samedi 22 août 2015

TUER LE PÈRE


Cette manie des frontistes de nous asséner notre histoire en toute occasion sous prétexte de ne pas l'oublier me laisse à penser qu'eux ont sans doute des problèmes de mémoire. J'en prends pour preuve la manipulation dont ils font l'objet au sein de leur propre parti au fil des affrontements qui opposent Jean-Marie Le Pen et sa fille. Laquelle en réalité ne se soucie guère des propos tenus par son père et ne cherche qu'à donner à son parti une nouvelle impulsion qui fera oublier son histoire. D'une certaine manière j'en viendrais presque à plaindre l'ex président d'honneur du Front National que sa fille dépossède de sa légitimité avec impudence. Il est vrai qu'elle ne fonctionne qu'en choix d'opportunité et nous a maintes fois prouvé qu'elle n'était pas à une bassesse près pour se rapprocher du pouvoir suprême tant convoité ! Fallait-il pour cela tuer le père ? Oui, mille fois oui. 

Le poids du fondateur du Front National pèse sur son électorat, qu'on l'aime ou qu'on le haïsse il ne laisse jamais indifférent et peut encore, malgré son âge (ou peut-être grâce à lui) mobiliser les foules. Comment exister dans l'ombre d'un homme qui a écrit sa part de l'histoire à grands renforts de coups de gueule et de coups d'éclat ? Une méthode certes discutable mais qui lui vaut l'admiration et le respect de ces français qui trouvent en lui une réponse à leurs frustrations. Jean-Marie Le Pen a donné de l'espoir à une frange de la population que les autres partis ignoraient, il l'a fait en utilisant habilement leurs espoirs déçus, leurs peurs les plus abjectes et leurs jalousies intrinsèques, jouant de leur sentiment d'abandon avec brio pour les attirer dans son miroir aux alouettes. 

A contrario Marine Le Pen raisonne en femme d'affaires, elle dirige le parti comme elle le ferait d'une entreprise et multiplie les OPA sans états d'âmes. Son fonds de commerce s'est étendu au gré de l'actualité de ces dernières années, elle ratisse large et sans s'émouvoir de faire figure de girouette ! Ainsi s'entoure-t-elle d'homosexuels au mépris de l'homophobie affichée de son parti depuis sa création, ce qui en soit pourrait convaincre si tous faisaient leur coming out ce qui est très loin d'être le cas. Crainte de déplaire et de ne plus grimper la grisante échelle de l'ascension politique au sein du Front National ? Ah non, pardon ! Ils sont déjà presque tous au sommet... Ce qui ne devrait pas être un signe distinctif, chacun ayant droit aux orientations sexuelles de son choix, le devient dans le parti de la discrimination. Une manière pour Marine Le Pen et consorts de se dédouaner en montrant qu'au fond ils peuvent faire preuve de tolérance. Curieusement les autres partis politiques n'en font pas un fromage, tout se passe avec naturel et l'homosexualité ne devient pas cette arme menaçante qui absout de tous les péchés du monde. Une spécialité du Front National qui s'empresse de la brandir à tous propos sans jamais la reconnaître... Amis de la vérité et de l'outing passez votre chemin, ici vous ne serez accueillis qu'à la condition expresse de vous taire.

Parlons un peu d'antisémitisme et d'identité nationale ! Le discours du Front National visant à s'inscrire dans une normalité socialement acceptable en condamnant les propos de Jean-Marie Le Pen et en affichant un soudain intérêt pour la communauté juive de France n'est que la vision émergente de l'iceberg. Celle blanche et propre qui pourrait prétendre illustrer une mauvaise publicité pour une lessive discount ! La récente mobilisation des cadres du parti, dont Julien Sanchez maire de Beaucaire, autour de l'animateur du site FdeSouche qui affiche clairement ses liens idéologiques avec le Bloc Identitaire et la sphère antisémite la plus radicale dément l'apparente normalisation du Front National. Dans cette continuité l'intégration de la mouvance identitaire à la liste que conduira Marion Maréchal Le Pen en PACA pour les élections régionales confirme leur patiente politique d'infiltration du parti déjà annoncée lors des départementales de cette année. La fachosphère s'affiche dans toute sa diversité avec un naturel confondant, n'hésitant pas à affirmer son appartenance identitaire, manifester son islamophobie, balancer la théorie du grand remplacement dans une conversation ou parler de rémigration ! Un mot inventé de toutes pièces par et pour des personnes qui ne sont que les piètres rapporteurs de la haine de l'autre, les vecteurs du rejet et des peurs ancestrales, des êtres fermés sur un monde blindé et sans saveurs...

Dans un autre registre l'accélération des décisions polémiques prises par les maires des villes Front National affiche clairement un mépris des lois en vigueur sous couvert de patriotisme, d'économie et de sécurité. Passée la première année de gestion ils s'estiment en droit d'instaurer des mesures ouvertement discriminatoires qui s'inscrivent dans la droite ligne des débordements que nous a offert le défilé mené par Marine Le Pen ce 1er mai. Chassez le naturel, il revient au galop ! Violences physiques et verbales, menaces, intimidations, violations de propriété, carnaval de propagande se font l'écho du climat des villes occupées par le Front National qui désespèrent de retrouver le plaisir simple de vivre en harmonie. Dans chacune de ces villes la communication est aux mains des identitaires qui forcent le trait sans aucune subtilité, ne s'embarrassant pas de considérations que d'aucuns jugeraient essentielles comme la véracité des faits... 

Mais dans tout cela ce qui est au fond reproché à Jean-Marie Le Pen c'est d'assumer un discours offensif qui ne s'embarrasse pas de fioritures. Sa mise à pied puis son éjection rondement menées sont les claps de fin du vieux film du Front National et sont censés laisser place au nouveau cinéma dont on compte nous gratifier ! Le parti met un point final à sa mue et remise au placard les vieilles badernes qui ne savent pas s'autocensurer pour donner la préséance au discours violemment policé de la nouvelle garde qui, au fond, s'avère plus dangereux parce qu'insidieux et noyé dans une hypocrisie ouvertement populiste. Les alliances conclues avec des partis de l'extrême-droite européenne sont le point d'orgue de la mise en place de ce nouveau Front National et atteste de la latence de l'antisémitisme, substrat incontournable des fondements du parti.

Alors nouveau Front National ? Non. La recette a changé mais la marmite demeure la même. Vieillie, cabossée mais toujours prompte à proposer son immonde ragoût... 



mardi 11 août 2015

TAÏAUT !!!


Ouvrir son Facebook et son Twitter pour avaler de bon matin un communiqué de la ville de Beaucaire n'est pas forcément la meilleure façon de démarrer la journée. Faut-il que nos élus aient bien peu à faire pour poster sur les réseaux sociaux à 6h00 du matin ! Délai nécessaire pour alerter leur fan club qui avait déjà dûment commenté et encensé Julien Sanchez, à croire qu'ils l'avaient vu passer lui-même les menottes aux trois cambrioleurs !

Cette arrestation est une très bonne chose en effet, mais rappelons tout de même qu'en l'occurrence la Police Municipale ne fait que son travail et qu'il n'y a pas de quoi pavoiser. Les beaucairois victimes de la vague de cambriolages de l'été dernier dans le centre ancien apprécieront qu'à l'époque cela n'ait abouti à rien, les cambrioleurs sont toujours présents dans nos rues et ont récidivé maintes fois sans être pris... Bizarrement point de communiqué en 2014 !

Mais réjouissons-nous, Julien Sanchez est content. Bêtes sauvages, racailles, parents pleutres et irresponsables... Tout cela sert ses intérêts et lui donne les outils pour aveugler un peu plus ses administrés. Lesquels bien entendu sautent à pieds joints sur l'occasion qui leur est donnée de se jeter dans la mêlée ! Taïaut ! La chasse est ouverte, lâchez-vous braves gens, ne retenez ni vos paroles ni vos gestes, le Front National vous en sera reconnaissant. Et le beaucairois de foncer de bon matin en haletant d'impatience, tout heureux de participer à l'immonde curée... La récompense ? Se faire bien voir du maire, entrer dans ses bonnes grâces et, qui sait ? obtenir quelque faveur. Tsst ! Tsst ! Pas de favoritisme hein ? Le Front National est une grande famille dans laquelle le copinage ne fonctionne pas. Mais puisqu'on vous le dit... C'est certain que démolir les autres sans rien obtenir en échange c'est attristant, mais la satisfaction du triste devoir accompli devrait vous consoler ! Non ?

Le point d'orgue de ce communiqué ? Le lynchage en règle d'une "certaine presse" que d'aucuns n'hésitent pas à nommer dans les commentaires, enjoignant même le Midi Libre à "publier ce rectificatif" dans ses pages. Un communiqué d'information (?) de la mairie n'est pas un rectificatif, et il serait bon de ne pas à tous propos confondre journalisme et communication. Il est vrai qu'en cela ils s'alignent sur Julien Sanchez qui ne fait pas non plus la distinction entre les deux ! Pour en revenir aux rues Charlier et Voltaire qui ont fait l'objet d'un article donnant la parole à chaque partie concernée, les habitants auront noté que l'état lamentable de saleté et les incivilités ont considérablement augmenté depuis un an et que la municipalité n'a absolument rien fait pour répondre à leurs plaintes et pétitions. Rejeter la faute sur la CCBTA (qui fait nettoyer les rues chaque jour et procède au ramassage quotidien des poubelles) c'est au mieux de l'inconséquence, au pire de l'amateurisme. La ville ne fait rien pour améliorer la vie des riverains de ces rues, qu'elle assume donc son incompétence !

Va-t-on dresser la guillotine sur la place de la mairie de Beaucaire ? En affirmant que les cambrioleurs méritent "moins de considération qu'une bête sauvage" Julien Sanchez établit un rapport douteux entre nos monte-en-l'air beaucairois et l'abattage du lion Cecil au Zimbabwe. Mais l'élégance de la paraphrase ne faisant pas partie de ses talents nous n'afficherons pas de fausse surprise ! Nous imaginons aisément la réaction des parents traités de pleutres et d'irresponsables, qualificatifs venant d'un homme qui n'a pas élevé d'enfant et qui ne connaît rien de la parentalité. Ces gens-là sont toujours les premiers à donner des leçons à ceux qui sacrifient leur vie à leurs enfants... Il n'est pas temps de discuter des méthodes d'éducation des uns et des autres, pas plus des résultats obtenus, non monsieur Sanchez il est temps de descendre dans l'arène et de vous humaniser au contact d'une partie de vos administrés que vous fustigez, blâmez, punissez sans rien en connaître. Ensuite vous parviendrez peut-être à gérer correctement notre ville.

Peter Paul Rubens - La Chasse au tigre

mercredi 5 août 2015

BIG FLOP !!!


Et le show privé de Quentin Mosimann dans les Arènes de Beaucaire qui a fait vibrer les murs du centre ancien jusqu'à 2h00 du matin on en parle ? Pendant ce temps la police municipale passait comme chaque soir vérifier si les commerçants de la rue Nationale respectaient les arrêtés municipaux exigeant leur fermeture à 23h00 pour préserver "la tranquillité des riverains"... 

Mais qui parle de discrimination ? La municipalité ne souhaite que le bien du bon peuple beaucairois et celui-ci doit être conscient de la difficulté qu'il y a à gérer tous ces commerces bruyants qui génèrent ivresse sur la voie publique (ils ne vendent pas d'alcool) rixes et dérapages en tout genre (il doit y avoir un truc spécial dans les kebabs, les sodas et le café) insalubrité publique (c'est vrai çà ! les clients pourraient avaler aussi les emballages provenant des commerces excentrés) et... Non, arrêtons-là vous risquez de déprimer ! Le quart de ces tâches écrasantes qui assomment quotidiennement Julien Sanchez et son équipe justifierait à lui seul qu'ils aient ressenti le besoin de se lâcher sur la piste des Arènes ! Évacuer les tensions est primordial lorsque l'on assume de lourdes responsabilités, et puis avec cette canicule qui nous oppresse imaginez un peu ce que l'on ressent lorsqu'on s'accroche à sa veste et sa cravate désespérément comme aux seuls insignes de sa fonction...

Donc la fine équipe, cette chère Mireille Fougasse en tête (ben oui l'inculture c'est elle) s'est dit qu'un petit concert privé dans les Arènes leur remonterait le moral et ferait plaisir à tous ces jeunes beaucairois dont ils ne savent pas trop quoi faire pendant l'été. Evidemment si les horaires d'ouverture de la piscine étaient plus... Heu... Moins... Bref ! Si les jeunes pouvaient barboter ils ne traîneraient pas dans nos rues à guetter notre maire et ses collaborateurs pour leur nuire. Mais non ce n'est pas de leur faute ils n'ont pas l'habitude de gérer ce type de problèmes. Je parle de l'équipe municipale bien sûr, les jeunes eux ils gèrent ! Dans un éclair de génie ils se sont dit "Tiens ! Si nous plongions dans l'histoire pour y trouver l'inspiration qui nous fait défaut ?" Et là miracle, le choix d'un vélodrome, pardon des Arènes, s'est imposé comme une évidence. Cela avait été un gros succès par le passé en termes de remplissage, pourquoi ne pas récidiver mais cette fois-ci en musique ? Avec un p'tit jeune pas cher de préférence. Hardwell, Dimitri Vega & Like Mike, Armin Van Buren, Martin Garrix, Avicii, David Guetta, Calvin Harris et consorts n'étaient plus libres. C'est vrai çà, avec les fiestas d'Ibiza, Marbella et autres délicieuses destinations estivales ils auraient bien voulu venir à Beaucaire, ils nous ont confié qu'ils en rêvaient ! Quentin Mosimann lui était disponible, se produire dans une ville dont le maire est "de confession Front National" (non cela ne s'invente pas !) ne lui posait pas de problème, le brave garçon aspire si fort à grimper l'échelle semée d'embûches du classement mondial des DJ's qu'il est prêt à faire son show n'importe où. Mais pas n'importe comment ! Concédons-lui un certain talent pour embraser les foules, il mixe plutôt bien et cette soirée s'annonçait des plus profitable à tous points de vue. D'autant qu'il n'est pas trop gourmand : 40000 euros la prestation, dont 10000 pour sa pomme (comment çà c'est cher ?) cela permettait à la ville de fonder sur son bref passage de grands espoirs. L'ennui c'est qu'on ne s'improvise pas organisateur d'événements de ce type, c'est un métier, c'est même un talent. Si vous parvenez à imaginer nos élus dans ce rôle donnez-moi la recette !

Oups ! Ai-je écrit le mot qui fâche ? Entre gens de bonne volonté est-il céans de parler d'argent ? Certes non, mais il va de soi qu'en produire n'a rien de condamnable. Dans ce cas précis notons qu'avec les 300 misérables spectateurs répertoriés  par la police nationale, même en condescendant à augmenter ce chiffre de... Allez ! Soyons bons princes, disons 200 de plus ? Nous sommes très très loin d'un véritable succès. Habitués comme nous le sommes à l'exagération toute méridionale de nos élus (même les petits nouveaux se sont adaptés) dès lors qu'il est question de comptes (nos sous) et de décomptes des personnes présentes nous nous attendions ce matin aux chiffres faramineux de 1000 à 1500 personnes, à une envolée lyrique du type "Arènes noires de monde" ou "Spectacle à guichets fermés" voire même un prometteur "Les beaucairois qui n'ont pas pu entrer se sont massés aux abords des Arènes pour entendre leur idole"... Eh bien non ! Silence radio sur la ville. Le service communication et les réseaux sociaux gérés par notre identitaire maison se sont contentés de balancer une trentaine de photos, mais aucune de la "foule" en transe... Avec un  commentaire bateau "Excellente prestation de @quentinmosimann accompagné de @dimchris et @johnrevox hier soir aux Arènes de #Beaucaire !" En termes de communication cela s'appelle faire profil bas.


Un show privé donc, et très coûteux, qui ne rapporte rien à la ville en termes d'image ou de bénéfices, avec en prime nos élus qui se sont collés à la buvette pour faire le service. Pôvres de nous ! Pour organiser des loupés magistraux nous savons maintenant pouvoir leur faire confiance.


lundi 20 juillet 2015

RACISME, COUSCOUS & CIE


Julien Sanchez, Gilbert Collard, Jean Roucas, Louis Alliot

"Je ne suis pas raciste, je mange du couscous" 

Qui n'a pas entendu un jour cette phrase culte que le raciste ordinaire brandit comme un blanc-seing pour se protéger du regard des autres ? Assortie de l'inévitable "j'ai des amis arabes" dont les variantes les plus répandues sont "j'ai des amis juifs, noirs, homos"... Un peu comme si le raciste avait conscience tout au fond de lui (très au fond !) de l'absurdité de son comportement quotidien. Ici, dans le sud de la France, le racisme s'épanouit sur les trottoirs, s'étale sur les plages et aux terrasses des cafés, se gargarise dans les bistrots, se réjouit dans les fêtes de village et se pavane à la sortie de la messe ! Un comportement naturel inculqué dès la naissance qui grandit avec l'enfant, s'installe confortablement dans la vie de l'adulte et ne le quitte que dans la tombe. Parfois l'un d'eux déraille et se remet en question, les siens ne le reconnaissent plus et le mettent au ban de leur micro société, il devient le vilain petit canard qu'on n'ose plus trop présenter. Infréquentable car doté d'une conscience et d'humanité... Ajoutez lui une conscience politique et un minimum de culture et vous le coupez définitivement de ses racines pourrissantes. En acquérant un esprit critique il s'élève et quitte le nid bruyamment, non sans faire en général de gros dégâts irréparables. Car ce n'est pas impunément qu'on se rebelle contre l'ordre établi, et dans nos belles régions de France le racisme en est l'un des moteurs incontournables.

Une question se pose : les hommes politiques aisément reconnaissables sur cette photo ont dîné au restaurant Mogador du Port à Beaucaire, le jour de l'Aïd-el-Fitr, avant le spectacle de Jean Roucas. Nous n'extrapolerons guère en imaginant qu'ils ont savouré les délicieux couscous et tajines de ce restaurant que les beaucairois connaissent bien, et nous ne doutons pas qu'ils aient apprécié leur dîner. Mais lorsque l'on se réclame d'une idéologie basée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie, que l'on appuie des thèses identitaires et que l'on confie la communication de la municipalité à un ardent défenseur de la Rémigration et du Grand Remplacement,  n'y a-t-il pas là antagonisme latent et hypocrisie flagrante des comportements ? Quand Julien Sanchez nous gratifie pour le 14 juillet d'un discours identitaire sous prétexte de célébration de notre fête nationale il demeure dans la droite ligne de ses déclarations semées ici et là depuis sa prise de fonction. Il s'affirme de fait dans le courant idéologique de Marion Maréchal Le Pen, ce qui n'a rien d'anodin, et au vu des applaudissement nourris et des commentaires des sympathisants présents le racolage populiste fonctionne ! Alors bien sûr notre maire aime le couscous, mais cela l'absout-il de tout le reste ?

Comme de bien entendu la venue de Jean Roucas a attiré un millier de beaucairois sur la place de la mairie, les seniors ont comme d'ordinaire squatté leur siège deux bonnes heures (au moins !) avant le début du spectacle au risque de s'étioler en pleine canicule, les terrasses se sont remplies et comme de coutume les beaucairois ont joyeusement dîné en famille. Une constante des Beaux Quais qui, cette année, a le mérite de les consoler de la pauvreté de ceux-ci ! La moitié des stands ont disparu, l'offre restante est limitée et la promenade du vendredi soir devient peu engageante... Sans poser la question on devine aisément la réponse de notre municipalité Front National : économies ! Julien Sanchez, aidé de son entourage immédiat à la compétence discutable, a compté les sous de notre ville et décidé la mise à mort des Beaux Quais sans prendre la peine d'en avertir la population. Or les beaucairois le savent, cette fois la thèse des forains indésirables ne fonctionne pas, la majorité des stands que tous connaissent bien présentant de l'artisanat local ou étranger sans rapport avec ce "souk à 1 euro" qui déplaît tant à notre maire. De là notre incompréhension et notre surprise ! Nous espérions un relooking des vendredis soirs devenus quelque peu lassants, nous ne nous attendions pas à cette lente agonie estivale... Finalement nous serions presque reconnaissants à la mairie d'avoir mobilisé une certaine partie de la population beaucairoise pour lui offrir une resucée insipide du Jean Roucas d'autrefois assortie pour la forme de sketches dont on ne gardera en mémoire que la nullité persistante. 

Jean Roucas

Tout y est passé : racisme, jeunes de banlieue, rappeurs, télé réalité, nostalgie des pubs d'autrefois, déboires de santé des seniors, confessions douteuses des people, personnages politiques ciblés, homophobie... Et pour finir un mot de ses admirateurs (?) que l'on retiendra : "Quand on voit tous les cons qui passent à la télé on ne comprend pas pourquoi ils ne vous reprennent pas !" On se le demande aussi...

Au sortir de cette pénible soirée on se demande quel est le coût d'un Jean Roucas qui n'amuse plus personne et on se dit que ma foi Beaucaire mérite tout de même mieux ! C'est faire peu de cas de la culture des beaucairois que de leur proposer toujours le dessous du panier... Bien évidemment la mairie se gargarise de sa prétendue réussite et en rajoute une couche en citant 2000 spectateurs ! Nous savions depuis la venue de Marine Le Pen à Beaucaire pour la manifestation/meeting du 11 janvier que la mairie avait des problèmes avec le comptage de ses administrés et/ou sympathisants (l'un n'allant pas forcément avec l'autre) en dénombrant 5000 personnes là où la Police Nationale en comptait un peu plus de 1000 ! Sachant que pour les spectacles du vendredi les beaucairois sont assis devant la scène, que d'autres dînent ou prennent une consommation en terrasse, en y ajoutant ceux qui étaient debout à proximité de la scène on peut affirmer qu'il y avait environ 1000 spectateurs. Ce qui fait moins de spectateurs que pour Miss Beaucaire qui, par contre, était une vraie réussite. 

De l'overdose de revues cabaret dont nous abreuve la programmation de ces estivales on ne retiendra cette fois que la très belle interprétation de Carmen par une chanteuse talentueuse dont malheureusement le présentateur n'a pas cité le nom. Mauvaise organisation ou amateurisme ? On penche pour les deux.

Pour finir nous avouerons demeurer dans l'expectative. Pas vraiment en attente de la prochaine incartade de l'équipe municipale, mais pas non plus en vacances. Est-ce dû à la chaleur excessive de ce mois de juillet ou à une forme de lassitude ? Sans doute une peu des deux. Garder les yeux ouverts est difficile lorsque la municipalité se charge d'alimenter les méditations de nos nuits blanches ! A défaut de nous rassurer, au moins tout cela a-t-il le mérite de nous divertir... Et de nous inspirer pour faire vivre ce blog.


samedi 30 mai 2015

VIEILLES GLOIRES, TRADITIONS ET NAPHTALINE !


Nous l'attendions avec impatience, nous l'avons eu ce matin ! Le programme des Estivales 2015 de Beaucaire version Front National colle à nos prédictions : l'été sera provençal et ringard ou ne sera pas ! Nous allons baigner dans les traditions, et cerise sur le gâteau des festivités nous aurons un défilé sur le thème de la Coupo Santo. Les non initiés auront ainsi appris de la bouche de Mireille Fougasse,  l'histoire de cette coupe d'argent remise par la Catalogne à la Provence en remerciement de l'accueil fait à Victor Balaguer, poète catalan exilé dans notre belle région pour raisons politiques. Notre adjointe à la culture et aux festivités, dont nous avons à maintes reprises signalé l'incompétence et la versatilité politique, nous a gratifié d'un récit hésitant et mal construit que nous mettrons sur le compte du trac pour ne pas alourdir sa besace. Nous noterons au passage qu'elle n'est pas la seule à ne pas savoir s'exprimer en public, nos élus frontistes beaucairois font très souvent preuve de maladresse, de difficultés d'élocutions et de lecture, et d'une raideur peu engageante. Hormis Julien Sanchez dont l'élocution et l'aisance maîtrisées captivent à chaque fois les auditeurs !

Si le déroulement habituel des Estivales demeure inchangé, le moins que l'on puisse dire est que la qualité n'est pas au rendez-vous ! Julien Sanchez nous avait promis pendant sa campagne d'améliorer la programmation, en fait il ne fait qu'un copié collé des années précédentes. Ainsi nous n'aurons d'autre alternative que celle de nous farcir de vieilles gloires à peine dépoussiérées pour les Beaux Quais et le Salon Taurin. A commencer par l'humoriste de triste renommée Jean Roucas qui ne cache pas son adhésion aux thèses identitaires et dont le spectacle ne manquera de nous donner la nausée...

Pour le reste jugez un peu :
  • Ouverture des Beaux Quais avec l'élection de Miss Beaucaire
  • Sébastien Lorca, issu de la comédie musicale "Les Mille et Une Vies d'Ali Baba" dont on se souvient qu'elle fût en 2000 un flop magistral au contraire de ses contemporaines "Les Dix Commandements" et "Roméo et Juliette"
  • Un Tribute to Michaël Jackson dont on ne sait pas qui s'en chargera (rien n'est précisé)
  • Olympe, révélation The Voice 2013 plébiscité par les ados 
  • François Valéry, les Forbans et Francky Vincent au Salon Taurin avec en conclusion l'Orchestre marseillais Almeras Music Live dont les prestations et la notoriété sont aussi discutables que très confidentielles
Mais bien évidemment en ces temps d'économies de bouts de chandelle que nous fait vivre la nouvelle municipalité on ne peut s'attendre à mieux ! Il est vrai qu'avec Mireille Fougasse aux commandes de la programmation la modernité ne saurait être au rendez-vous, reconnaissons à Julien Sanchez qu'au moins il fait l'effort méritoire de rajeunir un peu tout cela. Malheureusement son obsession d'un retour aux traditions provençales ne contribue pas vraiment à ancrer Beaucaire dans le 21ème siècle et c'est fort regrettable. 

Bonnes nouvelles cependant dans tout ce fatras : une soirée Rock avec le Nicky Stone Group qui s'annonce plutôt sympathique, Quentin Mosimann dans les Arènes, les fêtes de la Base Nautique et bien entendu les désormais réputées Rencontres Équestres. Lesquelles rehausseront indiscutablement le niveau de ce cru 2015 des Estivales qui sont majoritairement à l'image de la couverture du magazine qui les présente, tape à l’œil et à côté de la plaque. Si vous découvrez des champs de lavande autour de Beaucaire surtout notez bien l'emplacement et prévenez-nous !

mardi 26 mai 2015

SAUVEZ BEAUCAIRE !




En réponse à un article de l'Humanité qui tacle avec virulence l'édition 2015 de la Foire de l'Ascension, rejoignant dans son analyse le constat indigné de très nombreux beaucairois, Julien Sanchez publie un communiqué sur Twitter. Nous avions eu droit sur Facebook au traditionnel reportage photographique de la mairie mettant l'accent sur les cochonnailles et la "foule" de visiteurs, le tout assorti d'un bref communiqué de 82 mots. Oui je les ai comptés, de temps à autre cela me prend comme çà et je m'amuse avec des détails idiots ! Pas si idiots que cela d'ailleurs à bien y regarder...

J'ai cherché en vain sur le site de la mairie la nouvelle mouture du communiqué, non daté et non signé, partagé par notre maire sur Twitter. Je ne l'ai pas trouvée. D'ailleurs il est à noter que ledit site fait figure de baraque abandonnée depuis sa soi-disant refonte par notre identitaire maison aux multiples identités, Damien Lefèvre/Rieu himself ! Il semble que ses compétences en matière de communication soient finalement assez limitées, tout du moins lorsqu'il s'agit de prendre en main et de toiletter le site officiel de la ville.

Mais revenons à nos moutons... Pardon, à nos cochons ! Au premier coup d’œil le texte semble banal, mais il est bien loin de l'être. Nous avions déjà noté des perles islamophobes et ouvertement discriminatoires au fil des articles du Beaucaire Magazine dont le fil conducteur est un éclatant "je m'aime, je m'aime, je suis partout, je fais tout, je suis l'avenir, je vous protège malgré vous, je vous sauverais". Magazine qui pourrait aisément s'intituler "Retour vers le Passé" ou "Un Taxi pour Beaucaire" si nos élus étaient dotés d'un minimum d'humour. Mais c'est un ingrédient incompatible avec la naphtaline et qui n'est pas livré avec les traditions dans lesquelles ils aiment tant barboter. Et puis franchement ce ne serait pas sympa pour McFly et Audiard... Bref ! Considérant que chaque municipalité est d'office dotée d'un ego surdimensionné nous nous disions que ma foi c'était à lire au troisième, voire au dixième degré. Bien sûr nous épluchions chaque numéro avec attention et pointions les dérives, les poncifs, les mensonges et les aberrations semées dans les pages glacées, notant que tous les deux mois tout ce verbiage montait d'un cran.

Cette fois-ci le communiqué émis par le cabinet de Julien Sanchez est clairement le support d'un message identitaire à peine dissimulé au gré des lignes. Un mot par-ci, une phrase par là, voire tout un paragraphe pour semer les germes de la peur, de la haine et du rejet de l'autre, mine de rien. L'évolution est nette, indiscutable, et présage d'un durcissement des décisions à venir.  Il annonce la couleur, Beaucaire a pris un tournant irrévocable. Et si vous ne comprenez pas le scénario laissez-moi vous éclairer sur ce qui vous attend désormais :

  • La ville vivra au rythme des traditions et sera fermée à la culture contemporaine 
  • La mairie piétinera la laïcité et la liberté d'expression
  • La mairie stigmatisera les associations qui œuvrent pour le vivre ensemble
  • La mairie refusera toute communication avec les médias qui n'approuvent pas sa politique
  • Le beaucairois fréquentable sera chrétien ou ne sera pas
  • Les autres habitants devront faire profil bas sous peine de poursuites et de tracasseries administratives 
  • La délation sera remise au goût du jour, elle sera même encouragée et récompensée 
  • Le personnel municipal sera déplacé au gré du bon vouloir de la mairie et non des compétences
  • Le personnel municipal sera surveillé et menacé de représailles s'il déroge à la politique de la mairie
  • Les enfants d'origine étrangère seront listés et classifiés en fonction de leurs prénoms 
  • Les enfants seront privés de cantine si leurs parents ne paient pas à l'avance les tickets repas
  • Les primo arrivants seront regroupés dans des classes ghettos dès la maternelle
  • Le regroupement familial sera systématiquement refusé aux étrangers

Et si les beaucairois ne sont pas contents de ce programme, ma foi... Comme l'a dit Julien Sanchez avec arrogance "Beaucaire tu l'aimes ou tu la quittes, je ne retiens personne." Cela ferait un bon film, qu'en pensez-vous ? Imaginez : "Sauvez Beaucaire !" une réalisation de Julien Sanchez coproduite par le Front National, Bloc Identitaire et Génération Identitaire avec l'aimable participation des beaucairois. Dommage ! Nous n'avons pas de cinéma et la mairie a supprimé les cars qui nous amenaient à celui de Tarascon.

Pas si drôle que cela en a l'air vu du petit bout de ma lorgnette ! Ce qui nous attend pendant les cinq ans à venir nous sommes plusieurs à l'avoir prédit et nous le voyons s'installer chaque jour un peu plus confortablement. Le repli identitaire incognito version mairie de Beaucaire. Décomplexé. Ouvertement assumé. Notre ville s'est mise dans de beaux draps, et pour ceux qui en douteraient encore rien ne sert de se voiler la face. D'autant qu'à Beaucaire c'est plutôt mal vu ces temps-ci... Pour ceux qui ne se sentent pas vraiment concernés sachez que plonger la tête dans un bénitier ne vous aidera pas non plus. Pardonnez cette image, c'est la seule qui vienne à ma plume ! Mais soyez conscients que l'impunité dont s'imaginent jouir les élus du Front National n'est que temporaire, tout a une fin. Le jour où ils ne joueront plus, vous ne pourrez plus jouer non plus. Ce jour-là il faudra assumer vos choix.



vendredi 15 mai 2015

FOIRER LA FOIRE ? CHECK !


De mémoire de beaucairois on n'avait jamais vu cela ! Imaginez une belle journée de mai, les restaurants du canal agrandissent comme de coutume leurs terrasses et installent les bars extérieurs pour ces apéros festifs dont la ville a le secret, les paëllas mijotent, la ville bruisse de sons inhabituels et les dj's se renvoient la balle à coups de musiques qui vous mettent irrésistiblement le rythme en jambes. Il fait chaud, il fait même lourd, chacun se souvient des pluies qui ont gâché d'autres foires par le passé alors on s'empresse de se pomponner, on sort de chez soi pour aller "foirer" comme ils disent ici... Arrivé sur le canal c'est la surprise ! Du restaurant Vintage à la banquette c'est vide, aucun stand ne vient animer le bas du pont et les barrières sont en place au niveau de la rue Legendre. Un peu étonné on remonte le canal qui fait la part belle aux produits du terroir et à l'artisanat, ma foi on n'a rien contre alors on jette un oeil en se demandant comment diable les jambons et saucissons d'Auvergne, les fromages de Savoie et les crêpes de Bretagne sont liés au terroir de notre région ! On goûte ici et là, oui tout cela est délicieux et ouvre l'appétit, mais tout cela est surtout trop cher pour notre bourse beaucairoise. On craque quand même sur le magnifique stand d'olives, tapenades, dents d'ail et autres spécialités méditerranéennes, on croque dans de la papaye séchée et on reconnaît que là vraiment c'est un délice gustatif autant que visuel. Malgré notre envie cela effraie également notre bourse beaucairoise... Alors on continue en jetant un œil aux savons de Marseille colorés et parfumés, on ne s'attarde pas devant les habituels bijoux et bibelots sans grande originalité ni devant les nappes provençales, on a une petite envie de miel doré mais le prix encore une fois ne plaît pas à notre bourse beaucairoise, et bien sûr on est content de voir la bière de Beaucaire en bonne place. Un peu plus loin on s'avise que le cours Gambetta est vide, cela nous fait un choc et pour se consoler on craque pour une glace artisanale du stand Chao Benji, une tuerie ! Un concept à base de fruits frais sur une base yaourt ou vanille, préparé à la main en quelques minutes, qui commence à se faire une jolie réputation entièrement méritée.


Devant la terrasse du Gambetta Kfé en effervescence se pressent des enfants, là on découvre la mini ferme installée par Momo Bougrini, une chèvre et ses deux chevreaux voisinent avec deux porcelets apeurés... Humour et tradition, un clin d’œil que chaque beaucairois appréciera à se façon, l'une de ces idées dont Momo a le secret et qui, une fois de plus, remporte un franc succès. On ne s'arrête pas pour se désaltérer, pas tout de suite, la foire est longue et on n'en a fait que le quart, du moins c'est ce que l'on croit ! S'ensuivent quelques stands de fringues et de babioles, de maquillage bas de gamme qu'on imagine aisément liquéfié par la chaleur, on cherche en vain les habituels forains chez qui l'on trouve tous ces petits trucs qu'on aime bien : henné, ghassoul, eau de rose du Maroc, khôl, savon noir, huile d'argan, huiles essentielles, bougies, pierres, encens... Oualou ! Rien ! Que dalle ! Bon là autant vous l'avouer on a envie de pleurer. Mais on se secoue, on sait qu'on a encore du chemin à parcourir alors on attaque les Fontêtes avec le coeur plein d'espoir. Là aussi cela a changé. Bien sûr on trouve toujours quelques stands de fringues, mais elles n'ont rien d'abordable et notre bourse beaucairoise manque se pâmer devant les prix affichés ! C'est dit on n'achètera rien à nos enfants cette année, dommage... Heureusement qu'on retrouve nos churros sans lesquels une foire ne serait pas une foire, mais ils manquent nous rester en travers de la gorge lorsque nous arrivons en haut et qu'ont voit ce pauvre Goya trôner dans un vide sidéral ! Lui qui adorait jeter un œil sur les stands qui s'étendaient à droite vers le château et à gauche jusqu'à Total il n'y comprend plus rien. Ne riez pas, il nous l'a dit. Pour un peu le désespoir nous le ferait mourir une seconde fois... Le cœur chagrin on redescend vers les jeux, bon ils sont toujours là et les enfants sont heureux, au moins cela n'a pas changé et le spectacle nous réconforte un peu. On envoie un texto à Goya pour le rassurer, on ne voudrait pas qu'il nous fasse une dépression.

En regardant nos montres on remarque que faire la Foire aller retour ne nous pris qu'une heure alors que les années précédentes il nous en fallait trois ! Et cela en nous arrêtant pour saluer quelques amis, en nous attardant à certains stands et en prenant le temps de photographier ici et là. Avec effarement on s'aperçoit que cette année personne ne nous a bousculé, que nous avons marché d'un pas tranquille et régulier sans piétiner et sans être coincé dans la foule. Et pour cause, foule il n'y avait pas. Certes les Fontêtes attiraient un peu de monde, mais on était très très loin de la foule compacte et joyeuse des années précédentes ! Nous remarquons également que les terrasses supplémentaires des restaurants du canal d'ordinaire prises d'assaut sont désespérément vides. Cela on ne l'avait encore jamais vu. Une chose est sûre, à Beaucaire on ne boude pas la table les jours de fête alors on n'y comprend rien ! Renseignements pris ici et là on apprend que les commerçants beaucairois du canal n'ont pas fait un bon chiffre d'affaires, pas plus que les forains dont les produits artisanaux ne correspondaient pas à ce que les habitants recherchaient. La qualité était là, c'est indéniable, mais elle aurait pu être un plus et non un moins. Mais cela Julien Sanchez ne l'a pas voulu et ne s'est pas soucié de satisfaire l'ensemble de ses administrés. Lesquels sont fort mécontents, hormis une poignée d'irréductibles mal embouchés passéistes férus de traditions "bien de chez nous" qui étalent sur les réseaux sociaux leurs remerciements à notre maire dans un lèche-bottes blues proprement indigeste ! Nous imaginons aisément que Julien Sanchez ne se tient plus de joie et lisse son plumage tel un corbeau qui vient d'avaler sa proie. 

Nous on est déçu. On nous avait promis des produits raffinés, on a eu beau chercher on n'a rien vu de tel... Et on n'a pas trouvé nos Louboutin. Pourtant c'est français. Et notre bourse beaucairoise aurait explosé de bonheur.