envoleront avec le premier mistral.

Posez-vous la question les gardois : serez-vous toujours fiers d'être nîmois, si vous élisez Julien Sanchez pour son baratin et quelques grammes de poudre aux yeux ?

lundi 12 janvier 2026

FAISONS DE LA POLITIQUE !

Vestiges du Bouleutérion, salle du conseil, de la cité de Priène, IVe siècle av. J.-C. 

Alors que les politiciens de la France entière sont en campagne, certains pour les élections municipales, d’autres avec l’élection présidentielle en ligne de mire, à Beaucaire c’est le calme plat. Un vague remous de temps à autre, mais tous se sont mis en suspens pendant la période des fêtes. Entendez pas là, tout le mois de décembre. Ben oui ! Chacun sait que les fêtes de fin d’année débutent le 1er décembre, et s’achèvent le 6 janvier. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus.

Par conséquent, je m’interroge. Qu’est-ce qui justifierait  qu’à chaque période festive de l’année, chaque événement traditionnel organisé dans la ville, la vie politique s’arrête. Que les politiciens suspendent leur programmation électorale. A Beaucaire, comme je le suppose dans d’autres villes - mais cela reste à vérifier - on met la politique de côté avec une dangereuse facilité. Et cela ne peut manquer d’interpeller celles et ceux qui se passionnent pour la vie, et l’avenir, de leur cité. Réfléchissons ! Si les citoyens considèrent que la politique dérange, voire même qu’elle les emmerde, alors qu’ils sont concernés au premier chef, peut-on encore les considérer comme des citoyens à part entière ? La question se pose, et elle est légitime. Faut-il rappeler ce qu’est la politique ? Le mot désigne ce qui est relatif à l'organisation et à l'exercice du pouvoir dans une société organisée (cf 1). Ce qui signifie que tout, dans le quotidien comme dans l’événementiel d’une ville, est politique. Décidé par elle, pour servir les intérêts des citoyens autant que les projets portés par les élus. N’en déplaise à celles et ceux qui considèrent que la démarche politique est un état à part du quotidien, et ponctuel. Il n’en est rien. Il suffit de se replonger dans l’Histoire pour noter qu’aussi loin que l’on remonte dans le temps, la politique est le moteur de l’organisation des cités. Elle définit le cadre de la vie collective. Elle en est l’élément essentiel. Vital ! Le nier, c’est en déprécier la valeur et l’utilité. Que serions-nous sans les lois qui régissent et ordonnent la vie en société ? A quel état en serions-nous réduits ? Pensées, et votées, par des citoyens soucieux de préserver une forme d’harmonie, ces lois - que l’on peut bien évidemment contester, repenser, et changer - encadrent nos parcours de vie et notre quotidien. Elle contribuent au vivre ensemble. Et parfois, certes, manipulées par des politiciens qui dévient de la devise républicaine, elles l’écorchent et l’abîment. Mais, pour citer Jean Anouilh, «Rien n’est irréparable en politique» (cf 2). Et c’est vrai ! Certains politiciens détruisent, d’autres réparent.

Dans cette optique, soulignons que nier la cohérence du fait politique, et des actions qui y sont liées, nuit à la bonne marche de la vie démocratique. En période électorale par exemple, mais pas que, se mettre en retrait de la vie de la cité participe d’une dangereuse forme d’inconscience. Ou d’un aveuglement peu constructif. Voire des deux. Faisons de la politique ! Vous, moi, tout le monde. Parce que nous sommes tous appelés à nous prononcer dans les urnes, pour des échéances électorales qui risquent fort de bouleverser nos paysages locaux et nationaux. En mars de cette année ce seront les élections municipales. Suivies en 2027 de l’élection présidentielle, des élections départementales et régionales en 2028, des élections européennes et législatives en 2029. un calendrier chargé à l’horizon 2030, pour achever la troisième dizaine d’un siècle qui subit de grands bouleversements sociétaux et géopolitiques. 

Alors ne boudons pas notre chance de faire entendre notre voix ! Apprécions de vivre dans une démocratie, certes imparfaite, mais qui garanti encore notre liberté d’opinion. Souvenons que dans de nombreux pays, la démocratie recule dangereusement. Et que dans d’autres, elle n’existe tout simplement pas. Il appartient aux hommes et femmes politiques de ne pas se mettre en retrait sous de fallacieux prétextes. D’assumer la voie qu’ils ont choisi d’emprunter avec tout ce qu’elle comporte de risques, et parfois d’agressions, de violences, écrites ou verbales. C’est le jeu ! Si l’on a l’épiderme fragile, on ne s’engage pas en politique. Partant de là, il revient à ces hommes et ce femmes de nous faire envie. De nous donner de l’espoir sans nous bercer de fausses promesses, ni de grandes déclarations populistes et démagogiques. Et de faire passer l’intérêt général en priorité. Pour nous, pour eux. Pour nos villes. Et votons.

1 - Mot issu au 14ème siècle du latin politicus (relatif au gouvernement) du grec politikos (qui concerne les citoyens, l’État) lui-même dérivé du grec polis (cité)

2 - L’Alouette, pièce de théâtre en un acte qui revisite le procès de Jeanne d’Arc

lundi 29 décembre 2025

LA CRÈCHE DES AFFREUX


Mais qu’est-ce que tu nous as fait ? De toute ma vie, je n’ai jamais vu une crèche de la Nativité aussi moche ! Le montage des structures a sans aucun doute demandé pas mal de travail, mais le remplissage est... Comment dire ? Laid. La Vierge Marie a l’air débile, Joseph a une tête que la décence m’interdit de qualifier en termes précis, et l’enfant Jésus ressemble à un gros bonbon flippant ! Seuls l’âne et le boeuf tirent leur épingle du jeu. Devant ce spectacle navrant, on est en droit de se demander ce que représente réellement pour toi la tradition chrétienne que tu prétends défendre. Aucun croyant qui se respecte ne s’amuserait à dénaturer la scène de la Nativité. Alors même que la ville détient les beaux santons de Provence chers au coeur des beaucairois.es, qui trônaient depuis dix ans dans la crèche installée en mairie par les municipalités Sanchez, tu as tout foutu en l’air en te refusant à les utiliser. Par crainte qu’ils ne soient volés ! Tu as décidément une haute idée de tes administrés... Si vraiment tu souhaitais te conformer à la loi du 9 décembre 1905 en déménageant ladite crèche hors les murs de la maison du peuple, tu pouvais y installer la crèche provençale complète. Cela aurait ravi petits et grands d’ici ou d’ailleurs. Mais ça, très clairement, c’est du foutage de gueule ! Aux quelques personnes venues en touriste s’extasier sur cette horreur d’un absolu mauvais goût, il faut préciser que non, cette scène de la Nativité n’est absolument pas écolo. Le remplissage des figurines est fait de guirlandes, lesquelles, faut-il le rappeler ? sont constituées de plastique. Les structures métalliques ne sont pas non plus écologiques. Il ne suffit pas de mettre de la paille et du bois pour obtenir un label vert. Ta crèche est donc un loupé magistral ! En la regardant il me vient irrésistiblement une évocation du film d’Ettore Scola : Affreux, sales et méchants. Si c’est ainsi que tu entends préserver "nos traditions chrétiennes" je crains le pire pour les autres. Tu sais, les traditions locales et provençales... Tu vas les esquinter et les ridiculiser elles aussi ?

lundi 17 novembre 2025

UNE LISTE EN TRANSPARENCE

Transparence. C’est le maître mot de la liste d’opposition Unis Pour Beaucaire. Son fil conducteur. Son credo. Au vu de l’opacité de la gestion municipale frontiste qui plombe notre ville depuis plus de onze ans, c’est un mot qui chante aux oreilles de celles et ceux qui ne se laissent pas abuser par le discours officiel. Et qui redonne un espoir pour la ville. Un souffle qui, jusque là, faisait cruellement défaut aux diverses oppositions.

Je n’ai jamais caché mon sentiment d’agacement, voire même mon opinion peu flatteuse, vis à vis des oppositions municipales, et notamment d’UPB. Depuis 2020, j’attendais en vain un sursaut. Une remise en question. Un vrai respect de leurs électeurs. Pour être franche, je suis allée à reculons à la réunion publique qui se tenait dimanche matin au Gambetta. Mais dès les premières prises de parole, j’ai eu le sentiment que l’équipe s’était shootée aux vitamines ! Énergiques, décidés, possédant leur sujet, ils m’ont très vite redonné foi en leur capacité à s’opposer frontalement à la municipalité Rassemblement National. Et cela, de la plus constructive des manières. Au fur et à mesure des échanges, et des grandes lignes de leur programme énoncées avec clarté, ils m’ont donné envie de mettre leur bulletin dans l’urne. Je ne dis pas que je le ferai ! Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais en tout état de cause, entendre des réponses claires, précises et argumentées, aux questions posées, était une bonne surprise. 

Constituée d'hommes et de femmes que je connais bien pour la plupart, et dont je sais pour la majorité d’entre eux les valeurs qu’ils défendent, et l’engagement sincère pour leur ville, la future liste s’annonce intéressante. Cohérente. Bien sûr, UPB ne dérogera pas à la règle, et fera du neuf avec du vieux comme Beaucaire l’Esprit Libre. A ceci près que les membres présents en 2020 ne se présenteront que pour la seconde fois. Ce ne sont pas des vieux routiers de la politique, rompus à l’exercice électoral, comme sur les autres listes. Il y aura à n’en pas douter du sang neuf, et ça, c’est très positif.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit le dicton. Le mien, et je l’assume, a évolué de manière très positive. Maintenant, je ne suis pas de celles que l’on berce de belles paroles ! J’attends la suite pour asseoir mon opinion. Mais aujourd’hui, et je n’avais pas ressenti cela depuis longtemps, je pense qu’UPB est sur la bonne voie. Je suis presque convaincue. Presque... Avec toutefois quelques réserves, tirées des leçons du passé. Bien entendu, tout cela demeure mon sentiment personnel, et n’est en rien une invitation à me suivre ou pas dans mes choix. 

Je vais donc continuer à suivre cette campagne électorale avec attention. Écouter ce que les autres listes auront à dire, et à proposer. Équité oblige, je vais m’assurer que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité que je porte, enrichies par le respect de la laïcité et l'humanisme, soient celles de la liste que j’aurais envie de soutenir. Si toutefois j’en soutiens une ! Ce qui reste à définir. La suite au prochain épisode, gens de Beaucaire ! Je garde les yeux et les oreilles grands ouverts. Et vous ? Avec ou sans bandeau sur les yeux ? Pour ma part, je laisse cet accessoire aux fusillés. Et je choisis de regarder la réalité de ma ville en face.

mercredi 29 octobre 2025

DEUXIÈME CANDIDATURE

Bon, j’ai loupé la première réunion politique de Christophe André, et la présentation du projet et de la liste de Beaucaire l’Esprit Libre. Ce n’est pas une candidature proprement dite, puisque l’on ne connaît toujours pas la tête de liste. On va dire que la droite locale nous a servi l’apéro, et que l’on tire la langue en attendant le plat de résistance. En espérant que nous ne resterons pas sur notre faim.

Absente donc, j’ai tout de même eu des retours sur ladite réunion, et lu les articles de la presse locale. Il en ressort que Christophe André, s’il ne crache pas sur l’aventure humaine de l’expérience Unis Pour Beaucaire des élections municipales de 2020, a tout de même taclé sans sourciller les méthodes de travail trop lentes du groupe d’opposants. Et sur ce point, on ne peut pas lui donner tort... Il a bien entendu mis en avant le document de 16 pages distribué dans les boîtes aux lettres des beaucairois en début d’année, et mis en ligne en accès libre via un site web et les réseaux sociaux. Bilan comparatif des municipalités précédentes, état des lieux, constats, projets de la municipalité actuelle... Tout est décortiqué, chiffres à l’appui. Un document utile pour qui perdrait la mémoire de ce qu’était Beaucaire, et se laisserait abuser par ce qu’elle serait prétendument aujourd’hui. Christophe André, et on ne peut pas lui enlever ça, est un communicant. Il en a fait son métier, et sait utiliser les outils de communication. Ce qui n‘est certes pas la garantie d’une campagne réussie, mais y contribue en grande partie.

En lisant les articles de presse, je constate qu’en face, UPB s’obstine à se proclamer «apolitique». Ce qui ne veut strictement rien dire ! Apolitique signifie «qui se tient en-dehors de la lutte politique». Or, une candidature à une élection, quelle qu’elle soit, est éminemment politique. Et si elle n'a pas l'envergue de la politique nationale, celle de nos villes met en exergue la définition même de la politique, c'est-à-dire l'exercice du pouvoir au sein de la cité. Alors soyons précis. L’engagement de la plupart des membres d’UPB, son projet pour les municipales, et ses soutiens, définissent clairement cette liste à gauche sur l’échiquier politique. De son côté, s’il se dit ouvert à des gens de gauche, Christophe André l’est également aux déçus de l’extrême droite. Et s’il se défend de prises de position par rapport à la politique nationale, chacun sait que sa liste, comme ses soutiens, se classe à droite. Ne pas être adoubé officiellement par un parti politique ne met donc ni UPB, ni Beaucaire l’Esprit Libre, en-dehors de la lutte politique. A fortiori quand les deux ont pour projet de «virer le RN» de la mairie. Un acte en soi totalement politique. Dont acte.

Cela étant, exactement comme pour celle d’UPB, la liste Beaucaire l’Esprit Libre n’apporte pas un vent de nouveauté. On prend les mêmes, et on recommence. Sans se demander si les beaucairois ont envie de revoir encore et encore les mêmes têtes sur la scène politique locale. Il semble qu’aucune des deux listes n’ait compris que lorsqu’on prétend construire l’avenir, on ne le fait pas en traînant ses vieux bagages. C’est courageux de se lancer dans la course au fauteuil de maire, mais faire du neuf avec du vieux, cela ne fonctionne que pour le home staging (cf 1). La tendance est certes à la récup’, et au recyclage. Mais une liste politique, ce n’est pas une ressourcerie (cf 2).

Maintenant, amis lecteurs, on attend la suite. Le développement des grandes lignes du programme de Beaucaire l'Esprit Libre. Et la prochaine réunion publique, pour poser les questions qui fâchent. Ou pas.

Notes

1- Mise en scène d’un intérieur pour valoriser un bien immobilier

2 - Lieu de recyclage des déchets encombrants pour leur réutilisation.